jeudi 14 juin 2012

Star Wars ! Star Wars ! et autres Williams.


9 Comms'
Salle Pleyel, lundi 11 juin 2012, 20h,
Orchestre COlonne, Laurent Petitgirard (direction).

John Williams, musiques de films
Maria Koval, En prévision
***
Délicieux concert en mode "Rire et chansons", la partie humour assurée par un Laurent Petitgirard très en verve, l'animation musicale par un orchestre Colonne dans une forme réjouissante.

Superman March
#triomphe, oui, #triomphe, comme diraient nos amis de l'Opéra de Paris, des percussions et des cuivres, comme le souligne par la suite le Grand Humoriste à la Baguette : "partie extrêmement exigeante pour les cuivres, parfois très douloureuse pour les lèvres, à la sortie de l'orchestre, vous reconnaîtrez nos cuivres au fait qu'ils parlent comme mmmaïeaïemmmgghhhhaïe çà".

Raiders of the lost Ark
Triomphe ! Triomphe ! (et une pensée nostalgique aux ex-collègues de l'Orchestre du Chantier, à notre superbe Indiana Jones. Et la célébrissime, mythique, légendaire trille de Gégé-le-Trompettiste au début de Mission Impossible).

E.T. Adventures on Earth
Superbe musique, réjouissante tant par l'orchestration (oh, ces délicieuses parties de ping-pong entre le cor anglais, la flûte, le piccolo et les cors pas anglais) que par la flopée de souvenirs enfantins qu'elle réveille. Comme le souligne ce Chef Très Rigolo "vous, parents de mauvaise foi qui utilisez vos enfants comme prétexte pour venir ré-écouter la musique des films de votre enfance". Ben voyons.

Maria Koval, En Prévision,
Fidèle à sa ligne de conduite "Colonne tu écouteras, une œuvre contemporaine tu découvriras", l'Orchestre Colonne nous propose une œuvre courte et judicieusement choisie, qui ne détonne pas parmi les williamsetés qui l'entourent.

Jurassic Park Theme.
"Place à un personnage très très très méchant" annonce le Directeur Musical le plus Amusant de Paris. "Brrrr, il est terrifiant, il lui faut un thème sombre, et inquiétant".
Murmures dans le public : ce n'est pas méchant, un dinosaure, affamé, seulement ?
Murmures dans l'orchestre, fort affairé à remplacer les partitions du Dark Vador Theme par celles du Jurassic Parc Theme.

"Oh, j'entends des bruits de partitions. J'ai du me tromper !"

Bruits de partititions dans l'orchestre, fort affairé à remplacer les partitions de Jurassic Park par celles de Dark Vador.

"Héhéhé, vous voyez, ils suivent, hein ? Pas grave, on va jouer le thème de Dark Vador d'abord, les dinos ensuite !"
Rires dans l'assistance, murmures résignés dans l'orchestre. Pas chez les cuivres, qui, comme nous l'apprend le Chef "réclament qu'on leur paie à boire quand on se trompe dans l'ordre des morceaux".

Star Wars: Imperial March (Dark Vador Theme)
Donc, ce thème de Dark Vador ? Triomphe ! Triomphe ! (même si, histoire de pinailler, il gambadait un peu trop, notre Dark Vador. Un chouya plus au fond du temps, nos Pom-Pom-PO-PÔ-POM ! et à mon avis, on frôlait le triomphe inter-galactique)

Duel of the Fates (la Menace Fantôme)
Montrant du doigt le choeur, sagement assis à l'arrière-scène, derrière l'orchestre : "Ils servent à quoi, hein, ceux-là ?" Et, après nous avoir présenté les paroles lourdes de sens que le chœur s'apprête à chanter :
Kora,
Rata,
Kora,
Ratam !
on apprend que ces paroles, bien que ne brillant pas par la profondeur, sont redoutablement efficaces, notamment grâce au choix judicieux de consonnes et de voyelles qui chantées, s'avèrent particulièrement sonores. Pendant que les altos entonnent un petit motif motorique "tim-tagadam, tim-tagadam" rebondissant, les interventions du chœur donnent le frisson et subitement, les souvenirs du duel se ravivent (même si je me trompe de duel, et je ne revisualise que le duel Yoda -Darth Sith Truc, impossible de me souvenir du duel Ewan McGregor - X? que ce morceau, je crois, est censé illustrer).

Jurassic Park Theme
Il ne me reste plus beaucoup de souvenir de ce morceau (à ma décharge, un demi-Ring est passé dans mes oreilles depuis), hormis le splendidissime solo de cor inaugural.

Entracte (déménagement vers le second balcon pour moi d'où je peux espionner à loisir les spectateurs du parterre, et identifier quelques masques de Dark Vador (voilà des mini-mélomanes bien équipés)).

Jaws Out to Sea & The Shark Cage Fugue.
Ambiance Casse-Noisette tant que les vacanciers profitent avec insouciance des plages ensoleillées, avant que les choses ne tournent au vinaigre. A la fin du morceau, taquin, le Chef se retourne, et ravi de notre déconfiture, s'exclame : "vous êtes déçus, hein ? Hein ! Vous n'avez pas reconnu ? Il vous manque un petit quelque chose, non ?"

Et voici, le Shark Theme, où éberluée, je découvre que non seulement les violoncelles, mais tous les instruments graves de l'orchestre - contrebasson, tuba, contrebasses, violoncelles (trombones, peut-être?) participent du célébrissime Paaaa-waaaaaam qui fait désormais trembler tout nageur doté de jugeote dans ses chaussettes.

Harry Potter and the Sorcerer's Stone : Hedwig Theme & Harry's Wondrous World.
Somptueux thème où les experts (dont je ne fais pas partie) identifient des références à des compositeurs français du XIXè siècle. Hébédidonc, ai-je envie de dire.

