mercredi 6 juin 2012

Temps humide de juin fait chagrin : allons au concert


45 Comms'
C'était soit un proverbe idiot, soit "planning juin". Hum.

  • Vendredi 1er juin, Pleyel. Orchestre de Paris. Houlalala, un concert très très contemporain, avec du Ligeti et une création de Manoury.
  • Lundi 4 juin, Pleyel. Sur les conseils chaleureux et insistants de Joël "Il faut absolument que tu ailles écouter ça", Messe en si de Bach avec le Collegium Bach Japan dirigé par Masaki Suzuki. Hé oui, c'était fabuleux.
  • Dimanche 10 juin, Versailles. Il paratrait qu'on trouve des billets tarif réduit pour le concert du Monteverdi Choir, dirigé par JEG (hii), où ils chanteront des oeuvres de Lassus, Byrd, mais retenez-moi !

( Options pour les parisiens :du Dhrupad-Trompette le 12 juin, au Zèbre de Belleville, avec ma prof de dhrupad inside, et bien évidemment, la 7è de Bruckner par le London Symphony et Bernard Haitink, good heavens,
Option pour les Nîmois : Concert pour deux altos. Ils avaient sévi au Chantier, retrouvez-les à Nîmes)

  • Lundi 18 juin, Salle Pleyel : Bernard Haitink et le LSO prolongent leur week-end parisien, mais avec la Grande de Schubert, gné.
  • Jeudi 21 juin, une création mondiale ! Dirigé par Gentil-Chef ! l'Escogriffe inside ! Houlala, courons-y.

    • 25 juin : Nikolaîîî Luganski, Esa-Pekka Salonen et le Prince de Boâââââ de Bartok, au théâtre des Champs-Elysées. Évidemment, je n'ai toujours pas pris ma place, pourquoi, pourquoi ?
    (Pas de suggestions à vous proposer pour la fête de la musique, on s'économise pour le reste du mois).
    Et vous, qu'allez-vous vous mettre dans les oreilles ce mois-ci ?

    45 Comms':

    { Joël } at: 6 juin 2012 à 01:42 a dit…

    Et vous, qu'allez-vous vous mettre dans les oreilles ce mois-ci ?
    Un petit Amour des trois oranges de Prokofiev à Bastille, un Hippolyte et Aricie à Garnier, sans oublier le mignon ballet La Fille mal gardée, avec Myriam Ould-Braham et Josua Hoffalt :-) et un certain nombre d'autres spectacles, comme un certain Ring budapestois... Joyce DiDonato au TCE, etc, et un petit week-end londonien pour finir le mois de juin et commencer celui de juillet.

    { Klari } at: 6 juin 2012 à 12:01 a dit…

    Toutes tes chouchoutes ! En voici un qui se fait plaisir..!

    Anonyme at: 6 juin 2012 à 12:51 a dit…

    Hiiiiii !, serais-je tenté de répéter...

    Anonyme at: 6 juin 2012 à 12:52 a dit…

    Hiiiiii !, serais-je tenté de répéter...

    { Joël } at: 6 juin 2012 à 15:45 a dit…

    Effectivement, Myriam, Joyce et Anna Caterina... :-)

    { Lutins de juin } at: 6 juin 2012 à 21:58 a dit…

    Je profite de cette occasion pour remercier Joël et toi, hospitalière Klari, pour vos éclairages d'initiés sur le dhrupad, que j'ai lus très attentivement en temps et en heure.

    --

    C'est très chargé en théâtre, ces temps-ci, alors pour en rester à la seule musique :

    Le 7 à 17h30, des motets français à Versailles (Chapelle Royale).

    A partir du 9, Hippolyte & Aricie à Garnier.

    A partir du 14, Arabella à Bastille.

    Le 14 et le 15, audition de la classe de Jeff Cohen au CNSMP. L'an passé, c'était admirable.

    Le 17, la Septième de Bruckner, mais c'est un programme banal, juste que j'ai envie d'une Septième de Bruckner en ce moment...
    Oui, Klari, c'est un Nanard du LSO.

    A partir du 18, Les Pêcheurs de Perles à Favart.

    A partir du même 18, La Fille mal gardée à Garnier.

    Le 20, programme hispanisant de l'excellent Kristjan Järvi avec l'OP. Surtout pour entendre la Deuxième de Chávez en concert, ce n'est pas si souvent (même si ça ne le mérite pas forcément plus souvent que ça).

