mardi 27 mars 2012

La saison 2012-13 à la Cité de la Musique


42 Comms'
La saison 2012-13 'Mémoires et création" que nous a concoctée la Cité de la Musique ressemble à son visuel : magnifique, farfelue et sérieuse, intense, adressant un clin d’œil appuyé aux grands maîtres du passé tout en restant bien campée dans ses bottes contemporaines.

S'abonner n'a pas été une mince affaire. J'ai d'abord tout coché, puis ai douloureusement élagué, pour me "contenter" d'un concert tous les dix jours environ. L'année dernière, j'avais déjà été époustouflée de la pertinence avec laquelle le fil conducteur de la saison "Corps et âme" avait été découpé en sous-thématiques cohérentes, mais peu de concerts me tendaient les bras avec autant de véhémence que ceux de la saison prochaine.

Mes préférés :
Bach / Kurtág
du 19 au 26 septembre


Difficile de choisir dans cette série de concerts,  qu'on peut même compléter d'une citéscopie autour de György Kurtág pendant le week-end. Ont résisté à l'élagage d'abonnement :
  • le Quatuor Keller : j'avais décrété il y a quelques mois que j'allais essayer la saison prochaine de favoriser la musique de chambre au détriment de la musique symphonique, pour changer un peu. Et comment pourrais-je résister à l'appel d'un quatuor à cordes hongrois. Petit instant-émotion en perspective avec le Officium breve in memoriam Andreae Servanszky op. 28 : tous les petits apprentis violonistes de Hongrie ont bouffé à un moment ou un autre de leur apprentissage, du Szervansky.
  • Márta et Gyorgy Kurtág, piano : "(...) les voir interpréter à quatre mains des pièces choisies dans le recueil des Játékok (..) C’est assister au bouleversant spectacle de deux corps phrasant la musique avec un rare degré d’intensité et d’acuité" nous dit la brochure. Que pourrais-je bien ajouter ? Allez-y !
  • Leçon de musique - master-class de György Kurtág : Quatuors à cordes de Bartók et de Beethoven. In-dis-pen-sa-ble (surtout, que je trouve un peu trop souvent Bartók joué à la va-que-je-te-pousse dans nos contrées). L'entrée est libre, peut-être faut-il réserver quelques temps auparavant ?

Le Boeuf sur le Toit, Alexandre Tharaud
14 octobre 2012

Une journée ébouriffante, où l'infatigable pianiste Alexandre Tharaud donnera des concerts en soliste, en quatre mains, avec orchestre, en concert-salade. On le retrouvera sur les rotules en fin de journée, mais on se sera régalés de Gershwin, de Poulenc, de Milhaud, de Satie.... On aura même pu explorer les environs de la Cité de la Musique lors d'un café-musique (au Café de la Musique) d'un Cabaret 1920, dans la Rue Musicale. J'ai essayé de ne pas avoir les oreilles plus grosses que le ventre et n'ai ainsi sélectionné qu'un concert sur toute la journée, je me réserve le droit de craquer au dernier moment.

Intégrale Schumann
du 2 au 4 novembre

Du Schumann à profusion. Gautier Capuçon en soliste. Craquelure de nez. Mais c'est le Chamber Orchestra of Europe (hiii) qui s'y colle. Je n'ai pas eu le courage de prendre une place pour le premier concert de cette série, Gautier Capuçon m'a décidément un peu trop refroidie suite à son Double Concerto de Brahms et au Triple de Beethoven il y a quelques jours.
Il reste toutefois deux concerts :
  • le concert du 3 novembre, avec l'Ouverture de Manfred et la Symphonie n°3 'Rhénane' ( ma moins-détestée) et le Concerto pour violon,
  • celui du 4 novembre, avec le concerto pour piano. 
J'ai hâte de voir ce que nous réserve la saison du COE (hiii) à l'Opéra de Dijon, souvent très excitante - j'ai un souvenir mémorable du concerto pour hautbois de Strauss joué par François Leleux.

Profitons-en pour mentionner le concert du Chamber Orchestra of Europe du 14 mai 2013. Il est certes un peu trop tôt pour lancer les invitations, mais ce sera, Inch'Allah, mon concert-fête d'anniversaire, précédé d'un pique-nique ou suivi d'un petit dîner, selon la météo. Programme irréprochable puisqu'aux Métamorphoses de Richard Strauss succèderont le Concerto pour violon n°2 de Prokofiev, joué par Lisa Batiashvili (j'ai un très très bon pressentiment) puis la Symphonie n°41 de Mozart. Mon petit doigt me dit que si Lisa Batiashvili est soliste, il se pourrait bien que mon François Leleux adoré (Monsieur Batiashvili au civil) soit à son poste de hautbois solo dans l'orchestre (yipee!). Concert inratable, évidemment, garanti Schumannfree qui plus est.


Domaine Privé Marc Minkowski
du 23 octobre au 1er décembre

Tout me fait envie, mais il faut faire des choix (soupir résigné). Je fais l'impasse.


B.A.C.H.
du 4 au 11 décembre

B.A.C.H comme dans si bémol, la do, si en notation allemande. La thématique est à la fois pointue et farfelu, je me pourlèche les babines. J'attends avec impatience le concert du 4 décembre de l'Orchestre de Chambre de Paris, avec Jean-Guyhen Queyras au violoncelle (mmm!) , sur un très beau programme d’œuvre construites autour de ce petit motif : la Suite pour violoncelle n°2 de Bach, le concerto grosso de Schnittke n°3, des collages sur B.A.C.H. de Pärt, et le concerto pour violoncelle n°1 de Chostakovitch.

Quant au concert du 11 décembre de l'Ensemble InterContemporain, sur Incises de Boulez, Variations pour orchestre op. 31 de Schönberg (précédées d'une mini-conf à la médiathèque !), je vais hésiter encore un peu, histoire de dire.

Contes et fééries
du 14 au 20 janvier

Je vais soigneusement éviter la Péri de Schumann-beurk, mais le concert Brumes d'Enfance ? Avec Alain Planès, qui m'avait éblouie aux Bouffes du Nord il y a deux mois ? et Accentus ! Quelle excuse pourrais-je inventer pour m'abstenir ?
Et ce programme sera une magnifique bouffée d'air en plein mois de janvier : Quatre vieilles comptines tchèques et Romance des Pissenlits de Martinu, puis du Janacek à profusion : les Rikadla (comptines), Fontaine aux Larmes, Dans les Brumes, la Trace du Loup...

Académie Maria-Joao Pires
du 18 au 22 Janvier
Ateliers dirigés par Maria-Joao Pires

Encore une fois, je vais me contenter de copier-coller le texte de présentation, qui me fait pousser des petits hi et des petits ho de ravissement tant il est truffé de choses pertinentes :
Ils sont nombreux, les artistes qui proposent des académies ou master classes. La leçon de musique imaginée par Maria-João Pires est d’un autre genre et ce qui s’y passe n’a pas grand-chose à voir avec l’enseignement habituel du piano.
Les participants — certains professionnels, d’autres non — passent d’abord six jours à l’abbaye de Royaumont, en huis clos du 12 au 17 janvier). Il s’agira de les amener à déconstruire les schémas acquis, ceux des concours, ceux de la carrière.
Et à repenser le métier de musicien, en leur faisant rencontrer d'autres professionnels (programmateurs, médecins,agents...). Chaque élève doit enfin écouter les cours des autres, quitte à devoir sacrifier son temps de travail usuel au clavier.
Déstabiliser pour mieux rouvrir les possibles : on le sait, cela ne va pas sans crises, qui se résolvent au mieux, pour Maria-João Pires, en cuisinant ensemble. Car la pianiste conçoit sa mission pédagogique dans la continuité d’une manière de vivre.
La fin de la session se déroulera à la Cité de la musique, en public, les auditeurs étant invités à participer au débat avec les musiciens.