Schindler's List Theme.
Très belle intervention de Laurent Petitgirard, qui a eu l'occasion de composer une musique destinée à un documentaire sur l'Holocauste. Il conclut pudiquement que le rôle de la musique est alors non pas d'illustrer, d'accompagner, mais tout simplement de permettre de regarder les images, qui sans cela, seraient insoutenables.
Le contexte est un peu différent pour la Liste de Schindler, mais on ne peut qu'admirer la touchante sobriété de la musique qu'a écrite John Williams pour ce film, ainsi que les très belles prestations du violon solo et du nouvel alto solo de l'orchestre.

Close Encounters of the Third Kind,
Peut-être, à part la Liste de Schindler, l'oeuvre qui sort le plus du lot. Si dans toutes les autres œuvres proposées, on reconnaît des "touches Williams " (un petit motif motorique par-ci par-là, des couleurs recurrentes), celle-ci est vraiment unique, Laurent Petitgirard n'hésite pas à lui attribuer des liens de parenté avec Debussy et Ligeti. Ce serait la préférée des compositeurs, parait-il.

Bonus Final.
Après nous avoir remercié d'être "venus écouter de la musique au lieu de regarder 22 milliardaires jouer à la baballe", L. Petitgirard ne nous laisse pas repartir sans un petit cadeau d'adieu. Star Wars, évidemment ! le vrai, l'unique, l'inoubliable générique de Star Wars (qui, soit dit en passant, a l'air relativement injouable au violon, zut, zut et rezut).

9 Comms':

{ Thebluepiglet } at: 14 juin 2012 à 19:47 a dit…

NON ! JE CONTESTE !

Ce n'est ABSOLUMENT pas :
Kora, Rata, Kora, Ratam, MAIS :
Kora Mata, Kora Ratama !!

Rien à voir, hein, surtout que dans la langue que partagent nos amis les siths, ça veut bien dire quelque chose. Ouf.

{ Djac Baweur } at: 14 juin 2012 à 21:50 a dit…

Autre précision d'une importance capitale - dans le "duel of the fates", les altos ne font pas :

"tim-tagadam, tim-tagadam"

Mais bien :

"tim-tim-tagadam, tim-tim-tagadam"


N'insultons pas l'œuvre de J.Williams.

{ Klari } at: 15 juin 2012 à 00:13 a dit…

@TheBluePiglet : Kora Ratama toi-même !

(cirihously, ça veut dire quelque chose ?? quoi ?)

@Djac Baweur : mais je te Koraratamise, Djac !

{ Djac Baweur } at: 15 juin 2012 à 13:19 a dit…

Ha voilà ! Ha voilà !
On cherche à défendre un idéal de Vérité et de Pureté, et on se fait koratatamiser.

Hé ben c'est du joli.

{ Thebluepiglet } at: 15 juin 2012 à 17:22 a dit…

Je confirme tout à fait, David et moi avions simultanément, et avec une expression d'horreur simultanée sur nos faces pourtant joviales au préalable, constaté l'erreur monumentale de ce tim-tagadam.

Pour nous, néanmoins, ce serait plus tim-tam-tagadam que tim-tim-tagadam, DjacBaweur. Mais je sens bien que nous naviguons tous ici, à part l'infâme instigatrice du complot, vers le même idéal de Vérité et de Pureté.

Sinon, sur google, l'on trouve quelques sombres Siths qui expliquent ce que veut dire Kora machin. J'ai déjà oublié.

Hugo at: 15 juin 2012 à 18:56 a dit…

Je dirais plutôt que la Vraie et Pure transcription est, très précisément, "tam-tim-tagadam". Toute autre version est hérésie et fourvoiement.

{ Klari } at: 16 juin 2012 à 01:16 a dit…

Quoi ?!
Comment ?!

Je me @#&£ le popotin à écrire des chroniquettes, et on me traite - sur mes terres - d' "infâme" comploteuse, d'hérétique ?

Je vais me fâcher. Vous l'aurez voulu.
Très bien.

@Djac : l'Idéal de Vérité et de Pureté musical est incarné par les seconds violons. A la rigueur, en l'absence de violons 2, par les hautbois, mais jamais, ô grand jamais, par les altos. Il ne manquerait plus que ça.

Les altos, eux, se contentent de se faire koraratatamiser sans moufter.

@David : ok. soit. mais depuis quand les trombones prêtent-ils attention à ce que les altos jouent, mmh ? HEIN ?!?

@The Blue Piglet : je suis reconnue comme une des expertes françaises en onomatopées musicales, si je dis que c'et tim-tagadam, c'est tim-tagadam.

(mode mauvaise foi off: en effet Djac a raison, j'ai oublié un "tim")

@Hugo : traître.

Anonyme at: 16 juin 2012 à 17:25 a dit…

Une précision indispensable : il s'agit dans la partie chorale de sith historique, et l'élision du 'a' final est donc autorisée - elle ne l'eût point été s'il s'était agi de sith classé (que parlaient, bien sûr, les siths mercenaires).

Pour les assonances hongroises, voir wikipédia ("Kossith").

J'espère avoir ainsi fait avancer le débat vers une impasse définitive.

Hautement vôtre,
PH

{ Klari } at: 16 juin 2012 à 21:26 a dit…

Ca y est, le point Kossith de la conversation est atteint au bout de 8 commentaires à peine, record battu.

Avec cette sensibilité à l'harmonie vocalique et aux accents (ex: accents sur la première syllabe de "Kora"), ils doivent jouer Bartok comme des dieux, les sith.

On sait que le National de Sithie revient à Pleyel ? ou le Darthuor Sith ? (pardon, pardon, pardon)

(je vais me flageller aux bains)

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