    Le 29 au TCE, la chorégraphie originale de l'Oiseau de feu (mais la musique est enregistrée...).

    Et puis plein d'autres trucs, comme la collaboration IRCAM / comédiens aux Bouffes du Nord.


    Pour ma part, je me "contenterai" d'Hippolyte, Arabella, le lied, les Pêcheurs, la Fille, et peut-être Bruckner 7. Concentration maximale en chefs-d'oeuvre pas trop souvent donnés, tout de même !
    [Un intrus s'est cependant glissé dans la liste, et on ne sera pas forcément d'accord duquel...]

    { DavidLeMarrec } at: 6 juin 2012 à 21:59 a dit…

    Flûte, il manque, le 13, le concert de L'Oiseleur des Longchamps au Temple du Luxembourg, un programme démentiel (Le Roi Arhus, le War Requiem...) auquel je ne pourrai malheureusement pas assister.

    { Joël } at: 6 juin 2012 à 22:16 a dit…

    Le 20, programme hispanisant de l'excellent Kristjan Järvi avec l'OP.
    D'ailleurs, je profite honteusement du fait que tu le mentionnes pour signaler je brade une place de catégorie 4 pour ce concert, disons à 8€.
    Le 17, la Septième de Bruckner, mais c'est un programme banal, juste que j'ai envie d'une Septième de Bruckner en ce moment...
    Nanard ou pas nanard, j'avais ce concert à mon abonnement, mais l'équipée budapestoise me fait manquer ce concert. J'aurais quand même une septième de Bruckner en juin puisque le Philhar' la jouera ce vendredi (au lieu de la cinquième initialement prévue). (C'est typiquement le genre de changement de programme dont je n'arrive pas à comprendre la raison : ils se sont trompés en achetant/louant les partitions, un instrumentiste indispensable à une des œuvres est tombé malade, caprice du chef ?)
    La Fille mal gardée
    En tant que mélomane allant subsidiairement voir des danseurs, tu risques d'être amusé par l'arrangement, au moins dans la première scène...

    { Lutins maux-gardiens } at: 6 juin 2012 à 22:39 a dit…

    K. Järvi :

    Ca c'est du vrai bradage en effet... Dommage que je n'aime pas beaucoup les oeuvres présentées, même la rareté (qui doit être ce qui me fait le plus envie...).

    --

    La Septième :

    Flûte, si j'avais vu ça, j'aurais réservé à un autre moment pour Hippolyte (le 9...) et je serais allé voir la Septième le 8. J'aime moins la Cinquième, je trouve que comme la plupart des symphonies de Bruckner, il n'y a que l'adagio qui soit totalement exaltant... donc je n'avais pas noté ce concert.

    Effectivement, bizarre de troquer une symphonie pour une autre alors que l'effectif et le style sont identiques. Je suppose que le chef ne l'avait pas à son répertoire et s'estime encore insuffisamment prêt, c'est la raison généralement.

    --

    La Fille :

    Je suis familier de cette oeuvre, et si j'aime beaucoup le côté pot-pourri et les arrangements moelleux mais pas dépourvus de caractère de Lanchbery, j'y vais vraiment pour la chorégraphie d'Ashton ! :)

    En fait, je ne vais pas voir subsidiairement des danseurs, mais j'ai besoin, exactement comme à l'opéra d'ailleurs, que la musique ou le théâtre soient de qualité : la seule virtuosité des interprètes ne m'intéresse pas, il faut qu'elle ait un support, un arrière-plan, disons.

    D'où mes petites réticences sur l'Onéguine de Cranko (dont je garde cependant une impression très favorable), où le choix des musiques était non seulement fade, mais en plus nuisible au sujet (et très mal orchestré).

    { Joël } at: 6 juin 2012 à 22:50 a dit…

    j'y vais vraiment pour la chorégraphie d'Ashton ! :)
    Ah, le pas de deux du ruban rose...

    Ugolino le Profond at: 6 juin 2012 à 23:14 a dit…

    Personne ne cite la venue DEUX FOIS du plus grand chef du monde, avec son orchestre et avec l'un des plus bels orchestres du monde, c'est absolument scandaleux ! Quel manque de sérieux !

    Vous êtes pas sortables !

