lundi 6 août 2012

Rott. Rott. Rott.


16 Comms'
A H., qui, depuis octobre dernier, me salue chaque semaine d'un guilleret "Alors, ça vient, la chroniquette de la Symphonie de Rott ?".

Certes, elle vient tardivement, cette chroniquette. Mais il m'aura fallu du temps pour savoir quoi en penser, de cette improbable symphonie d'une heure de long que nous faisait découvrir l'Orchestre de Paris. Crier au génie ou à l'imposture ? Allez savoir.

L’œuvre souffre des mêmes défauts qu'on pourrait trouver chez un ado plutôt futé, mais qui après deux-trois bonnes notes en cours de français, se serait aventuré avec l'optimisme béat de la jeunesse dans la rédaction de son Grand Œuvre. La Recherche du Temps Perdu, en comparaison ? Insipide pipi de kangourou, se serait-il vanté.
Sans surprises, cette maxi-symphonie s'avère confuse, bordélique, long-long-long-longue, bruyante, outrageusement exaltée, souvent absurde. Mais aussi étrangement attendrissante, bourrée de bonnes idées qu'il a entassées sans queue-ni-tête. Les transitions, jeune homme, les transitions.

Parfois, quand je la ré-écoute (j'ai acheté par la suite un enregistrement, humhum), je jurerais que Rott a préfiguré a lui tout seul l'intégralité de la musique de cinéma et/ou de télévision du XXè siècle. Ou qu'il a regardé trop de séries télévisées. Quel serait l'équivalent au XIXè siècle ? Avoir écouté trop de Wagner ?

Car on perçoit dans cette symphonie :
  • un basson-Godzilla, dont les pon-pon-pon esseulés, pesants, un peu trop espacés pour être réellement sinistres, annoncent tous les monstres visqueux, à écailles, à plumes, qui attaqueront sauvagement d'innocentes jeunes femmes et/ou de sages bourgades au siècle suivant.
  • un scherzo vif et frais à la 'Petite Maison dans la Prairie', où après avoir joyeusement gambadé avec les cordes, les soeurs Ingalls s'en vont nourrir la volaille, qui les remercie d'un Ouik-Ouik de violons et de bois plein de gratitude. 
  • un mini-choral de cor du troisième type, était-il écrit juste et joué faux, ou écrit faux et joué juste, l'histoire ne le dit pas. Mais il ne pouvait provenir que d'un univers très très très lointain, c'est certain.
  • un final grandiloquent et boursouflé entre purge et exercice imposé de méditation ( Humm. Terrence Malick dans un mauvais jour ?). Rott aime manifestement les points culminants, majestueux et sonores. En demandant aux cordes de piailler de plus en plus fort, aux vents et aux cuivres de mugir avec conviction, ledit point culminant est atteint en six ou sept minutes, il faut durer encore vingt minutes. Que faire ? On continue de culminer avec enthousiasme, pardi. En voilà une belle occasion de tester l'endurance des musiciens, en particulier du trianguliste qui n'arrêtera de tintinnabuler que pour envoyer un vigoureux coup de cymbale dans les oreilles harassées de ses collègues et du public. 
  • Parlons-en, du triangle. Hans Rott avait du avoir l'intuition de ces films et séries : Triangle, Triangle, The Triangle, Triangle et The X-Files Triangle comme l'atteste l'ampleur de la partie de triangle. Ou annonçait--il déjà Triangle Fatal 1, 2, 3 et 4 ? Quoi qu'il en soit, Hans Rott offre au trianguliste la plus belle occasion de sa carrière de briller, que ce soit en soliste, en virtuose concertant, ou en sonate  - dans une configuration extrêmement moderne : (contre?)basson + triangle). Faisant son entrée à 2'05, le trianguliste carillonne quasiment sans interruption pendant l'heure que dure la symphonie. Magnifiques soli qui marquent durablement les esprits et les oreilles. Quelques minutes après avoir quitté la salle Pleyel, mes oreilles résonneront encore de discrets drelin-drelins fantômes.