Sérieusement ? In-ra-ta-ble.

Ich bin ein Berliner !
Du 26 février au 2 mars

Et moi qui me préparais déjà à organiser un week-end à Berlin l'année prochaine ? A quoi bon, puisqu'on profitera des solistes du Philharmonique de Berlin encore plus à Paris qu'à Berlin. (il faudra  que le Café de la Musique songe à proposer une formule de Frühstück pour faire couleur locale)
J'ai déjà dit tout le bien que je pensais du Cycle de musique de chambre Brahms à Pleyel avec, entre autres, Guy Braunstein (hiiii) le premier violon solo du Philharmonique de Berlin, mais à ce cycle s'ajoutent deux concerts à la Cité de la Musique !!!
  • Paris-Berlin, avec toutes les stars du Philharmonique de Berlin, Emmanuel Pahud à la flûte, Marie-Pierre Langlamet à la harpe, Amihai Grosz à l'alto, etc, etc. Programme mi-français, mi allemand avec du Ravel et du Debussy (voilà pourquoi mon Guy Braunstein adoré s'abstient) et le quintette pour clarinette et cordes de Brahms. Ecouter Pahud jouer le Prélude à l'Après-Midi d'un Faune, ça relève du fantasme.
  • Philharmonische Camerata Berlin : j'avais timidement émis le souhait d'écouter Guy Braunstein en soliste sur un concerto. Souhait qui sera exaucé plutôt trois fois qu'une avec un superbe programme de TROIS (!) concerto de Bach, dont un pour violon et hautbois..
Par contre, les prix des concerts symphoniques  du Philharmonique de Berlin à Pleyel n'ont toujours pas baissé.

Musique et cinéma
du 15 au 29 mars

Je ne m'y suis pas abonnée : entre le Cuirassé Potemkine, la soirée Desplat, les colloques, la citéscopie, les évènements dans la rue musicale, je n'ai pas pu choisir. On verra plus tard.

Le Marathon Bach !!!
du 6 au 7 avril

On commence "petit" (en effectif) le samedi 6 avril avec les partitas de Bach pour violon seul, puis on grossit pour écouter des concerts pour violon avec les English Baroque Soloists, puis des cantates (précédées d'une "leçon de musique" pour le public, yihou! ), conclusion du cycle en apothéose avec la Messe en si à Pleyel. J'oubliais : John Eliot Gardiner aka JEG dirige.

Domaine privé Kaija Saariaho
du 17 ou 23 avril

L'occasion de découvrir Kaija Saariaho,  mais aussi le quatuor Meta4, où joue mon violoncelliste préféré du... Chamber Orchestra of Europe (hiii) . Je suis tout chose à l'idée de découvrir ce quatuor, dont le site Internet est à tomber : beau, percutant, original, dénotant un quatuor doté d'une très très forte identité. (Rappelez-vous un instant les photos standard de quatuors à cordes où les quatre musiciens regardents d'un air guindé l'objectif, puis allez musarder sur leur site !)
Grâce à eux, je découvrirai les Voces Intimae de Sibelius, et des œuvres de Kaija Saariaho  - ils seront rejoint pour certaines œuvres par d'autres musiciens finlandais, et le percussionniste Florent Jodelet, qu'on avait déjà vu à l'oeuvre à l'Athénée poour un très beau et très rigolo concert 100% percussions.

(attention, le même soir, Nikolai Lugansky joue à Pleyel, mais il remet le couvert deux soirs de suite, on peut ruser)


La musique pendant l'occupation
du 12 ou 18 mai

Magnifique série thématique courageuse et musicalement excitante, en particulier les deux concerts suivants :
  • 24 mars 1942 : le Quatuor Mandelring jouera le même programme Haydn-Beethoven-Reger qui avait été donné le 24 mars 1942 à l'Institut Allemand de Paris par le quatuor Peter, en tant qu'opération propagando-musicale,
  • En temps de guerre : de superbes artistes (Akiko Suwanai au violon !! Michel Portal à la clarinette !) jouent un programme crépusculaire, composé d'oeuvres écrites en temps de guerre. Koechlin, Milhaud, Jolivet, et bien sûr, le Quatuor pour la fin du temps de Messiaen.

6è Biennale d'Art Vocal
du 25 mai au 15 juin

  • L'occasion d'écouter Heinz Holliger (chef-haubtoiste-compositeur) se diriger lui-même, avec le très très beau chœur de la Radio Lettone (ce n'est pas parce que vous hésitez à nommer la capitale de ce pays que son choeur n'est pas une tuerie internationale)
  • Mais aussi l'occasion de saluer Thomas Quasthoff, lors de la master-class de lied qu'il donnera le 8 et 9 juin.
  • Du Schubert en veux-tu en voilà : un Voyage d'Hiver par Pregardien et Pressler (hummm),une Schubertiade avec Werner Güra entre autres.
  • Un superbe concert, en mémoire du camp de concertration de Theresienstadt, où, en amer contraste avec la finalité du lieu, la vie musicale était intense. Un concert poignant, tant musicalement qu'historiquement, où figureront des oeuvres de Schulhoff, Haas (pour la Souris) Berman et Bach. 

On pourra se revigorer quelques jours plus tard avec les ébouriffantes fanfares des Balkans, avec Boban Markovic et la Fanfare Ciocarlia (bonne humeur garantie).

Et il reste plein d'autres choses : jetez un coup d'oeil au programme des Dissonances, ainsi qu'aux cycles "Hommage" et "En boucle"....etc.

Et votre sélection ressemble à quoi ?

42 Comms':

{ Joël } at: 27 mars 2012 à 01:02 a dit…

Et votre sélection ressemble à quoi ?
J'ai dû prendre les trois concerts des Dissonances, le Martinů/Janáček (évidemment !), 3 concerts du COE (quelle influence, quand même, faire venir ton orchestre préféré pour ton anniversaire !), un peu d'Intercontemporain (pour Kurtág, Varèse, Schönberg notamment), Minkowski au basson avec Pierre Hantaï au clavecin, le quatuor Arditti dans Cage, le programme Haydn de l'Orchestre de Paris, et puis des concerts avec Akiko Suwanai, Blandine Rannou, Guy Braunstein, Juliane Banse (Les Illuminations de Britten).