    { Joël } at: 6 juin 2012 à 23:51 a dit…

    Personne ne cite la venue DEUX FOIS du plus grand chef du monde
    Kirill Petrenko et l'Orchestre de Par... ah non, zut, ça ne peut pas être ça.
    Esa-Pekka Salonen ? Non plus, il est cité plus haut.
    Abbado, ce n'est pas lui non plus puisqu'il ne dirige apparemment qu'un seul concert à Paris ce mois-ci.
    Simon Rattle ? Hum, « son » orchestre, n'est-ce pas plutôt le Berliner ?
    Non, franchement, je ne vois pas...

    { Klari } at: 7 juin 2012 à 00:02 a dit…

    @Lutins de juin : tu me remercieras quand j'aurai écrit quelque chose !

    "c'est un Nanard du LSO" huhu! J'adore. Tu devrais te régaler, du moins je te le souhaite. J'avais été terriblement impressionnée par la 4è en version Nanard du LSO, j'espère que l'exploit sera réitéré pour la 7è.

    Le 20, programme hispanisant de l'excellent Kristjan Järvi avec l'OP. Ce sera ma première fois avec K. Järvi (oups, ors contexte, ça sonne bizarre), par contre, je n'ai plus envie d'aller voir ce concert. Les hispaneries, je crains que ça ne m'ennuie un peu. Bah, faut essayer.

    Onéguine de Cranko hiiiii, Onéguine, McKiiiiie, et j'arrête là, avant qu'on ne refasse la conversation qu'on avait eue, chez toi, je crois.

    @Joël : le pas de deux du "ruban rose" ?? Du "ruban rose" ? Aieaieaie, ça laisse présager nounouillerie sur nounouillerie [#ModeTaquin)

    @Joël et Ugolino : sisisi, je pense qu'Ugolino fait référence à Salonen. et... COMMENT CA, ON N'EST PAS SORTABLES ??
    (ca prouve juste qu'U. ne lit pas mes chroniquettes, huhu)

    Ugolino le Profond at: 7 juin 2012 à 00:21 a dit…

    C'est parce que j'ai arrêté de lire au deuxième "orchestre de Paris" ;-).

    { Joël } at: 7 juin 2012 à 00:50 a dit…

    Du "ruban rose" ? Aieaieaie, ça laisse présager nounouillerie sur nounouillerie
    C'est un peu nounouille certes, m'enfin, quand même : Scène du ruban rose (par le Royal Ballet ; ça devient intéressant à partir de 5'15, ne serait-ce que d'un point de vue topologico-homotopique...).

    Andanteconanima at: 7 juin 2012 à 10:08 a dit…

    Je compte moi z'aussi aller voir les spectacles du 18 (mais si, c'est bien, la 9e de Schubert, rho), du 20 et du 25, ainsi que "L'Amour des 3 oranges" et "La Fille mal gardée".

    Avant cela, j'ai prévu d'aller au concert du LPO de Vladimir Jurowski (le 11, et avec du Bruckner, gurgl - je me demande si je n'aurais pas dû aller écouter du John Williams) et le récital de Rafal Blechacz (le 12).

    Philippe[s] de l'Escalier at: 7 juin 2012 à 19:45 a dit…

    Alors je m'y colle :

    3 juin à Pleyel, magnifique double concert Flamenco (Esperanza Fernandez) et musique Arabo-andalouse
    5 juin à la Colline Des Arbres à abattre d'après Thomas Bernhard : courez-y
    6 juin TCE Pasticcio sur l'Olimpiade de Metastase
    9 juin Grand-Palais Comédie française : Peer Gynt
    10 juin JEG et son Monteverdi choir à Versailles (en plein tarif) (hiiiii)
    15 juin virée amstellodamoise pour Parsifal avec le RCO
    17 juin Hyppolite et Aricie (1)
    23 juin virée strasbourgeoise pour l'expo Nicolas de Leyde et un Chevalier à la Rose
    30 juin Arabella
    et 7 juillet Hyppolite et Aricie (2) (c'est une de mes oeuvres fétiches, que je n'ai jamais vue sur scène)

    Pas de Ring à Munich (je croise les doigts pour janvier), mais un séjour à Bayreuth

    Philippe[s] de l'Escalier at: 7 juin 2012 à 19:52 a dit…

    Tiens j'ai oublié :
    25 juin Israël en Egypte et 26 juin Solomon, deux oratorios de Haendel à Versailles (tarif réduit sur concert-classic (plein tarif pour moi : bis !))

    Ugolino le Profond at: 7 juin 2012 à 22:33 a dit…

    "COMMENT CA, ON N'EST PAS SORTABLES ??"
    Je me rend compte que ce blog est repaire de Wagnériens, donc je confirme : vous êtes pas sortables !