Symphonie "euh... incroyable, elle vaut le déplacement", comme disait alors le cor solo de l'orchestre, interviewé à la radio. Quel dommage, si Rott avait prêté un peu plus attention aux reproches de Brahms et retravaillé sa copie, au lieu de l'accuser de terrorisme ferroviaire, on aurait écouté une symphonie incroyable, sans le moindre "euh" dubitatif.
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Ils ont été plus rapides : la Souris, Palpatine, JoeLePlombier, David Le Marrec, Andante con Anima, Laurent, Mes Bouquins Refermés,
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C'était où et quand ? Mercredi et jeudi 12/13 octobre 2011, 20h, Orchestre de Paris, Paavo Järvi (direction).
Eduard Tubin, Symphonie n° 11 // Tchaïkovsky, Concerto pour violon // Hans Rott, Symphonie n°1.

16 Comms':

{ lutins rapides } at: 6 août 2012 à 01:30 a dit…

Klari, sois maudie. :)

Franchement, c'est l'impression que j'ai eue lorsque j'ai découvert (puis réécouté à des années de distance) l'oeuvre, mais en fin de compte, la beauté de la construction, ce creuset que tu décris à l'envers (par ceux qui lui ressembleront par la suite), c'est assez fascinant.

Il a effectivement digéré Wagner, qu'il transpose à l'orchestre, ni tout à fait Bruckner (qu'on entend pas mal au I et II), ni tout à fait Mahler (qui lui a "emprunté" le thème du III)... Et puis ce final tout droit inspiré de celui de la Première de Brahms, cette immense variation pachydermique et totalement jubilatoire... !

Ok, on pourrait se passer d'un quart d'heure de triangle ininterrompu (il faut combien d'heures de muscu du poignet par jour, pour ne pas s'effondrer au delà de la 700e seconde de trémolo régulier ?). Mais malgré ses coutures, je suis définitivement passé dans le clan des snobs enthousiastes qui voient en Rott un génie fauché.

Sinon, dans le genre, il faut écouter la Natursymphonie de Hausegger, c'est super aussi, et on entend même l'esquisse du thème du Jedi victorieux au troisième mouvement. :)

Jules Biron at: 6 août 2012 à 11:42 a dit…

Les thèmes grandiloquents de trompette provoquent chez moi un rire immédiat. C'est kitch-à-mort et je crois que c'est pour ça que j'aime bien. :-)

{ Klari } at: 7 août 2012 à 00:01 a dit…

Oui, il a peur de rien, le Rotti. Un soupçon de second degré, et ce serait de la musique tarentinienne. Série B et références à gogo, bingo !

@Jules : oui, je dois à @Grignotages mon plus beau fou-rire de concert. A deux mètres du pied gauche de l'alto solo, je ne faisais pas la maline ;-)

@David : "génie fauché". Hum, élève plein de potentiel, à faire mûrir un peu. Beaucoup.
En plus, je le soupçonne de manquer un peu d'auto-dérision. C'est ce qu'il manque pour que cette symphonie marche. Imagine des solos de trompette encore plus grandiloquents ! Des couic-couic dans le scherzo encore plus malicieux !

(pachydermique, mais oui, c'est le mot que je cherchais)

{ Elephanteau d'Asie (petites oreilles compatibles tutti) } at: 9 août 2012 à 03:52 a dit…

Ah, vous voulez vous faire un Rott, c'est ça ?

Parce que Wagner en a, de l'autodérision ? La seule fois où il a essayé (les Meistersinger), ils nous a démontré qu'il était un Albatros désigné par la Divinité, tandis que les petits-maîtres besogneux étaient réduits à l'envier en le voyant remporter tous les succès.
En gros, son humour se résumait à caricaturer ses adversaires et à essentialiser son génie. Trop drôle.

J'aime bien la musique qui ne se prend pas au sérieux (en tout cas, c'est ce que j'entends chez Boismortier, Mendelssohn ou Dubois), mais il y a aussi de la musique très sérieuse, vitale pour son auteur ou presque prétentieuse, qui est de premier plan (Beethoven, Brahms, Bruckner, Debussy...). Même l'autodérision de Mahler, elle se discute, par ce que c'est du grotesque qui met en valeur le tragique général.

