dimanche 27 janvier 2013

Brahms par les Berliner 1/8


2 Comms'
Salle Pleyel - samedi 20 octobre 2012, 20h
Musiciens du Philharmonique de Berlin (à quelques exceptions près) : Guy Braunstein, Christoph Streuli (violon), Yulia Deyneka, Ulrich Knoerzer (alto), Olaf Maninger, Ludwig Quandt (violoncelle), Sunwook Kim (piano)
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Brahms : Sonate pour piano et violoncelle n°2 op.99, Trio pour piano et cordes n°1 op. 8, Sextuor à cordes n°1 op. 18
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Pour moi, ce concert n'a été qu'une gigantesque succession de "hiii" tour à tour hystériques, enthousiastes et émus.

Le premier "hiii" a eu lieu vers 19h45, à l'entrée de la salle Pleyel. Qui vois-je, adossé à une des portes d'entrée ? Guy Braunstein, le violon solo du Philharmonique de Berlin, savourant paisiblement une dernière cigarette. Hiii. Hurlé-je intérieurement, passant à quelques centimètres du Violon Solo Du Philharmonique de Berlin pour entrer salle Pleyel. Quelques mètres plus loin, je maudis ma timidité et rebrousse aussitôt chemin, histoire de sauter au cou du Fabuleux et Génial Violon Solo du Philharmonique de Berlin.

Qui, obligeamment me signe un autographe (hiii), m'assure gentiment que non, non, non, je ne le dérange pas, et que non, il n'a pas besoin de réfléchir à des choses très importantes pour se concentrer, allons bon. Ou quelque chose de ce goût-là, je ne me rappelle plus très bien, j'étais trop occupée à réprimer les 'hiii' qui ne demandaient qu'à jaillir de mes poumons.

Le deuxième "hiii", un petit quart d'heure plus tard, c'était pour saluer l'entrée sur scène de Ludwig Quandt, le violoncelle solo (celui qui tourne la page au début de la vidéo) qui inaugure la série de concerts avec la sonate pour violoncelle. A la jubilation de l'écouter en chair et en os se superpose le plaisir de découvrir un musicien tout simplement exceptionnel, au jeu sobre et discret, en surface, mais redoutablement fin et réfléchi.

Le troisième "hiii", c'était tout le long du Sextuor, où, du haut de mon perchoir au second balcon, presqu'au dessus de la scène, je dévore les musiciens des yeux et des oreilles, sans pouvoir former le moindre début d'explication à l'inexplicable liaison télépathique qui joint ces musiciens. Comment expliquer une telle cohésion, une telle complicité ? Comment et pourquoi chaque note jouée par chacun des musiciens parait on ne peut plus évidente, à sa place. Servie par de tels musiciens, qui allient une technique de niveau olympique à une intelligence musicale hors normes, le résultat est à la fois magnifique et irrésistiblement émouvant.

2 Comms':

{ Gamacé } at: 28 janvier 2013 à 02:31 a dit…

Oh mince je regrette presque de n'être pas venue et d'avoir choisi d'aller à tout prix voir la très belle expo sur la carte marine, imprudemment, le dernier jour ! (piétinage et faufilage furent mes amis). Mais c'est un cycle non ??

{ Klari } at: 28 janvier 2013 à 02:50 a dit…

C'est un cycle, en effet, et n'oublie pas les petits bouts dans les coins, en particulier les excursions Brahms/Debussy et Bach à la Cité début mars !

(Braunstein qui me joue une quasi intégrale des concertos de Bach, je frétille d'avance ! Avec Ramón Ortega Quero (hautbois) en plus, ohlala, ohlala (enfin, j'espère))

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