{ Klari } at: 27 mars 2012 à 01:10 a dit…

Joël, qui commente encore plus vite que je ne ponds mes chroniquettes :-)

J'ai dû prendre les trois concerts des Dissonances, le Martinů/Janáček (évidemment !), 3 concerts du COE, Akiko Suwanai, Guy Braunstein
Moi aussi, ouf ! et je ne serais pas étonnée qu'on ait choisi les mêmes 3 concerts du COE parmi les 4 proposés :-)

un peu d'Intercontemporain (pour Kurtág, Varèse, Schönberg notamment), Minkowski au basson avec Pierre Hantaï au clavecin, le quatuor Arditti dans Cage, le programme Haydn de l'Orchestre de Paris, et puis des concerts avec Blandine Rannou, Juliane Banse (Les Illuminations de Britten).
moi non, mais je le regrette déjà. En particulier Varèse et Cage. IL y a un programme avec Barbara Hannigan qu'il va falloir que j'ajoute fissa fissa à ma liste de concerts.

J'aurais peut-être du assumer mon Cité-de-la-Musique Illimité ?

{ Joël } at: 27 mars 2012 à 01:23 a dit…

Joël, qui commente encore plus vite que je ne ponds mes chroniquettes :-)
Rassure-toi, je lis les chroniquettes avant d'y répondre !

{ Klari } at: 27 mars 2012 à 01:31 a dit…

ouf !

Ugolino le Profond at: 27 mars 2012 à 03:08 a dit…

Dois-je écrire ce que je pense de cette programmation ? :-|

{ Klari } at: 27 mars 2012 à 08:39 a dit…

Hum....non !

Par contre, si tu veux, tu peux mentionner les deux ou trois concerts qui trouvent grâce à tes yeux, et pourquoi !

{ DavidLeMarrec } at: 28 mars 2012 à 12:02 a dit…

Flûte, j'ouvrais la fenêtre pour écrire que je tordrais volontiers le cou à celui qui oserait se plaindre de l'orgie de la Cité de la Musique cette année, mais je ne voudrais certes pas causer de tort à Ugolino.

Ce n'est pas tant sa déception (anticipable) que la raison d'icelle qui m'intrigue - mais on va plutôt en parler chez moi pour éviter de polluer ta belle sélection. :)

Tu nous demandes notre avis, donc parmi la déferlante de concerts considérablement appétissants, j'ai relevé :

=> La schubertiade insensée (Ziesak-Vondung-Güra-Jarnot, ça promet encore plus que Röschmann-Kirchschlager-Bostridge-Quasthoff il y a deux ans !).

=> Les masterclasses de Quasthoff : même si je n'adhère pas à ses choix et à sa pédagogie en général, c'est une expérience intéressante.

=> Athalie de Mendelssohn (en même temps que le Giraudoux de Hartmann, les deux soirées les plus originales de la saison le même soir...).

=> Les Psaumes de Mendelssohn couplés avec les Motets de Bach (non pas que ce soit spécialement rarissime, mais ça me plongera dans une douce hystérie contemplative).

=> Le programme de von Otter inspiré de son étonnant disque consacré à Terezin.

=> Le concert consacré à la radiophonie des années 40.

=> La quasi-intégrale pour quatuor de Kurtág par les Keller, donc la meilleure association possible, avec en prime l'Art de la Fugue où ils ne sont pas manchots non plus.

=> Reigen de Boesmans.

Dans le genre pas-rare-du-tout, j'ai assez envie des Schumann par COE / Nézet-Séguin, du Bach/Haendel sacré par Minkowski, des programmes des concerts Boulez et Tabachnik.

Et puis il y a des tas d'autres trucs, parfois peu souvent présents à Paris (par exemple chez les italiens "archaïques").

{ la souris } at: 28 mars 2012 à 13:49 a dit…

Rien de prévu de mon côté parce que la cité de la musique est vraiment loin de chez moi, mais là tu me fais vraiment envie avec B.A.C.H. (Arvo Päääääärt !) et le concert Janacek...

{ Klari } at: 28 mars 2012 à 17:37 a dit…

@DavidLeMarrec : oh, on va se croiser quelques fois à la Cité. je vais te répondre chez toi, la balance des commentaires penche décidément en ma faveur, rétablissons l'équilibre conversationnel !

@LaSouris : viens, on va bien s'amuser ! Et rappelle-toi que la Cité n'est pas loin de la *meilleure* boulangerie du monde. Ainsi que d'un délicieux jap' pas loin de chez moi.
(et le concert Janacek va Dé-po-ter, je te le garantis - sans remboursement toutefois)

{ Klari } at: 28 mars 2012 à 17:38 a dit…

ps : c'est lequel, le concert "Radiophonie des années 40"? je ne le retrouve pas, oups.

{ DavidLeMarrec } at: 28 mars 2012 à 20:11 a dit…

"oh, on va se croiser quelques fois à la Cité."

Ce sera un honneur.

"je vais te répondre chez toi, la balance des commentaires penche décidément en ma faveur, rétablissons l'équilibre conversationnel !"

Ce n'est pas ta faute si tu publies des trucs intéressants tous les deux jours... Je m'étais bien dit que je ne devais pas mettre le clavier dans l'engrenage de commenter ici... :(


"c'est lequel, le concert "Radiophonie des années 40"? je ne le retrouve pas, oups."

Celui du 18 mai 2013. Enfin, la présentation n'est pas tout à fait claire sur l'origine des chansons, mais c'est censé évoquer, à tout le moins, cette période.

Ugolino le Profond at: 29 mars 2012 à 00:15 a dit…

Pour Klari, ce pour quoi je vais probablement me déplacer :

- Cycle Bach/Kurtag : c'est un compositeur que tout le monde semble adorer et qui me passe complètement à côté, mais comme d'habitude, je vais aller voir.

- Staier/Melnikov. Je sens l'idée à la noix mais les interprètes sont bien, et on entend pas souvent les préludes et fugue de Chostakovitch.

- Intégrale Schumann par le COE et Nézet-Séguin : non je rigole.

- 13 novembre : Sinfonia Varsovia/Minkowski. Parce que le deuxième de Szymanowski par un polonais, et j'ai la curiosité de voir ce que la symphonie n°3 de Gorécki donne en vrai (probablement rien du tout).

- 17 et 24 novembre : pour les Xenakis, même s'ils saoulent à toujours jouer les oeuvres des années 50 et 60, et pas les géniales des années 70 et 80. Tout le cycle Futurismes promet assez, même s'il est incohérent.

- 8 décembre : parce que l'un des plus mauvais pianistes français qui crée une oeuvre pour piano et orchestre d'un des plus mauvais compositeurs du monde, ca ne se rate pas !

- 11 décembre : EIC/Robertson dans Boulez/Birtwistle/Schönberg, parce que j'aime beaucoup Robertson.

- Rising star : le deuxième quatuor de Szymanowski (mais ca tombe le même soir qu'autre chose), et de beaux programmes (Duparc/Debussy/Zemlinsky/Crumb)... j'irai sans doute aussi à l'EIC/Meister, pour voir si Jagden und Formen, un chef d'oeuvre supposé, m'emmerde autant en vrai qu'au disque (et si c'est le cas, j'abandonne définitivement Rihm).

- Reigen de Boesmans, parce qu'il faut voir les opéras contemporains.

- 27 février : Anderszewski/OP/Järvi, pour la quatrième de Szymanowski, pour voir ce pauvre Järvi se débattre avec un mauvais pianiste et un orchestre que je suppose incapable de comprendre cette musique.