    { Klari } at: 7 juin 2012 à 22:46 a dit…

    @Joël : je retire ce que j'ai dit. C'est adorable. Des petits canards du décor aux âneries des danseurs, j'adore. Hiiii, ils battent le beurre, en rythme!

    (j'ai pourtant du mal à imagienr leurs confrères parisiens faire aussi délicieusement les imbéciles. A tort, peut-être)

    @Andante Con Anima : vous me faites douter, à tous aller voir la Fille mal gardée. Par contre, je m'interroge sur cette recrudescence de Bruckner en cette saison. Un bruckniversaire que j'aurais manqué ?

    (oui, tu aurais du choisir John Williams !)

    @Philippe[s]: ouhlala quel programme. Je partage ta déception, ça m'énerve d'acheter plein pot ou en abo mes places pour entendre, en passant devant le guichet places payées de Pleyel "vous avez acheté en vente privée ? " " sur places-pas-chères.truc ?", etc, etc. Le pigeon qui sommeille en moi s'énerve.

    @Ugolino : sois gentil et aimable, sinon, dans l'au-delà, tu risques de passer l'éternité à écouter du Wagner joué par ton Orchestre Préféré. héhéhé.

    Philippe[s] de l'Escalier at: 8 juin 2012 à 22:13 a dit…

    @klari Globalement, j'ai plutôt bien profité des tarifs réduits cette année ! Alors tu vas à Versailles dimanche, finalement ?

    { Lutinos Vaqueros } at: 9 juin 2012 à 15:24 a dit…

    Oui, la Fille mal gardée est nounouille, mais avec quelle grâce et quel esprit. :)
    Je me suis posé la même question que toi, Klari, sur la capacité à la distanciation. On verra bien, je n'en attends pas forcément une référence vu le degré d'adhésion que j'ai en général aux productions balletistiques du ROH : outre la présence de gens bouleversants comme Rojo ou Acosta, il y a le standard d'exécution musicale (pardon d'y revenir) qui est considérablement plus élevé qu'à Paris.

    Nous verrons.

    Pour la nanardise, je ne doute pas que ce soit bien, le LSO est un excellent orchestre, et Haitink a considérablement gagné en régularité et en intensité ces dix dernières années, dans tous les répertoires. Mais je m'aperçois que j'ai probablement une répétition le samedi et un billet pour les Pêcheurs de Perles le lendemain, donc je vais vraisemblablement attendre une autre saison.

    { Klari } at: 15 juin 2012 à 01:43 a dit…

    @Lutinos : en effet, après avoir regardé qq vidéos, on dirait une délicieuse nounouillerie comme on en souhaiterait tous les jours.

    Heureusement pour moi, je n'ai encore jamais vu de ballet made in ROH, le jour où celà se produira, il faudra dégager au forceps le budget AR-Londres pour des sorties ballet...
    (tu conseillerais de commencer avec quoi, au ROH ?)
    ( et m****e)

    L'essentiel est que je te souhaite un très bon spectacle.

    (même si, par exemple, sur Wagner, nos amis du Symphonique de la Radio Hongroise battent à plate couture nos autres amis, ceux de la Maison Triomphale de Paris)
    (j'te jure)
    (même si ce n'est pas une compétition)
    (mais c'est toutefois difficilement comparable)
    (et après on s'étonne que plein de musiciens partent à l'étranger)
    (je deviens méchante, là)
    (désolée)

    "je vais attendre une autre saison" Je nous souhaite, ainsi qu'à mon Bernard Haitink adoré, que ce soit possible. Ceci étant dit, il n'est pas programmé à Paris l'année prochaine, je crains. Il continue Bruckner avec le LSO (la 5, je crois ?) mais pas à Paris, snif.

    { Klari } at: 15 juin 2012 à 01:44 a dit…

    @Philippe[s] de l'Escalier : euh.... non ! Désolée pour la réponse tardive, j'ai la tête ailleurs en ce moment. Alors, c'était chouette ?

    { DavidLeMarrec } at: 17 juin 2012 à 10:37 a dit…

    (tu conseillerais de commencer avec quoi, au ROH ?)

    Es-tu bien sûr de vouloir une réponse. Je suggèrerais le Roméo de Kenneth Macmillan, avec Tamara Rojo et Carlos Acosta. Je trouve cette chorégraphie bien plus subtile que la Noureïev (la danse avec le faux-cadavre de Juliette est épatante !), et puis ces danseurs sont invraisemblablement expresifs.

