Chamber Orchestra of Europe (hiii), Arnold Schoenberg Chor, Nikolaus Harnoncourt (direction)
Stabat Mater (Dvořák)
Pouuuffff, ahanai-je, enfin arrivée dans ma chambre d'hôtel à Graz. Sans la perspective d'écouter Nikolaus Harnoncourt et mon Chamber Orchestra of Europe bien-aimé, j'aurais fait demi-tour. Après avoir tenté d'emprunter un facétieux RER , fait la fortune d'un taxi, bu une demi-douzaine de cafés, été fouillée (deux fois), longuement attendu un avion en retard, renversé un café sur mes genoux, cherché désespérement une pharmacie ouverte dans l'avion, traversé en courant un aéroport allemand, quasi-raté ma correspondance, raté un train et un bus à l'aéroport de Graz, confié ce qui me restait de liquide à un taxi grazois, je n'avais plus qu'une idée en tête : une sieste, par pitié.
Cependant mon périple n'était qu'une promenade de santé par rapport à ce qu'avaient enduré les musiciens du COE. Les mains moites, les joues rougies, ils avaient déjà héroïquement joué deux fois le Stabat Mater dans la Stefaniensaal, où règnent des températures extrêmes auxquelles les violons commencent à fondre et les timbales deviennent si chaudes qu'il se forme des mirages au-dessus des peaux.
Cette impitoyable canicule n'épargne rien ni personne, hormis Nikolaus Harnoncourt : ce jeune homme aux 82 vigoureux printemps se joue des éléments, dirige , debout, avec une énergie peu commune, dédaignant le tabouret de bar disposé derrière lui. M. Harnoncourt n'est pas fait du même bois que nous autres, humbles mortels.
Le Stabat Mater qu'il nous propose me laisse éblouie et déconcertée, sans mots adéquats pour le décrire. Il serait tellement plus facile d'énumérer ce qu'il n'était pas. Avec ce matériau et de tels interprètes, Harnoncourt aurait pu choisir la voie facile : 'faisons sangloter le public !'. Mais M. Harnoncourt ne mange pas de ce pain-là.
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| (juste pour faire le clown en répé, c'est tout) |
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| Un musicien ! Un érudit ! |
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| (je savais bien qu'il y avait un truc avec le son de cordes) |
Cette chroniquette serait bien évidemment incomplète sans les remerciements d'usage : aux quelques membres du COE (hiiii) que j'ai eu le






5 Comms':
« Waouh ! » (c'est une citation)
Heureusement qu'on peut compter sur toi, euh, sur toi[s], pardon, pour me tirer de cet abîme de désespoir.
Hum, sinon, tu[s] irais l'écouter, le programme Haydn du Niko, à Vienne, en octobre ? J'hésiiiiite, j'hésiite.
En octobre, j'ai déjà bcp de concerts, et il faut que je case une Lulu à Bruxelles.
Je vise un déplacement à Wien pour Fidelio / Parsifal (Jonaaaas) fin mars, et éventuellement le 8 juin pour des cantates de Bach
à ceux qui suivaient mon blog (rousseaumusique.blog.com) je signale que j'ai dû créer un second blog - non "infecté" par quelque attaque que ce soit ! - :
jeanpierrerousseau.blog.com
@ Philippe[s]: elle me tente énormément, cette sauterie de cantate de Bach. J'imagine sans mal Harnoncourt se régaler avec la cantate du café. Enfin, qu'en sais-je.
(mais j'ai décrété qu'harnoncourt était un joyeux luron amateur d'humour musical, alors bon).
Mais les symphonies de Haydn, quand même, hein. halala.
@JPR : C'est noté ! Je mettrai l'adresse de votre blog à jour dans la liste des liens ce soir. J'espère que les vilains robots spammeurs épargneront votre nouveau blog ?
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