- Les machins des gens de Berlin, enfin surtout le concert avec les Debussy, parce que c'est tout de même de la bien meilleure musique que Brahms.

- 19 mars : Quartett de Francesconi, parce que dans les très nombreux compositeurs italiens qui font du style IRCAM, c'est un des très rares qui me parait avoir une âme. Ca risque d'être complètement raté, mais je reste curieux.

- 6 avril : les siècles et des gens qui font du hip hop sur du Stravinsky. Parce que ca va être le concert le plus ridicule de l'année, et qu'on en rira encore dans des années quand on aura oublié tous les autres concerts tellement sérieux de la cité.

- Tout le cycle Saariaho, en particulier le concert du Philhar' (Saariaho/Sibelius) dirigé par un jeune chef finlandais, et le concert d'Avanti!, qu'on ne voit vraiment pas assez chez nous.

- Le cycle de la musique pendant l'Occupation, même si je trouve scandaleux qu'il faille ce thème pour jouer certains de ces compositeurs (et où est Schmitt ?).

- Les Scardanelli-Zyklus de Holliger dirigé par lui-même.

- Le concert de von Otter, même si je risque d'en sortir très mécontent.

Le baroque, j'y connais rien, mais je crois qu'il y a de belles choses à entendre. Et bon les ploumploums chantés de Bach et Mendelssohn, j'ai l'impression qu'on les a tous les ans par Accentus et d'autres, mais ca doit être mignon.
Et il y en a d'autres où j'irai probablement, selon l'humeur du jour.

{ Klari } at: 29 mars 2012 à 00:56 a dit…

@David :

Mais non, je vous prie, tout l'honneur sera le mien !

Ce n'est pas ta faute si tu publies des trucs intéressants tous les deux jours... Je m'étais bien dit que je ne devais pas mettre le clavier dans l'engrenage de commenter ici... :(
d'une, c'est ma faute,
de deux, tu viens de dire en commentaire d'une autre chroniquette que tu scrollais directement en bas de page, sans lire.. tsk, tsk.

Ah, tu parlais de ce concert-ci ? Mais oui que ça a l'air très bien. Je l'ajoute à la liste de concerts à ajouter au fil de l'eau si j'ai envie de me mettre un peu de musique en plus sous l'oreille l'année prochaine.

(et maintenant, allons engueuler Ugolino ;-) )

{ Klari } at: 29 mars 2012 à 01:11 a dit…

@Ugolino : Hello et merci d'avoir pris le temps de participer au jeu des sept concerts. Tu n'as pas lu les règles, tu étais censé lister les concerts susceptibles de te *plaire*, pas ceux dont tu étais sûr à l'avance de ressortir déçu :-)

- 11 décembre : EIC/Robertson dans Boulez/Birtwistle/Schönberg, parce que j'aime beaucoup Robertson.
Ah, quand même !

*un compositeur que tout le monde semble adorer et qui me passe complètement à côté, mais comme d'habitude, je vais aller voir.
*un des plus mauvais pianistes français qui crée une oeuvre pour piano et orchestre d'un des plus mauvais compositeurs du monde, ca ne se rate pas !
*Anderszewski/OP/Järvi, pour la quatrième de Szymanowski, pour voir ce pauvre Järvi se débattre avec un mauvais pianiste et un orchestre que je suppose incapable de comprendre cette musique.
*Ca risque d'être complètement raté
*Le concert de von Otter, même si je risque d'en sortir très mécontent.

Mais tu veux un fouet avec ton abonnement ? Où est le plaisir là-dedans ? Remarque, je présuppose que le plaisir est au cœur de ta motivation pour aller au concert, peut-être me trompe-je ?
En même temps, ce serait dommage de te priver de l'occasion de râler, tu le fais tellement bien ;-p


- 6 avril : les siècles et des gens qui font du hip hop sur du Stravinsky. Parce que ca va être le concert le plus ridicule de l'année, et qu'on en rira encore dans des années quand on aura oublié tous les autres concerts tellement sérieux de la cité.
Hum. Dans cinq siècles, Stravinsky sera considéré comme tenant de la même esthétique que le hiphip et des tas de concerts de hiphip stravinskiens seront donnés dans des métaacoustigrammes virtualobioniques de concerts. En fait, c'est un concert visionnaire !
(blague à part, pourquoi ne serait-ce pas intéressant ?)
(y'a pas une messe en si au même moment ?)

J'espère que tu trouveras ton bonheur qd même quelque part à Paris !

{ DavidLeMarrec } at: 29 mars 2012 à 01:50 a dit…

Klari castigavit :
"(blague à part, pourquoi ne serait-ce pas intéressant ?)"
Je suppose que le côté "mode" ou "tout-se-vaut" n'est pas très sympathique à Ugolino. Ca peut très bien fonctionner, mais c'est vrai que le principe est très "dans-le-sens-du-poil", le genre de programme que les institutions proposent pour avoir des subventions plus larges (puisque c'est censé "ouvrir le public" dans tous les sens du terme).

"(y'a pas une messe en si au même moment ?)"
Je crains que ça n'entre également dans la catégorie des "ploum-ploums mignons" évoquée précédemment. :)

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Ugolino dixit :
"et j'ai la curiosité de voir ce que la symphonie n°3 de Gorécki donne en vrai (probablement rien du tout)."

Là, j'avoue, j'ai ri. Même si j'aime Górecki (pas particulièrement la Troisième, je précise).

Je n'ai pas cité l'opéra de Francesconi, mais j'ai les mêmes espoirs et les mêmes appréhensions : sa musique est souvent belle, mais avec un tel titre, déjà, je crains le retour de la malédiction millénaire du livret-pourri.

D'accord aussi pour regretter qu'on ne programme certains compositeurs (même pas collabos, parfois des martyrs) sans le thème WWII, mais il est vrai que ça fait des repères pour le public, qui n'est pas majoritairement composé de geeks dans le genre des lecteurs de ce Scope distingué.

Sinon, je n'ai pas vu le concert Duchâble / Glass dont tu parles, c'est bien à la Cité ?

Ugolino le Profond at: 29 mars 2012 à 02:40 a dit…

Il faut vraiment répondre à la question "pourquoi ne serait-ce pas intéressant ?" Il ne suffit pas d'imaginer une danse hip hop avec joué derrière le Sacre du printemps sur des instruments d'époque ? Rien que d'écrire cette phrase donne conscience que nous vivons la fin des temps. UN BALLET HIP HOP SUR LE SACRE DU PRINTEMPS JOUE SUR INSTRUMENTS D'EPOQUE AU SEIN D'UN CYCLE SCHONBERG/STRAVINSKY. Le présent, le passé, le musée, les jeunes, les grands maîtres, la démocratie, le développement des territoires, blabla. Il ne manque que des projections vidéos et un discours de Frédéric Mitterrand et on aura l'absolu du concert culturel post-moderne sponsorisé par le Ministère de la Culculture.
Et évidemment que c'est visionnaire : un jour cela sera le seul moyen pour que la musique dite savante continue à être jouée. Ou bien c'est une prévision de la fin du monde en décembre 2012.

Et je précise que je n'ai rien à priori contre les Siècles, ils donnent juste souvent le bâton pour se faire battre.