    Tamara Rojo, en plus à ce stade de sa carrière (où elle devrait théoriquement avoir commencé à décliner légèrement), impressionnant ce qu'elle peut transmettre en "détails psychologiques", arriver à faire du cinéma et du ballet en même temps, c'est pas mal.


    L'essentiel est que je te souhaite un très bon spectacle.

    [Incline gracieusement le buste.]
    Merci !


    sur Wagner

    Oui mais bon, Wagner c'est que Wagner. (Pleyel a quand même rempli COMPLETEMENT Tristan en l'espace de vingt minutes à l'ouverture des guichets !)


    Je nous souhaite, ainsi qu'à mon Bernard Haitink adoré, que ce soit possible. Ceci étant dit, il n'est pas programmé à Paris l'année prochaine, je crains. Il continue Bruckner avec le LSO (la 5, je crois ?) mais pas à Paris, snif.
    Mais en fait, peu m'importe que ce soit Haitink ou pas. Haitink / LSO est une valeur plus sûre que Pähn / Strasbourg, mais j'irais encore plus volontiers avec Letonja / Bâle ou Ruud / Bergen. Et j'irais en fait à peu près qui que ce soit dans les très bons orchestres.

    J'avais juste envie d'écouter du Bruckner symphonique en salle ces jours-ci, et c'est suffisamment rare chez moi pour que je saisisse l'occasion.

    Le problème, c'est que mercredi Loiseleur, jeudi Arabella, vendredi classe de Jeff Cohen, samedi répétition & Clèves, lundi Pêcheurs de Perles... je peux peut-être respirer le dimanche.

    Ugolino le Profond at: 17 juin 2012 à 20:04 a dit…

    J'espère que tu n'y es pas allé, c'était tout bonnement atroce. Un des pires navets de la saison, une direction absolument abominable de sentimentalisme et de lourdeur de pensée, sirupeuse, dégoulinante et molle au-delà de tout entendement. J'ai détesté absolument toutes les phrases d'Haitink, sans exception.
    Haitink, c'est fini pour moi - ou bien c'est lui qui est totalement fini ? Après un concert pareil, il ne lui reste qu'à partir en retraite à Amsterdam.
    Preuve que les valeurs sûres...

    Les pêcheurs de perles, j'ai vu la générale, c'est très bien, en dépit d'une mise en scène banale et sans grand intérêt (et d'une partition d'un intérêt parfois douteux aussi).

    { klari } at: 19 juin 2012 à 18:25 a dit…

    Es-tu bien sûr de vouloir une réponse
    Ah, c'est dangereux, n'est-ce-pas ? bah, au moins, si je craque, j'aurais de bons conseils sur lesquels me baser.
    (et le danger vient de Budapest, en ce moment, j'ai presque envie d'y aller deux fois par moi écouter des concerts)

    Par contre, Acosta m'a toujours fait une impression mitigée sur youtube. Il se pourrait que ce soit (à l'instar d'un certain grec, hein?) un artiste qui gagne à être regardé en "vrai". Ca te parait pas trop absurde ?

    Mais en fait, peu m'importe que ce soit Haitink ou pas
    Tant mieux pour toi ! J'essaie de profiter des dernières occasions de lui dire au revoir :-)

    Tiens, Ugolino n'est pas content, mais pas du tout ! (Ugolino, tu es à peu près aussi énervée que je l'étais après le concert Bartok de Boulez en décembre dernier, j'ai mis longtemps à m'en remettre, de celui-là, tiens).

    "partir en retraite à Amsterdam" Hum, je crois qu'il habite à Lucerne.

    { klari } at: 19 juin 2012 à 18:26 a dit…

    énervé, pardon, pas énervée.

    (ceci dit, je n'en sais rien, remarque)
    (Madame/melle Ugolina ? Monsieur Ugolino ?)

    { Poulpiquets-sur-pointes } at: 20 juin 2012 à 13:44 a dit…

    Je n'y étais pas, donc n'en dirai rien.

    (En revanche le récital de la classe de Jeff Cohen, comme l'an passé, était remarquable. Et ils nous ont servi du Bridge et du Quilter, en plus de Schubert et Debussy...)

    Au passage, je signale le prix de direction à la Cité de la Musique samedi, c'est gratuit. Et je suppose qu'Ugo nous racontera tout.