Mais je ne suis pas (je ne suis plus) d'accord avec ces mots durs sur Rott. C'est admirablement bâti, et arriver si tôt à faire une synthèse si parfaite (et même à inventer Mahler avant l'heure, au III et au début du IV), c'était très prometteur.

Pour ce qui est de mal dégrossi, écoute Das Klagende Lied de Mahler (dans le genre choucroute de jeunesse prétentieuse, personne ne s'en approche), et imagine ensuite ce que ça peut produire avec Rott, si tu l'oses.

Beaucoup de compositeurs majeurs de cette époque ont fait leurs classes avec des oeuvres académiques (Debussy...) ou hypertrophiées (Schönberg !).


Bref, je voulais prendre la défense des cas Rott et Cui.

{ Joël } at: 9 août 2012 à 09:58 a dit…

Quelle surprise ! Je ne l'attendais plus depuis un moment, cette chroniquette. Contrairement à H., cela devait faire plus de six mois que j'avais arrêté de te harceler à ce propos...

{ Klari } at: 11 août 2012 à 01:15 a dit…

Mais je ne suis pas (je ne suis plus) d'accord avec ces mots durs sur Rott.
Attention ! Je pourrais proférer des insanités sur la symphonie, mais pas sur le personnage. Par ailleurs, je pense que tu as trouvé le mot juste avec "prometteur". C'est prometteur, mais aussi un peu déboussolant voire absurde par moment.

Mais je crois être - même si je t'ai donné une impression différente - plus attendrie, amusée, que méprisante.

Bref, je voulais prendre la défense des cas Rott et Cui.
Fonce !

il y a aussi de la musique très sérieuse, vitale pour son auteur ou presque prétentieuse, qui est de premier plan (Beethoven,
hou, là, là, comme je proteste. moi, j'en entends par palanquée, de l'auto-dérision chez Beethoven.

Pas avec tous les chefs, ni sur tous les enregistrements. Mais Kleiber dans le début de la 4è, quelle malice, quelle humour (il y a une vidéo réjouissante qui traîne sur youtube, à ce propos), et bien évidemment (cela faisait si longtemps que je n'en avais pas parlé sur le blog, mon Niko Harnoncourt adoré !)


(après, j'ose imaginer que l'humour est une chose éminemment subjective, dont une partie non-négligeable se trouve dans l'oreille de l'auditeur).

{ Klari } at: 11 août 2012 à 01:16 a dit…

@Joël : il devrait y avoir encore une trentaine de paléochroniquettes... pfiou !

{ Klari } at: 11 août 2012 à 01:26 a dit…

Ah la voici !

(première fois que j'ai éclaté de rire en écoutant du LvB sur youtube)

(par ailleurs, les petits mouvements de bas en haut du moeud pap' du hautboïste sont adorables)

{ DavidLeMarrec } at: 12 août 2012 à 16:34 a dit…

mais pas sur le personnage.
Je ne parle bien sûr que du compositeur, pas de l'homme qui ne m'a jamais été présenté. :)

plus attendrie, amusée, que méprisante.
Tout à fait, néanmoins si on te disait que les symphonies de Beethoven (toutes proportions gardées, hein) sont un truc "prometteur", tu trouverais ça un peu réducteur, je suppose. :)

J'ai tellement lu (et même pensé) cela sur Rott, que j'insistais seulement sur le fait qu'il mérite la réécoute au même titre que Bruckner et Mahler, et qu'on peut alors y trouver bien plus de plaisir - sauf au triangle, ça c'est ridicule et je n'y puis rien.

"Bref, je voulais prendre la défense des cas Rott et Cui."
Fonce !

Non, c'était juste un jeu de mots bidon.

hou, là, là, comme je proteste. moi, j'en entends par palanquée, de l'auto-dérision chez Beethoven.
Ah tiens, où cela ? Même quand il essaie de faire de l'humour à l'opéra, ça prend une tournure exaltée et sublime... ce type ne parvient pas à ne pas être transcendant. (Sauf dans le trio pour hautbois et cor anglais, mais c'est juste mauvais, ce qui règle la question.)

