jeudi 1 mars 2012

Intégrale Beethoven - Gewandhausorchester Leipzig


2 Comms'
Octobre 2011 - Intégrale des symphonies de Beethoven, Gewandhausorchester Leipzig, Choeur de Radio-France, direction: R. Chailly

Une paléochroniquette de concert ! Si j'avais fait des études classiques, j'aurais tenté la chroniquette en ancien français, en honneur à l'ancienneté du concert: " Il était une fois un preux et vaillant orchestre ostrogoth , un gentil centurion romain, qui en l'an de grâce deux mil onze, s'en vinrent amenestrer à Lutèce toutes les symphonies du Barde de Bonn (toutes? toutes!) avec vièles, muses, organons, timpanes et saltérions...etc"

Mais comme on atteint là les limites de mon ancien français, je vais me contenter d'une mini-chroniquette :

Samedi 22 octobre 2011 - Beethoven, Symphonies n°2 et 5, Carlo Boccadoro, Ritratti di musico (création)
Mon concert préféré du cycle. Je retrouve J.J. à l'entracte, un vieux copain du lycée - pianiste amateur de son état, à qui je dois mes premières expéditions au concert. On ressort tellement enchantés qu'on s'installe au Do-Ré-Mi pour une troisième mi-temps, s'extasier sur le son, l'énergie, les phrasés, la discipline de mon orchestre préféré (ex-aequo avec une demi-douzaine d'autres, soit).

Dimanche 23 octobre 2011 - Beethoven, Symphonie n°1 et 7, Steffen Schleiermacher, Bann. Bewegung.mit Beethovens erster (création)
Ca, c'était l'exemple-type du concert catastrophe. Le matin, le chat a pris la poudre d'escampette (le petit chaton trouvé dans la rue, en mai dernier, le jour du concert du San Francisco Symphony). Le midi, j'avais rendez-vous pour déjeuner avec une amie, au célèbre restaurant italien en face de Pleyel. Catastrophe en dominos : correspondance de métro longuette, signalisation de métro capricieuse (à plusieurs reprises!), téléphone en rade, chat toujours manquant.

J'étais si bien, là-haut sur mon balcon, pour écouter la première symphonie dont j'ai un très bon souvenir par ailleurs. Énergique, enlevée, j'en aurais volontiers repris après l'entracte. Palpatine me signale une place laissée vide, au parterre. Saisissant l'opportunité de troquer ma place de quatrième catégorie pour une place de première catégorie (quadruplant ainsi la valeur de mon fauteuil!), je constate avec désespoir qu'acoustiquement, ma nouvelle place ne vaut pas tripette. Trop sur le côté mon fauteuil à 85€ ne me donne droit qu'à la partie des premiers violons. N'entendre que la partie de 1ers violons de la 7è de Beethoven, est aussi palpitant qu'écouter la moitié d'une conversation téléphonique.
Petite note joyeuse : le chat est retrouvé dans la nuit, farfouillant dans une poubelle du quartier (sale bête).

Samedi 29 octobre 2011 - Symphonies n°8 et 3, Colin Matthews Grand Barcarolle (création)
J'avais séché. Pour un cas de force majeure : le Concert de Ma VieTM : à Berlin, Harnoncourt dirigeait le Philharmonique de Berlin (Beethoven n°5, Messe en Ut).
J'avais ainsi confié mes précieux billets à des mélomanes dignes de confiance :  Zvezdo, qui s'interroge sur les effectifs - conséquents - de l'orchestre et les choix de tempi :
Orchestre virtuose, manifestement très pressé (les cars devraient être en double stationnement rue du Faubourg Saint-Honoré). Cordes pléthoriques (16 V1, 14 V2 si j'ai réussi à bien compter): magnifique pâte sonore dans le mouvement lent de l'Eroica, c'est parfois moins convaincant dans les mouvements rapides.

Dimanche 30 octobre 2011 - Symphonies n°4 et 6, Bruno Mantovani, "Upon one note" (création)
Le dimanche, j'avais sous-traité la présence au concert à M. (chef d'orchestre à l'orchestre) dont le compte-rendu s'avéra laconique :
J'ai eu le mal de mer pendant un quart d'heure ! Il dirige deux temps (ou était-ce deux mesures?) en avance !

( à mon avis, il n'a pas aimé, car il était intarissable après le concert Chamber Orchestra of Europe / Haitink l'année dernière)

Lundi 31 octobre 2011 - Friedrich Cerha, Paraphrase sur le début de la 9e Symphonie de Beethoven, Symphonie n°9
Revenue grippée mais ravie de Berlin (le Concert de Ma VieTM a dépassé toutes mes espérances) pour assister à cette 9è franco-allemande (quel beau symbole). Il aurait fallu quelques jours pour se réacclimater en douceur. Ce Concert Normal à Très Bien Sans Plus souffre du syndrôme de l'après- Concert de Ma VieTM. Comparée à la Philharmonie de Berlin, la salle Pleyel a une acoustique de Tupperware mal refermé. Le chœur de Radio-France, au vibrato bien trop large et aux aigus ce soir-là très vilains, ne concourt pas du tout dans la même catégorie que le RundfunkChor Berlin, dont la beauté de chaque note donnait le frisson. Si on écoute une symphonie de Beethoven dirigée par Harnoncourt en apnée, l'œil humide, Chailly s'embourbe, le tunnel est inévitable (ce qui est particulièrement pénible dans une symphonie si longue).

Le plus content dans l'histoire, c'est le chat (qui a retrouvé le confort de croquettes servies à heures régulières) et l'Escogriffe, qui a le plaisir de retrouver un de ses professeurs, désormais en poste au Gewandhausorchester (bigre!). 

2 Comms':

{ Djac Baweur } at: 2 mars 2012 à 09:34 a dit…

L'Escogriff signale que, non, le chat ne fouillait pas dans les poubelles - n'attentons pas à l'honneur de ce félin devant des millions de lecteur.

Par contre, le Tupperware mal refermé, c'est ça, c'est tellement ça.

{ Klari } at: 2 mars 2012 à 15:05 a dit…

l'EscogriffE. Tu crois qu'il lui reste des bribes d'honneur, à ce monstre sur pattes ?

l'acoustique de Tupperware ? (oui, faut penser plastique blanchâtre vs procelaine de Saxe, ou Tupperware poussiéreux vs cristal de Bohème).

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