    Sinon, Klari, Acosta si tu veux, mais Rojo ?

    { klari } at: 20 juin 2012 à 23:35 a dit…

    En revanche le récital de la classe de Jeff Cohen, comme l'an passé, était remarquable
    Chouette ! Ca ressemble à quoi, Quilter ?

    Mais c'est horriblement tentant, ce prix de direction ! (ainsi que les bières en terrasse de la Cité de la Musique, il ne faut jamais perdre de vue les priorités)

    mais Rojo Ben euh, je n'ai pas encore vu de vidéo avec elle sur YT, oups, oups, oups.

    { Klari } at: 21 juin 2012 à 17:12 a dit…

    ps : c'est très mignon "Poulpiquets-sur-pointes" :-)

    Ugolino le Profond at: 22 juin 2012 à 01:50 a dit…

    Monsieur Ugolino le profond n'est jamais énervé. Monsieur Ugolino le profond n'est que paix et amour.

    { Froggies' Leprechaun } at: 23 juin 2012 à 19:53 a dit…

    Bonsoir Klari,

    Quilter, c'est typique de ces britanniques-là (Bridge, Ireland, Butterworth, Grainger, Bax...), quelque chose de très anglais (quelque chose du côté "informe" propre à Britten), et en même temps une influence très forte des couleurs harmoniques de Debussy et Ravel.

    Personnellement, je raffole de ces gens en musique de chambre et songs.

    --

    Oui, le prix de direction est (était) fort tentant, j'espère que tu me raconteras. J'avoue que l'absence de programme m'a un peu rebuté - si c'est pour essayer de juger la direction de jeunes chefs sur des partitions qu'on n'a pas lues, je ne vois pas vraiment à quoi je sers. :)

    { Klari } at: 24 juin 2012 à 01:22 a dit…

    le prix de direction est (était) fort tentant, j'espère que tu me raconteras

    Ben euh... j'étais chez le coiffeur, au moment où cela se passait, je ne raconterais donc rien à personne !

    (le plus intéressant, pour moi, du mpoins, ce serait surtout de les entendre diriger une oeuvre x avant la formation, puis la même oeuvre à l'issue de la formation, histoire de voir ce qui s'est developpé).
    (par exemple)

    { Klari } at: 24 juin 2012 à 01:25 a dit…

    Sinon, pour rester dans les thèmes Haitink et étudiants en direction (quelle art de la transition!) un article de J. Duchen sur une master-class de Haitink, qui a l'air plutôt bon pédagogue. Voire excellent.

    { le masque qui ne s'accroche pas } at: 24 juin 2012 à 09:57 a dit…

    Oui, c'est dommage, avec ton article, tu coupes ton histoire de cheveux.

    Je suis d'accord, pour le public, c'est vraiment difficile à appréhender. En général, quand je vais à une masterclass, je trouve toujours meilleure l'interprétation des artistes (quatuors, chanteurs, cordistes solos...) avant les conseils.
    Tout simplement, je suppose, parce que c'est sur le long terme que l'artiste fait son miel de ce qui lui a été dit, même si immédiatement il peut paraître un peu contraint.

    Un reportage sur une formation (du type Jardin des voix, avec une vraie sélection-formation-tournée) est sans doute plus parlant qu'une épreuve de concours.
    Particulièrement pour la direction d'orchestre, où le jury ne va pas forcément juger le bon goût du chef, mais surtout sa capacité à communiquer sans préparation avec un ensemble de musiciens. Des qualités charismatiques avant tout, peut-être même davantage que musicales...

    C'est pourquoi, lorsque je vais à un concours, j'y vais généralement dans l'optique du concert. Et puis c'est plus agréable que de compter les erreurs (sans la satisfaction, de surcroît, d'appartenir au jury).

    { Klari } at: 24 juin 2012 à 23:51 a dit…

    C'est un coup à sélectionner de futurs bon chefs invités mais pas nécessairement bons chefs permanents/directeurs musicaux, ça !?

    { DavidLeMarrec } at: 25 juin 2012 à 20:23 a dit…

    Cela dit, j'extrapolais à partir de la notion de concours, mais si ce sont les étudiants de fin d'année au CNSM, pas forcément.

    Pour les concours de type Besançon, en revanche, oui, quand on voit que la première épreuve des "phases finales" consiste en une répétition de dix minutes avec l'orchestre, clairement, on sélectionne des chefs invités très nomades !
    La première période du métier ressemble généralement à ça, cela dit, et cet aspect dure très longtemps pour la plupart d'entre eux, même une fois permanentisés...