"Mais tu veux un fouet avec ton abonnement ? Où est le plaisir là-dedans ? Remarque, je présuppose que le plaisir est au cœur de ta motivation pour aller au concert, peut-être me trompe-je ?"

Le plaisir, ca peut être très divers en art. Je peux prendre plus de plaisir à entendre un truc complètement pourri mais significatif (en musique contemporaine, par exemple) qu'une banalité du répertoire jouée moyennement (ou même bien exécutée), parce que le premier va générer de la pensée alors que le deuxième non. Les "événements", qui font une vie (parce que les concerts, c'est la vie, et c'est le reste qui ne mérite pas d'être vécu ;-)) sont aux deux extrêmes du spectre de la qualité plus qu'au milieu. Analyser, comprendre, intégrer sur le long terme et non sur le concert ponctuel, peuvent produire des plaisirs plus durables que les plaisirs spontanés.
Après, je te rassure, je préfère quand même entendre des grands concerts, mais contrairement à l'idée répandue, j'en entends beaucoup (surtout cette saison où je sélectionne plus). J'en ai par exemple entendu 5 dans les deux dernières semaines - c'est certes exceptionnel, mais pouvez-vous, peuple de joyeux, en dire autant ?


Pour David : c'est vrai qu'on a quantité de mauvais pianistes français et de mauvais compositeurs (qui est aussi français, je ne l'ai pas précisé), ca laisse le choix.

{ Joël } at: 29 mars 2012 à 03:30 a dit…

J'en ai par exemple entendu 5 [des grands concerts] dans les deux dernières semaines - c'est certes exceptionnel, mais pouvez-vous, peuple de joyeux, en dire autant ?
En étant assez sélectif, je pense en avoir entendu au moins onze depuis le début du mois...

Ugolino le Profond at: 29 mars 2012 à 03:40 a dit…

Certes, si on place la barre du grand au niveau du Pelléas de l'Opéra de Paris, on peut voir 25 grands concerts par mois :-p.

(exemple pris au hasard, et si je ne dis pas COE/Haitink c'est pour ne pas faire avoir de crise cardiaque à la tenancière de ces lieux)

{ Joël } at: 29 mars 2012 à 08:16 a dit…

Peut-on demander le privilège de connaître cette liste des fameux 5 grands ?

{ la souris } at: 29 mars 2012 à 08:57 a dit…

(aparté boulangerie pour Klari, à saute-moutons de plein de commentaire : j'ai trouvé, encore dans le Marais, en me rendant à un nouveau cour de danse des boulangeries qui m'ont fait rêver. Je teste les sablés au Cranberry, coco-Nutella, noisettes-Nutella, cheesecakes divers et variés et je te donne les adresses ^^)

Ugolino le Profond at: 29 mars 2012 à 15:59 a dit…

Est-ce vraiment important ?

{ Klari } at: 29 mars 2012 à 16:08 a dit…

Ca, c'est bien un commentaire de quelqu'un qui n'a jamais mangé de cheesecake de compétition. L'adresse d'un cheesepâtissier de compétition, ça se transmet précieusement de bouche à oreille de druide.

tsss, tsss.

(je reviens papoter en long en large et en travers plus tard, je fais juste un petit coucou)

{ Klari } at: 29 mars 2012 à 22:06 a dit…

@DavidLeMarrec (commentaire d'hier soir) :
la Messe en si, un "ploum-ploum mignon" ? C'est adorable :-)

mais il est vrai que ça fait des repères pour le public, qui n'est pas majoritairement composé de geeks dans le genre des lecteurs de ce Scope distingué.
Je me demande s'il ne manque pas une virgule après "geeks"?
Je suis la première à avoir besoin de ce genre de repères ! Quel honneur d'être lue par plus geek que soi.

Sinon, je n'ai pas vu le concert Duchâble / Glass dont tu parles, c'est bien à la Cité ? Mais non, c'est David F. qui joue Ravel.

@Ugolino LeProfond : "UN BALLET HIP HOP SUR LE SACRE DU PRINTEMPS JOUE SUR INSTRUMENTS D'EPOQUE AU SEIN D'UN CYCLE SCHONBERG/STRAVINSKY"
présenté comme tu le fais, ça a l'air rigolo, évidemment (je ne partage toutefois pas ton opinion outrée). Mais un programme monté avec les intentions les plus répréhensibles du monde peut malgré tout être un excellent moment. Mieux vaut parfois une mauvaise idée bien faite qu'une bonne idée malmenée ? Et encore, je ne suis pas sûre que ce soit une mauvaise idée. Maintenant, c'est malin, j'ai envie d'aller voir le spectacle.
En s'amusant à pousser ce raisonnement à l'extrême, on ne devrait assister qu'aux concerts programmés pour des raisons purement musicales et désintéressées : ouste les orchestres étrangers, ouste les spectacles-éveil (l'action culturelle ça apporte des subventions (j'invente, hein)), ouste l'EIC (bah, ils sont copains avec le Grand Gourou de la Cité de la Musique) !
Que resterait-il ?

parce que les concerts, c'est la vie, et c'est le reste qui ne mérite pas d'être vécu ;-))
oui, oui, et reoui.


Le plaisir, ca peut être très divers en art. Je peux prendre plus de plaisir à entendre un truc complètement pourri mais significatif (en musique contemporaine, par exemple) qu'une banalité du répertoire jouée moyennement (ou même bien exécutée), parce que le premier va générer de la pensée alors que le deuxième non. Les "événements", qui font une vie sont aux deux extrêmes du spectre de la qualité plus qu'au milieu. Analyser, comprendre, intégrer sur le long terme et non sur le concert ponctuel, peuvent produire des plaisirs plus durables que les plaisirs spontanés.
Je prends acte. C'est on ne peut plus clair.

Évidemment, un petit fossé nous sépare, puisque mon plus grand plaisir au concert est de mettre mes neurones en veille pour me contenter de ressentir ! "peuple de joyeux" : je m'y reconnais bien !

si je ne dis pas COE/Haitink (..) pour ne pas faire avoir de crise cardiaque à la tenancière de ces lieux
Merci pour cette délicate attention :-)
Bah, j'ai paramétré l'anti-spam pour que tt commentaire à peine moins qu'élogieux sur COE Haitink file tout droit à la corbeille.

Peut-on demander le privilège de connaître cette liste des fameux 5 grands ?
Oui, c'est important !

sablés au Cranberry, coco-Nutella, noisettes-Nutella, cheesecakes divers et variés
Ooooh.
Ahhhh
Le sablé nutella-noisettes. Mais ce cheesecake - au pluriel! qui m'intrigue le plus...
On devrait ouvrir un blog gastronomicomusical à quatre mains !

Ugolino le Profond at: 29 mars 2012 à 23:32 a dit…

Puisque c'est important :
- Le jeune quatuor Hermès pendant le festival quatuors à Saint Roch, qui après un superbe Dutilleux ont livré un Debussy extraordinaire, qui donnait de la musique de Debussy tout ce que le naufrage de l'OP était incapable de donner.
- Les deux concerts consacrés par la BBC à Brett Dean au Barbican Hall de Londres
- Le concert du BFZ à Pleyel, surtout pour le deuxième de Bartok par Ranki, mais le reste était bien aussi.
- Le concert du RNO à Pleyl, malgré Gauthier Capucon exécrable dans la symphonie concertante de Prokofiev, mais une très grande sixième de Glazounov.

