dimanche 18 mars 2012

Chamber Orchestra of Europe - Intégrale Beethoven 3,5/5


13 Comms'

Salle Pleyel, samedi 03 mars 2012 17h45
Chamber Orchestra of Europe / COE (hiii), Bernard Haitink (direction)


Beethoven: Ouverture Léonore III, Symphonies n°4 et 7 (extraits)

On peut bloguer de tout et de n'importe quoi : de timbres, de tricot, de fond de teint et de rouges à lèvres, de lecteurs mp3, de fringues, et même de musique classique. Évidemment, certains domaines s'avèrent plus lucratifs que d'autres. Les blogs avec pignons sur rue croulent, parait-il, sous les cadeaux, inondés de fond de teint, gavés jusqu'aux ouïes de timbres, il ne savent plus où donner de la tête.

Je n'ai pas ce genre de problèmes. De temps en temps, je reçois avec grand plaisir une invitation pour un concert, ou un petit mot gentil du sur le blog de la part d'un musicien/d'un ensemble chroniquetté et ça en reste là (c'est très bien ainsi : pour vivre heureux, vivons cachés). Ainsi, quand j'ai lu ce message dans ma boîte mail, quelques heures avant le concert du Chamber Orchestra of Europe (hiii) du 3 mars :
Adresse Mail de la Responsable RP et Marketing du COE@coeurope.org
Bonjour Klari, Merci pour vos commentaires enthousiastes sur Twitter et sur votre blog! Souhaitez-vous venir assister a la balance ce soir a 18h? Je peux vous attendre a l’entrée des artistes vers 17h45 et je vous ferai rentrer. Dites-moi si cela vous tente...

.. j'ai cru au canular: Voir répéter mon orchestre préféré ! Avec mon chef préféré ! On me lit au COE ! Du Beethoven ! Mais ce n'était pas un canular. Je passai ainsi les quelques heures précédant la balance (balance?  raccord? répétition? ) dans un état de félicité béate que je saurai mieux retranscrire en images qu'en mots :

Peu après, je me retrouvai à l'entrée des artistes, bouillonnant d'impatience. Ma guide, l'Extraordinaire Responsable RP et Marketing du COE, me fait traverser l'improbable dédale de couloirs et d'escaliers qui mène aux coulisses, puis à la scène. La Formidable et Sensationnelle Responsable RP (...) m'invite alors à choisir un fauteuil à mon goût, parmi les 1800 fauteuils vides qui s'offrent à moi.

Lumière se fait dans mon esprit !


Pour moi toute seule ? Pas tout à fait, me souffle l'Adorable et Epoustouflante  (....) du COE, m'indiquant une autre spectatrice assise deux-trois rangées derrière nous : " C'est Madame Haitink !"

Je défaille.

Pendant les quelques instants qui nous restent à tuer avant le début du raccord-balance-répétition, l'Extraordinairissime, sans se faire prier, me donne des informations sur mon, que dis-je, notre orchestre préféré :
- sur les traditions des violons, qui ne sont jamais tout à fait des premiers violons ni des seconds violons, mais des violons-sans-numéro, qui alternent entre les pupitres de seconds et de premiers, pour le plus grand bonheur de tous, y compris du public,

- sur les dernières recrues (oh, un nouveau hautbois !)