    Toujours est-il que d'une manière générale, pour le public, il me paraît très difficile d'évaluer, même marginalement, un chef dans ce type de concours (déjà que pour les instrumentistes, la pertinence est limitée, et même pour le jury...). Il faudrait maîtriser déjà très bien la partition, assister aux répétitions, mesurer l'effet sur un orchestre dont on est familier, et être suffisamment informé des rouages relationnels du métier...

    { Klari } at: 26 juin 2012 à 20:46 a dit…

    La première période du métier ressemble généralement à ça, cela dit, et cet aspect dure très longtemps pour la plupart d'entre eux, même une fois permanentisés...
    Ou pas.
    J'ai l'impression, vu de loin, que les jeunes chefs (un peu comme les diplômés d'ecole de commerce)
    - soit font leur classes dans de grands groupes (L'Oreal, Total, banques diverses et variées, assistant de Kurt Masur, Machin-Truc dans une petite-ville, puis une moyenne-ville, puis une big-ville, puis Bayreuth, etc, etc), où, là, s'applique ce que tu décris
    - soit créent leur entreprises/orchestres (et là, le jeune chef a intérêt à avoir quelques idées musicales, pas uniquement du charisme et des moulinets de bras bien réglés, m'est avis)

    (évidemment, on trouve aussi un mix des deux)

    (Voilà, c'était juste pour signaler que je suis d'accord, mais pas complètement, avec ce que tu écris)

    Toujours est-il que d'une manière générale, pour le public, il me paraît très difficile d'évaluer, même marginalement, un chef dans ce type de concours
    Oh oui !
    Ceci dit, j'ai un souvenir ému de l'audition de 4 chefs que nous avions fait à l'orchestre, ou encore de servir, dans l'orchestre, aux cours de direction que dispense de temps en temps notre Chef-Adoré.

    J'aurais du mal à te décrire rationnellement ce qui se passe, mais il se passe vraiment un truc quand tu change la personne au volant. Une énergie différente, un "youpi" diffus ou au contraire, une envie irrépressible d'aller boire fissa un café..
    (que tu ressens même quand tu ne regardes pas le chef, ce que je fais rarement, je regarde la partition, moi, Mössieu !)

    { Klari } at: 26 juin 2012 à 23:14 a dit…

    Il manque "cobaye" entre "servir" et "cours de direction".

    (Se relire, se relire et encore se relire, qu'y disaient, en cours de français...)

    { Joël } at: 27 juin 2012 à 00:33 a dit…

    L'astuce du typographe : se relire en commençant par la fin. (Comme on ne comprend plus rien au sens, on est obligé de se concentrer sur l'orthographe...)

    { DavidLeMarrec } at: 27 juin 2012 à 20:50 a dit…

    Je ne nie surtout par l'importance du chef, qui peut être capitale dans beaucoup de cas. Mais je reste dubitatif sur son évaluation dans un concours, a fortiori pour de relatifs profanes qui n'en ont pas fixé les règles.

    J'ai l'impression qu'on évalue un prêcheur rien qu'en écoutant sa voix et en observant le visage des fidèles... je ne suis pas sûr que ce soit ainsi qu'on puisse mesurer sa capacité de conversion...


    - soit créent leur entreprises/orchestres (et là, le jeune chef a intérêt à avoir quelques idées musicales, pas uniquement du charisme et des moulinets de bras bien réglés, m'est avis)
    Mais, c'est chef d'ensemble le plus souvent, et ce n'est pas du tout le même métier. Il n'y a pas forcément besoin de technique de direction, ça réclame d'autres qualités.

    Les chefs internationaux, eux, sont formés pour pouvoir communiquer leurs choix en quelques minutes à un orchestre jamais vu, ce n'est pas du tout une collaboration sur des années...

    Bien sûr, il existe de (très rares) exceptions qui sont les deux, comme Roth, et l'idéal est atteint lorsqu'un excellent chef international peut travailler longuement avec un orchestre (Beinum / Concertgebouw, Fricsay / RIAS, Szell / Cleveland, Herbig / Sarrebrück, etc.), et dans certains cas lorsqu'un chef d'ensemble réussit sa mue comme chef d'orchestre (Harnoncourt, Minkowski, Niquet...).