Pas avec tous les chefs, ni sur tous les enregistrements. Mais Kleiber dans le début de la 4è, quelle malice, quelle humour (il y a une vidéo réjouissante qui traîne sur youtube, à ce propos), et bien évidemment (cela faisait si longtemps que je n'en avais pas parlé sur le blog, mon Niko Harnoncourt adoré !)
Oui, on peut jouer avec les motifs présents, surtout avec les ruptures de la Quatrième, mais est-ce que c'est Beethoven qui est amusant, ou l'interprète qui se sert d'un matériau beaucoup moins orienté et qui autorise toutes sortes de choix ? Je vote pour la seconde solution.

(première fois que j'ai éclaté de rire en écoutant du LvB sur youtube)
Tu veux que je te dise ? Tu es une bonne nature. :)

Mais ce ne sont pas plutôt les mines des musiciens qui sont amusantes ? Parce que primesautier, le Beethoven, je veux bien, mais drôle, je dois être trop sinistre :(

Sinon, pardon d'être sérieux, mais je découvre cette version de la symphonie de Beethoven qui m'enthousiasme le moins, par Kleiber que j'aime beaucoup mais sans excès... et je suis stupéfié par le naturel et l'allant du résultat dans une symphonie aussi fragmentée. Merci Klari !

{ Djac Baweur } at: 13 août 2012 à 23:03 a dit…

Si la 8e (surtout le 4e mvt) de LvB n'est pas humoristique, que le grand cric me croque…

{ le cuistre d'à-côté } at: 14 août 2012 à 03:28 a dit…

J'en serais déjà bien plus d'accord que pour la Quatrième, trop véhémente pour cela.

Néanmoins... ce IV de la 8, il est assurément ludique, mais est-il pour autant humoristique ? Pardon, hein, ce n'est pas pour faire le pédant de garde, je ne sens pas ce mouvement comme ça.

{ Klari } at: 15 août 2012 à 23:45 a dit…

Tout à fait, néanmoins si on te disait que les symphonies de Beethoven (toutes proportions gardées, hein) sont un truc "prometteur", tu trouverais ça un peu réducteur, je suppose. :)
En effet.
Mais s'il n'en avait écrit qu'une, que ledite première ait été peu enregistrée (genre, si Harnoncourt ne s'était pas penché sur son cas) et que je le l'avais entendue que deux fois, et qu'elle ait été un brin boursouflée, et que LvB y ait abusé d u triangle, alors, pourquoi pas, oui, on pourrait dire que le Lvb était prometteur. :-)

Maintenant, malgré toute mon affection (amusée) pour la Big Triangle de Rott, de là à insinuer la comparer avec les symphonies de Beethoven ?!? Tu dis ça pour me taquiner, je le parierais.

Je vote pour la seconde solution
je vote pour la première, tout en admettant très volontiers que je suis bien d'accord avec toi quand tu écris qu'il s'agit d'un matériau qui autorise tout plein de choix
(et pas qu'des bons, mon brave Germain)

Sinon, pardon d'être sérieux, mais je découvre cette version de la symphonie de Beethoven qui m'enthousiasme le moins, par Kleiber que j'aime beaucoup mais sans excès... et je suis stupéfié par le naturel et l'allant
et oui, hein, c'est enthousiasmant ?
Je t'avoue que c'est une vidéo qui me fait comprendre - un peu - l'exaltation des grands kleiberophiles (j'en ai quelques uns dans mon entourage. ils sont exaltés).
Cette vidéo, je l'ai vu passer sur twitter, un jour, je ne sais plus par qui, ni quand. Tu vois,twitter est parfois de bon conseil)

@ le cuistre et l'escogriffe : ludique ou humoristique ? Trop fin pour moi. D'une part, je ne connais quasiment pas la 8è (honte sur moi, d'accord, d'accord), par ailleurs, je classe ce que j'entends en :
-musique-qui-fait-rire,
-musique-qui-ne-fait-pas-rire,
-musique-qui-fait-pleurer,
-musique-qui-fait-ch**r (oui, il y en a),
et j'avais classé la 4è - en particulier le 1 er mouvement et sa farandole-surprise dans la première catégorie, tout simplement.