- et des petits ragots ! On savait déjà les musiciens du COE amateurs de bonne chère (les pique-nique avec Bernard Haitink!), de bon vin, on les savait friands des plaisanteries à base de petits nains effrayants et de crocodiles d'Harnoncourt, on connaissait leur goûts pour les petits oiseaux et la verdure, mais le COE a aussi une activité d'Agence de Rencontres pour Musiciens de Haut Niveau, comme me l'explique l'Unique et Incroyable :
le contrebassiste, non pas lui, l'autre, est marié à une des violonistes dont la soeur aussi est au COE non pas elle d'ailleurs elle ne fait pas cette série par contre vous voyez non pas là juste à côté au pupitre de gauche il est marié à une italienne qui est une amie de lui là-bas ah au fait on va faire un cycle Schumann avec Nézet-Seguin l'année prochaine et le tromboniste est aussi mariée à une des cordes il y a plein d'autres exemples dans l'orchestre..
Mais je décroche : Monsieur Haitink, à quelques minuscules mètres de nous, traverse le plateau en direction de son tabouret de chef ! Il s’assoit, puis attend paisiblement que les musiciens finissent de s'accorder, de se débriefer de leur week-end parisien avant d'inaugurer la répétition-raccord-balance. Une petite blague de chef qui les fait  tous glousser et c'est parti.

Jusqu'à cet instant, c'était presque comme à l'orchestre (le mien, l'orchestre amateur) : des musiciens souriants, en pull confortable et en jean plus ou moins informe, des boites à instruments béantes disséminées sur le plateau et aux alentours. Dès le premier scrountch de Léonore, ce n'est plus le cas : sans parler de la différence de niveau, le COE joue à 130% - ils s'économisent en répétition, vous comprenez, en concert, ils jouent à 150% (C'est Jurowski qui le dit - et je confirme). Soit 30 points d'engagement en plus par rapport à un orchestre normal en concert : quelle intensité, quelle impact !

J'ai d'ailleurs la réponse à ma question de vocabulaire : ce n'est pas une balance, qui sous-entendrait d'interrompre la répétition de temps à autres pour effectuer des réglages, ni un raccord où l'orchestre survolerait des morceaux choisis du programme du concert, mais, évidemment : un concert privé ! (Pour Madame Haitink et moi !!)
D'autant plus qu'en 45 minutes, on a le temps d'en jouer, des choses, dès qu'on supprime les falbalas habituels, les pauses-claps, les aller-saluts-retours, les quintes de toux, les entractes, etc. Et comme je sais avoir l'occasion de réécouter les mêmes oeuvres juste après pendant le 'vrai' concert, je m'autorise le luxe d'ignorer la musique pour me concentrer sur la formidable énergie du COE, le plaisir de jouer des musiciens, presque palpable depuis mon deuxième rang de parterre, où, aucune toux parasite, aucun froissement de programme, aucun cliquetis de bracelet ne vient gâter mon plaisir.

Et Bernard Haitink en répétition ? Ah, une fois, il arrête l'orchestre. La maître va distiller son savoir. Il refait jouer la trompette-en-coulisse dans Léonore. Je vais pouvoir décortiquer le mystère Haitink !

"Taritararara!" trompette le trompettiste avant de réapparaître, comme un diablotin sortant de sa boîte.
"Humm. Louder !" lui dit le Maestro.
"TARITARARARA !" trompette-il à nouveau depuis les coulisses,
"Now it's too loud" conclut le Maestro. "You'll be fine" dit-il, avant de passer à autre chose.

Il a été plus que fine, il a été fantastique, ce trompettiste : Joël l'a vu voler au secours d'une auditrice en détresse quelques instants à peine avant son solo. Par contre, le mystère Haitink reste entier.

A la fin de la répétition, alors que je me préparais à m'esquiver, on apporte un gigantesque gateau sur le plateau. L'orchestre entonne un "Happy Birthday" tonitruant - ils jouent beaucoup, beaucoup, beaucoup mieux qu'ils ne chantent (ouf, ils sont humains) : c'est l'anniversaire de Bernard Haitink !



Bernard Haitink a beau bougonner que des cartes d'anniversaire, il en a plein à la maison, il semble très touché. Je jette un petit coup d’œil en partant au fameux gâteau d'anniversaire, enduit d'un glaçage noir et blanc en damier, sur lequel sont disposées des figurines de jeu d'échec. Bernard Haitink serait, en plein d'être un cycliste hors pair et un excellent chef, joueur d'échec ? (venant de lui, plus grand chose ne m'étonne)

Et la preuve en images :

Quel beau cadeau. Et ce n'était même pas mon anniversaire.