Voili voilou.

{ Klari } at: 29 mars 2012 à 23:57 a dit…

Oui, c'est important !
1. Ca flatte mon orgueil patriotico-musical
2. (mais dans quel répertoire G.C est-il bon ? à ma connaissance, ni Beetohoven, ni Brahms, ni Haendel(-Halvorsen), ni Prokofiev)
3. Ca me donne des idées d'exploration. Je viens de wikipedier Brett (hiiiii, un alto de Berlin (il est marié?)) et googler le Quatuor Hermès. Superbe, leur photo en page d'accueil.

(ça fait sourire quelqu'un d'autre que moi, lire que le Quatuor Hermès se perfectionne auprès du Quatuor Artémis ?)

(On entend bien à Saint-Roch ? En orchestre, c'est terrible, le moindre "scrontch" devient "scrouuuwouwouwouwounssshhhh" (c'est un genre))

{ Joël } at: 30 mars 2012 à 00:09 a dit…

On entend bien à Saint-Roch ?
Je n'y ai (pour l'instant...) entendu que du baroque, et le plus souvent depuis les premiers rangs (à une époque, j'étais abonné aux Concerts Parisiens Philipper Maillard). Pour ce répertoire-là, l'acoustique était pas mal, dans mes souvenirs (la dernière fois, c'était en 2009). La durée de réverbération est vertigineusement longue...

{ Klari } at: 30 mars 2012 à 00:17 a dit…

Du coup, le baroque y devient romantique, l'acoustique ajoutant quelques violons invisibles et du vibrato ? Et le romantique devient...

..... devient ?

Ewelle wouahwouahwaouh reweuhweuhweuhseeeeeemblwwwer à kwouahwouahwouah, laaaaah 4è de Bwhuwhuwhuwhukneheher ?

Hein ?

Ugolino le Profond at: 30 mars 2012 à 01:17 a dit…

Pour les quatuors, ils ferment une grande partie de l'église. Pas de réverbération et on entend très bien.

Tu comptes faire des infidélités à gros Guy ?

{ Klari } at: 31 mars 2012 à 01:24 a dit…

Qui est gros ? IL n'est pas gros, juste un peu enveloppé.
Et encore.

Je vais butiner un peu par-ci par-là !

(mais je reviendrai toujours à mon Leo et à mon Guyguy)

{ DavidLeMarrec } at: 31 mars 2012 à 11:55 a dit…

"Je me demande s'il ne manque pas une virgule après "geeks"?"
Les deux sont possibles, non ? :)


"Je suis la première à avoir besoin de ce genre de repères ! Quel honneur d'être lue par plus geek que soi."

Il faut arrêter de rigoler, quand on voit plus de vingt concerts symphoniques par an et qu'on passe des heures à rédiger des chroniques, en lire d'autres, et échanger des opinions sur ces sujets, on peut être considéré comme geek.

Ce n'est pas tout à fait le geek intégral (celui qui fait 300 soirées par an, qui ne fréquente que des musiciens et qui dort dans une mallette de contrebasse), mais ça reste geekisant tout de même.


A propos, quel est le problème avec G. Capuçon ? C'est un peu lourd comme style, appuyé et emphatique, mais le son est beau, le musicien très présent. Il s'est passé quoi dans ce Proko dans lequel tout le monde semble l'avoir détesté ?

(Test spam : COE / Haitink, c'est pas mal.)

Ugolino le Profond at: 31 mars 2012 à 15:21 a dit…

Pour G. Capuçon : jeu emphatique à l'extrême, qui dissimulait mal l'absence totale d'idées dans la conduite, pas une seule phrase qui ait du sens, un vibrato exubérant sur chaque note, et tout joué de la même manière, surchargé et dégoulinant. La technique était là, mais ça n'avait juste aucun début de sens.
En plus, dans un concert du RNO...

{ Klari } at: 1 avril 2012 à 00:23 a dit…

@David : je suis geek! mais je le suis un brin moins que vous ! (quand je lis neuvième diminuée, j'ai encore besoin de consulter mon dictionnaire, moi)
Bon.

A propos, quel est le problème avec G. Capuçon ? C'est un peu lourd comme style, appuyé et emphatique, mais le son est beau, le musicien très présent. Il s'est passé quoi dans ce Proko dans lequel tout le monde semble l'avoir détesté ?
Je plussoie complètement Ugolino. A la rigueur, j'aurais remplacé RNO par le COE et Haitink :-)

Gautier Capuçon est un killer techniquement, ce qui m'est confirmé par Gentil-Prof, il a un son magnifique, et n'en met jamais une à côté.

La première fois que je l'ai écouté, j'ai d'ailleurs été plutôt convaincue (concerto de Dvorak), où son gros son généreusement vibré passe très bien.
Sur la durée, on se rend compte qu'un truc cloche : sur le Double de Brahms, il ne montre aucun scrupule à noyer l'autre soliste (en l'occurrence, son frère), ni à être totalement hors sujet stylistiquement dans la Passacaille Halvorsen-Haendel : le gros son très vibré, les notes ultra-liées, ça ne se fait plus depuis quelque temps.

Il me donne par ailleurs l'impression d'alterner entre phrasé 1 et phrasé 2 :
Phrasé 1 : commencer doucement, finir avec un gros wouah! sur la dernière note
Phrasé 2 : commencer plus dur, mettre un petit qq chose sur l'avant-dernière note (plus gros vibrato, rallenti, bref, qq chose)
(quand tu as COE/Haitink - ou RNO/Pletnev derrière, le contraste est frappant)

Le pire du pire, c'était le Triple de Beethoven avec Haitink/COE : écoute le mouvement lent (à partir de 31'), c'est très joli, remarque, mais hors sujet avec un orchestre biberonné par Harnoncourt. Puis écoute l'OVNI : à partir de 36'30 pendant une minute ou deux. Pendant le concert, j'ai bien cru que mes oreilles me faisaient faux bond ("ce machin ne peut pas être ce qui se passe, mes oreilles me mentent"), Joël a bien failli s'étrangler de rire , et quand je l'ai réécouté à la maison, l'Escogriffe a levé le nez de son bouquin horrifié "mais c'est quoi" ?
(il y a un autre truc étrange à 40'43, d'ailleurs)

Je suis curieuse d'avoir ta réaction !

En tout cas, avec des moyens techniques pareils, j'espère que côté musical, ça se développera avec le temps, c'est tout le mal que je lui souhaite. Une petite master-class avec Leo ?

(c'est chouette, ce qu'il fait, F. Braley, non ? Je me demande si au 2è rang des violoncelles, il n'y a pas un des violoncelles de l'Orchestre de Chambre de Paris/Ensemble orchestral. Youpiiii, un français de plus au COE)

(Test spam : COE / Haitink, c'est pas mal.) Ne me cherche pas !