    { Klari } at: 27 juin 2012 à 21:49 a dit…

    J'ai l'impression qu'on évalue un prêcheur rien qu'en écoutant sa voix et en observant le visage des fidèles... je ne suis pas sûr que ce soit ainsi qu'on puisse mesurer sa capacité de conversion...
    Magnifique métaphore :-)

    C'est intéressant de choisir deux termes différents pour distinguer ces deux facettes du métier de chef. Pour moi, ces deux facettes sont - ou devraient être - indissociables : un chef digne de ce nom devrait être plus ou moins capable de porter les deux casquettes.

    Et tu dis que ce n'est pas le même métier, hum, peut-être, mais je crois qu'on ne devrait pas dire cela, en formant des "mini-chefs-internationaux" on cautionne quelque part la sélection de gus dotés d'un bon "bras" mais dont on pourrait jusqu'à ignorer s'ils ont seulement un brin d'intelligence musicale (j'exagère un peu, mais un peu seulement)

    (non, parce que, hein, bon, on peut apprendre aussi à un singe à faire des moulinets en rythme).

    et l'idéal est atteint lorsqu'un excellent chef international peut travailler longuement avec un orchestre
    Ouais, mais pourquoi cela n'arriverait pas plus fréquemment ?

    Ah, Harnoncourt ... Je le voix ce week-end ! Comme j'ai hâte ! (je vais embarquer mon "Discours musical", qui prendra de la valeur en passant une heure à proximité du grand homme :-)

    { DavidLeMarrec } at: 27 juin 2012 à 22:21 a dit…

    C'est intéressant de choisir deux termes différents pour distinguer ces deux facettes du métier de chef. Pour moi, ces deux facettes sont - ou devraient être - indissociables : un chef digne de ce nom devrait être plus ou moins capable de porter les deux casquettes.

    Peut-être, mais dans les faits les jeunes chefs qui fondent un ensemble ne sont même pas forcément des chefs d'orchestre, plutôt des instrumentistes qui deviennent animateurs de groupe, et dont un certain nombre ne fait jamais carrière en dehors de son orchestre - tels Christie ou Bamert...

    Il y a peu de chefs qui fondent réellement un grand orchestre... le métier de chef d'ensemble n'est vraiment pas le même.

    Evidemment la formation de chef international est très loin de se limiter à la technique gestuelle, mais elle réclame une précision et une efficacité très différentes de la maturation lorsqu'on est un ensemble spécialiste.

    Elle a beaucoup plus de points communs avec le rôle de directeur musical, qui doit tout de même, même avec un orchestre fixe, jouer chaque semaine quelque chose de différent, et donc être très efficace aussi. (Avec, bien sûr, les questions d'organisation de la saison, de relations durables avec l'orchestre, de confection de l'identité et du son...)

    --

    Pourquoi les chefs ne sont-ils pas plus facilement titularisés ? Parce que les postes sont limités et qu'il y a plus de grands chefs internationaux que de rentes intéressantes...

    Il y a une dizaine d'années, lorsque Fabio Luisi avait démissionné pour rejoindre son nouvel orchestre, qui lui avait finalement dit qu'il avait changé d'avis, sa carrière est restée nomade et assez peu visible (eu égard à son passé et à ses mérites) jusqu'à ce qu'il devienne récemment un pilier du Met...

    Et pourtant, dans le répertoire vocal italien et allemad, il a peu de pairs.

    --

    Dis-moi, cette semaine Hongrie, Haitink, Harnoncourt... tu as perdu au Scrabble et tu as récolté un gage, c'est ça ?

    { Klari } at: 27 juin 2012 à 22:59 a dit…

    Moi, je connais un chef qui crée un orchestre, nananère !
    (je t'en parle ailleurs)

    *le cas Fabio Luisi : le processus du recrutement du chef est impénétrable. Quelle est la part respective de l'impact billetterie', de la compétence dans le choix du chef invité, franchement, je me le demande (encore que je soupçonne la situation d'être moins pire que chez les solistes)
    (mais bon)


    tu as perdu au Scrabble et tu as récolté un gage, c'est ça ?
    Tiens en voilà une idée qu'elle est bonne : je devrais m'abonner par lettres : A - septembre, B- octobre C - novembre (sur plusieurs saisons). Ce serait quand même l'angoisse qu'Harnoncourt soit programmé sur un mois en "G".

    Par contre, je peux mettre le Budapest Fetival sur les mois en "Z", en "O", en "B" et en "F", youpi !

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