Plus sérieusement, humoristique ? Oui, carrément ! Moi je vois déjà LvB froncer les sourcils et se frotter les mains à envisager les mines sidérées des auditeurs ("hein, quoi, mais ça sort d'où, cette grande galopade ?!").
(mais bon, j'admets que mon sens de l'humour soit un brin tarabiscoté)

(par contre, les pon-pon-pon-pon de basson rigolo dans la 8è font rire de bon coeur l'escogriffe, va comprendre)

{ DavidLeMarrec } at: 20 août 2012 à 00:57 a dit…

Mais s'il n'en avait écrit qu'une, que ledite première ait été peu enregistrée (genre, si Harnoncourt ne s'était pas penché sur son cas) et que je le l'avais entendue que deux fois, et qu'elle ait été un brin boursouflée, et que LvB y ait abusé d u triangle, alors, pourquoi pas, oui, on pourrait dire que le Lvb était prometteur. :-)
Exact, et si la Terre était une bouteille, alors Paris serait dedans.

Maintenant, malgré toute mon affection (amusée) pour la Big Triangle de Rott, de là à insinuer la comparer avec les symphonies de Beethoven ?!? Tu dis ça pour me taquiner, je le parierais.
C'est une analogie avec un compositeur célèbre, pas plus. La comparaison vaudrait davantage avec Bruckner (qui radote plus) et Mahler (qui n'est pas toujours aussi guilleret). Mais je ne me préoccupe pas trop de ces questions de hiérarchie. J'écoute plus souvent la symphonie de Rott que la Neuvième, mais je n'en tire pas particulièrement de conclusions.

Je t'avoue que c'est une vidéo qui me fait comprendre - un peu - l'exaltation des grands kleiberophiles (j'en ai quelques uns dans mon entourage. ils sont exaltés).
Ils ne faut pas les prendre exagérément au sérieux, un certain nombre a écouté headbangué sur du Kleiber un peu près du mur. Mais dans ses meilleures oeuvres (forcément qu'il y en a un gros pourcentage, vu qu'il en jouait une vingtaine...), ce peut être stupéfiant. Le Freischütz, quand on compare à ce qui se faisait avant (et même à Harnoncourt après !), c'est une mise à nu incroyable de la partition, presque du niveau de la Damnation de Faust de Markevitch, tout prend sa place, tout fait sens.
Ses Rosenkavalier aussi sont très très forts dans la gestion simultanée du drame et des danses qui traversent l'orchestre.

Le reste me paraît franchement moins ultime, voire dispensable. Sa Quatrième de Brahms est très bien, par exemple, mais vu la discographie, elle n'est pas particulièrement la-meilleure-indiscutable qu'on dit.

Tu vois,twitter est parfois de bon conseil)
Je n'ai jamais dit le contraire : jusqu'à récemment, je n'avais pas essayé, et je trouve l'outil remarquable en lecture. En revanche en écriture, il faut juste supporté d'être coupé à chaque fois qu'on ouvre la bouche, j'admire ceux qui peuvent.


D'une part, je ne connais quasiment pas la 8è
C'est vraiment dommage, c'est la meilleure (après la 2 bien sûr). J'exagère à peine, les mouvements extrêmes vont très loin dans le genre jubilatoire. On l'oppose souvent la Septième à cause de l'effectif et du caractère, mais finalement, elle ont en commun d'être sans doute les deux symphonies de Beethoven les plus éhontément jouissives (dans la Cinquième, on essaie quand même de nous impressionner un peu).

(par contre, les pon-pon-pon-pon de basson rigolo dans la 8è font rire de bon coeur l'escogriffe, va comprendre)
Je ne veux pas être désagréable, mais j'aurais tendance à lui donner raison, du moins s'il faut absolument choisir quelque chose de drôle.

{ Joël } at: 25 août 2012 à 23:09 a dit…

Vu ce qu'il dit aux musiciens du CIHOHI dans la making-of de l'enregistrement des symphonies en 1990, Harnoncourt est manifestement de l'avis que la huitième est drôle.

{ Klari } at: 26 août 2012 à 21:23 a dit…

Et comme lui et moi avons toujours raison ;-)

{ Klari } at: 26 août 2012 à 21:24 a dit…

(juste histoire de faire ch*** mes gentils commentateurs)

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