{ DavidLeMarrec } at: 1 avril 2012 à 17:21 a dit…

S'il s'agit d'une affaire "c'est-du-gros-son-tout-le-temps", je suis d'accord, mais ce n'est pas si horrible que ça, plein de violoncellistes (à commencer par Rostropovitch et Gutman...) le font, et certains avec moins d'inspiration dans les phrasés (Knaziev...).

Je conviens tout à fait que c'est un peu homogène, ce qui fait que je ne le recherche pas particulièrement, même si je l'ai beaucoup admiré en salle - moi aussi dans le concerto de Dvořák. Mais justement, ce gros son dans Prokofiev, ça ne me paraissait pas être la cause possible d'une désillusion : dès que le son s'effiloche, ça peut devenir assez crin-crin avec ce type de couleur harmonique et d'effectif - Mørk dans Chosta, en "vrai", je trouve ça un peu malingre.

Je vois bien ce que vous voulez dire (et je partage tout à fait ces réserves), mais je ne trouve pas ça insupportable ou inepte, loin s'en faut.
Peut-être aussi parce que le Triple Concerto n'éveille qu'un mince intérêt chez moi (déplacer trois solistes pour une quantité de musique qui aurait suffi à deux, voire un...), à peine davantage que le Concerto pour Quatuor à cordes de Spohr...

En revanche, n'espère pas trop d'amélioration : je n'ai que très rarement vu (une fois, deux fois ?) un artiste (chefs mis à part) acquérir significativement des qualités expressives après son entrée dans la carrière. En règle générale, les tièdes ou les dévoyés gustatifs restent sensiblement dans le même univers.

{ Klari } at: 2 avril 2012 à 13:11 a dit…

Et bien, tu es plus indulgent que nous, et c'est tout à ton honneur.

Évidemment, j'ai un peu tendance à comparer tous les solistes avec le Grand K, ce qui est rarement à leur avantage.

Mais tu vois, chaque fois que j'ai écouté le Capuçon-violoniste, je l'ai trouvé un peu différent, cherchant à s'adapter, avec plus ou moins de bonheur, certes, au programme joué. J'avais été un peu déçue dans le Tchaiko, mais Brahms et Beethoven, c'était très bien, le son et les phrasés étaient différents, réfléchis.

Alors que mon ressenti avec le frère-violoncelliste est qu'il joue toujours la même chose. Et ce n'est finalement ni du Brahms, ni du Beethoven, ni du Haendel, ni du Prokofiev (je ne l'ai pas écouté, celui-ci, j'extrapole), mais du Capuçon. par conséquent, ça me parait un jeu un peu bête, dans la mesure où il y transparait - mais c'est une impression subjective, hein, une absence de questionnement, de démarche musicale. Rostro, à mon avis, s'était posé la question "comment jouer Brahms?" et il y aurait répondu "avec grrrrros son, koniechno". G.C., je ne suis pas sûre qu'il se soit posé quelle question que ce soit.

Là encore, impression ultra-subjective, hein, mais qui se renforce à chaque écoute.

je n'ai que très rarement vu (une fois, deux fois ?) un artiste (chefs mis à part) acquérir significativement des qualités expressives après son entrée dans la carrière qui ? qui ?
et surtout, pourquoi ?

{ DavidLeMarrec } at: 3 avril 2012 à 01:31 a dit…

Et bien, tu es plus indulgent que nous, et c'est tout à ton honneur.

C'est d'autant plus facile que je n'y étais pas, non ? :)


Évidemment, j'ai un peu tendance à comparer tous les solistes avec le Grand K, ce qui est rarement à leur avantage.

Surtout, ce qu'il fait est tellement singulier pour ce répertoire (une sorte de baroqueux dans le "grand répertoire", mais avec une longueur de phrasé sans comparaison aux crin-crins d'époque), que même s'ils sont aussi bons (excellents, géniaux, ce que tu voudras), ils ne peuvent que te paraître communs.

Sinon, je suis d'accord avec ce que tu dis des deux frères, et aussi avec le fait que le jeu de Gauthier est particulièrement constant d'une oeuvre à l'autre. Comme ça reste très beau, je ne trouve pas qu'il y ait lieu de s'en plaindre, mais j'avoue que je me tourne prioritairement, au disque, vers d'autres qui s'adaptent davantage à ce qu'ils jouent.

Rostro, à mon avis, s'était posé la question "comment jouer Brahms?" et il y aurait répondu "avec grrrrros son, koniechno". G.C., je ne suis pas sûre qu'il se soit posé quelle question que ce soit.

Ta distinction est amusante, je crois qu'elle est assez juste - c'est en tout cas la différence que je vois entre les deux, celles d'une conscience... et aussi d'une liberté de le faire.
Rostropovitch, même dans du Haydn avec l'Orchestre Régional d'Auvergne (dans ses toutes dernières années), c'était un monument de qualité des phrasés, très fins, tous justes, une avalanche de micro-événements.


et surtout, pourquoi ?

C'est un cliché que je déteste, mais j'en ai fini par conclure que la "sensibilité", le "goût", l' "engagement", cela ne s'acquiert pas, en tout cas au delà d'une étape assez précoce dans le développement du musicien. Cela explique que certains amateurs maladroits soient plus captivants que d'autres professionnels irréprochables.

L'autre hypothèse aussi (on peut remarquer que les chanteurs, matériau plus fugace, se dégradent souvent assez vite techniquement après que leur carrière décolle) est que l'intensité de la vie professionnelle de très très haut niveau (celle que nous suivons à Pleyel...) ne permet pas vraiment d'avoir la longueur de vue suffisante pour se réformer en profondeur.

{ Klari } at: 3 avril 2012 à 13:48 a dit…

Comme ça reste très beau, je ne trouve pas qu'il y ait lieu de s'en plaindre, mais j'avoue que je me tourne prioritairement, au disque, vers d'autres qui s'adaptent davantage à ce qu'ils jouent.
je trouve G.C. très discogénique. Je n'ai pas du tout aimé le triple concerto "en vrai", alors qu'il passe beaucoup mieux en re-regardant la vidéo. A l'inverse, le grand K. est moins discogénique. Enfin, il l'est, mais on perd un peu de la magie du "vrai", je trouve.

c'est en tout cas la différence que je vois entre les deux, celles d'une conscience... et aussi d'une liberté de le faire.
vivivi, je suis tout à fait d'accord. Comme si l'approche, la logique qui sous-tend ce qu'on entend était plus important que les signaux sonores perçus.
(c'est l'effet Badinter : Robert Badinter dit à la radio "les haricots sont verts", tu t'évanouis devant la pureté et l'infaillibilité de son raisonnement. alors que si ton voisin te dit la même chose, tu as plutôt envie de lui rétorquer "et tes carottes, elles sont cuites?".

(je m'embrouille. mais c'est très clair dans ma tête :-) )

Tu n'as pas répondu au "qui? qui?" : qui as-tu vu évoluer ?

chefs mis à part : j'imagine que eux, ont cet avantage qu'ils doivent sous-traiter la production. Du coup, ils doivent constamment réfléchir à ce qu'ils veulent communiquer à leurs équipes, donc, presque malgré eux, leur musicalité devrait automatiquement se développer. (Théorie du jour n°1)

l'intensité de la vie professionnelle de très très haut niveau (celle que nous suivons à Pleyel...) ne permet pas vraiment d'avoir la longueur de vue suffisante pour se réformer en profondeur.
B. Haitink mentionne cet effet dans un interview - que j'ai la flemme de retrouver, où il semble souhauter aux jeunes plus de temps pour essayer, tatonner, se planter, se développer.
Enfin bon. O tempora, o mores, n'est-ce-pas.

{ jus marrecium } at: 4 avril 2012 à 19:55 a dit…

je trouve G.C. très discogénique. Je n'ai pas du tout aimé le triple concerto "en vrai", alors qu'il passe beaucoup mieux en re-regardant la vidéo. A l'inverse, le grand K. est moins discogénique. Enfin, il l'est, mais on perd un peu de la magie du "vrai", je trouve.
Je n'ai pas trouvé Gauthier Capuçon moins bien qu'au disque, même en plein air, mais j'approuve complètement sur Kavakos, il y a quelque chose de direct, légèrement acide, qui se perd dans la captation, quelque chose d'une présence physique - exactement le type de texture qui se perd également chez Mireille Delunsch (ou Aitor Hevia, si l'on veut en rester aux violonistes).

(c'est l'effet Badinter : Robert Badinter dit à la radio "les haricots sont verts", tu t'évanouis devant la pureté et l'infaillibilité de son raisonnement.
Tu ne peux t'évanouir si tu ne t'es pas endormie pendant le lourd prolégomène où il se vante pour la 1323789367387e fois de ses années de gouvernement. :)

(je m'embrouille. mais c'est très clair dans ma tête :-) )
Ce n'est en fait pas exactement ce que je voulais dire ; ça ne dépend pas tant de la perception que nous en avons (pas comme un homme politique de notre bord dit un truisme exaltant - que nous trouverions scandaleux chez le camp opposé) que de la présence d'une forme de sentiemnt que le choix est possible (intellectuellement plus encore que techniquement), comme tu le disais.

Tu n'as pas répondu au "qui? qui?" : qui as-tu vu évoluer ?
En fait, je crois que ça ne concernait que des chanteurs (dont l'interprétation avait pu s'aiguiser au contact répété de la scène, voire à la suite de la perte de leur beau timbre), sans doute un peu plus que deux, mais pas en très grand nombre non plus. Chez les instrumentistes, en fait, j'ai cherché des exemples suite à notre conversation, et je n'en ai pas trouvé - je veux dire des tièdes qui devenaient raisonnablement ardents.

C'est en revanche la norme chez les chefs, qui se bonifient en vieillissant, au moins jusqu'à un certain stade - au-delà duquel on peut continuer à monter ou commencer à se faner.

j'imagine que eux, ont cet avantage qu'ils doivent sous-traiter la production. Du coup, ils doivent constamment réfléchir à ce qu'ils veulent communiquer à leurs équipes, donc, presque malgré eux, leur musicalité devrait automatiquement se développer. (Théorie du jour n°1)
Tout simplement, ils n'ont pas de substantielles limitations physiques. Et leur métier est effectivement un métier de projection, pas de pratique, donc avec l'expérience, la variété des répertoires et des musiciens, leurs qualités de technique et de construction ne peuvent que s'améliorer, à défaut de leur caractère. [Non, je ne me suis jamais disputé avec un chef.]

B. Haitink mentionne cet effet dans un interview - que j'ai la flemme de retrouver, où il semble souhauter aux jeunes plus de temps pour essayer, tatonner, se planter, se développer.
Enfin bon. O tempora, o mores, n'est-ce-pas.

Oui, avant de devenir grands, jusques à quand abuseront-ils de notre patience ?

{ Joël } at: 4 avril 2012 à 21:43 a dit…

Tu ne peux t'évanouir si tu ne t'es pas endormie pendant le lourd prolégomène où il se vante pour la 1323789367387e fois de ses années de gouvernement.
Cette discussion me fait me souvenir du fait que j'ai eu l'occasion d'entendre Badinter discourir. Comme Kavakos, il est aussi plus acide « en vrai ». Il se lâche davantage, et il lui arrive même d'imiter la voix d'autres hommes politiques (notamment Giscard, si je me souviens bien).

{ Klari } at: 5 avril 2012 à 00:30 a dit…

il y a quelque chose de direct, légèrement acide, qui se perd dans la captation, quelque chose d'une présence physique
Oui, ça doit être le même principe qui fait qu'on ne peut pas être hypnotisé par téléphone..

@Joël et le Spécialiste du Droit Lutinier : aieaieaie, c'est le signe qu'on dégénère, là, quand on creuse le parallèle Kavkaos-Badinter.
Tu l'as vu discourir dans quel contexte, Joël ? A propos de quoi ?

(j'aime surtout voir/écouter Kavakos, euh, pardon, Badinter aux prises avec un journaliste débile sans jamais se faire happer par des questions pseudi-pièges. délicieux)

{ Klari } at: 5 avril 2012 à 00:34 a dit…

@Le Grand Luscchtroumph : à ce propos, c'est aussi pour ça que j'ai été complètment aspirée par le dhrupad, car un exposant de dhrupad est à la fois chanteur-musicien-musicologue-historien-chef d'orchestre-et-poète. J'en recauserai une fois, mais c'est typiquement une discipline qui exige de ses exposants d'être de "vrais" musiciens (au sens "j'ai un truc à dire" vs "j’ânonne joliment des notes")

(c'est d'ailleurs le timide apprentissage du dhrupad qui me rend exigeante chez les solistes plus que la Kavakomparaison, je crois. Les deux, disons)

Qu'en dis-tu, Joël ? Ca te fait cet effet également ?

{ Joël } at: 5 avril 2012 à 01:43 a dit…

Tu l'as vu discourir dans quel contexte, Joël ? A propos de quoi ?
Je ne me souviens plus très bien, cela devait être à l'époque du referendum sur le Traité institutant une Constitution pour l'Europe. Il avait fait une conférence dans une École du 5e arrondissement pour expliquer pourquoi il fallait voter oui.
Qu'en dis-tu, Joël ? Ca te fait cet effet également ?
Oh tu sais, pour l'instant, je n'en suis qu'à chanter à peu près juste les trois quarts d'une composition ("Bhajamana...", Raga Yaman, 12 temps). En deux mois, dans le petit groupe de trois du mercredi, on a tous pas mal progressé !
Après, c'est sûr que pour moi, après le choc du stage de dhrupad de début février, Karita Mattila passe mieux le test que la pourtant très estimable Eva-Marie Westbroek...
Ce n'est sans doute pas uniquement lié au dhrupad, mais il est clair que je remarque davantage de petits détails qu'avant, ce qui a cela dit plus tendance à augmenter mon plaisir quand le verre est plein (ou déborde) qu'à le réduire quand il est à moitié vide.

{ Klari } at: 5 avril 2012 à 11:58 a dit…

Oh, il est trop choupinet Yaman! Je crois me souvenir qu'on avait commencé par Yaman, l'année dernière ! Par contre, ça ne me dit rien, cette composition.

A la décharge de la très estimable Eva-Maria Westbroek, elle avait chanté deux-trois malheureuses heures après un stage de dhrupad mémorable. C'est aussi de ma faute, j'aurais du te prévenir de ne rien planifier ensuite :-)

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