(en termes de droits d'auteurs sur les images, ce billet est une abomination. Soyez indulgents)

13 Comms':

Philippe[s] de l'Escalier at: 18 mars 2012 à 09:07 a dit…

Hiiiiiiiii

{ Klari } at: 18 mars 2012 à 09:30 a dit…

Concision et justesse du commentaire, comme toujours :-)

{ Jules Biron } at: 18 mars 2012 à 09:42 a dit…

Chaaaance *bave*

{ Klari } at: 18 mars 2012 à 10:07 a dit…

ouiiiiiii *sourire satisfait (et un peu baveux, aussi)*

{ passion victim } at: 18 mars 2012 à 11:03 a dit…

Et, sinon, c'était bien ?

Effectivement, il y a une agressivité marquetée nouvelle chez les salles de concert, depuis quelques mois je suis enseveli sous les propositions [stéréotypées, hein, pas pour mes beaux yeux] de partenariats, même avec des villes dans lesquelles je ne réside pas (je veux dire à plusieurs heures de train de chez moi).

Avec plus ou moins d'adresse (Pleyel est d'ailleurs la grande perdante, avec une proposition presque grossière), et parfois une vraie délicatesse.

En l'occurrence, le Siyoï a fait les choses très sérieusement, un vrai cadeau, bien personnalisé, et pour lequel il n'y avait rien à gagner, vu l'état d'atrophie cérébrale constaté dès que le mot est prononcé chez l'hôte de ces lieux.

Mais en fait, j'ai l'impression que tu étais plutôt contente, non ?

{ Klari } at: 18 mars 2012 à 12:41 a dit…

"une agressivité marquetée nouvelle chez les salles de concert" : hébédidonc. Je n'ai que pignonnet sur rue en comparaison avec l'ultra-influence de ton blog !

(tu me raconteras, hors ligne, la proposition indécente de P;?)

"le Siyoï a fait les choses très sérieusement" : oui, ça leur ressemble. J'ai un beau cadeau offert avec sincérité et spontanéité, exactement comme ils jouent en concert !

(Comment ça rien à gagner ?? J'ai converti Joël, Monsieur H., Djac et peut-être même Philippe de l'Escalier au Cihohisme. Bon d'accord, en bonus avec les conversions, il faut encaisser des chroniquettes ridicules!)

Oui, c'était très bien, mais je me suis surtout concentrée sur l'énergie de l'orchestre - c'est un truc miraculeux, le 'machin' qui se dégage d'un orchestre lancé à plein régime. Et cachée derrière le dossier du fauteuil devant moi, je me suis contentée de sourire et de hocher la tête bêtement en les savourant jouer - ce n'est pas le type d'écoute lla plus critique, mais quel jubilation, quelle plaisir !

"atrophie", peuchère, je reconnais un concert à mon goût qu fait qu'il me laisse sans voix, filet de bave aux lèvres, incapable de formuler une pensée cohérente. Comme Kavakos hier soir avec son Sibelius. J'avais l'impression de l'entendre pour la première fois.. (et j'ai failli avoir un autographe ! (hiiii)

{ Tout-Paris SO } at: 18 mars 2012 à 17:18 a dit…

"Je n'ai que pignonnet sur rue en comparaison avec l'ultra-influence de ton blog !"

Je suis très loin d'être influent ; on a des contacts avec les salles depuis qu'ils ont installé une politique web, c'est tout. Ils doivent regarder sur Classissima.fr et ensuite suivre les liens, tout simplement...
Du moins je le suppose, parce que les messages intéressants et personnalisés que j'ai eus n'émanaient pas des salles (qui ont autre chose à faire que de courtiser le petit David qui ne s'intéresse de toute façon qu'aux fonds de tiroir).

Etre influent, ce serait avoir un impact sur la programmation, alors que nous avons tout au plus, toi et moi, un impact sur la réception critique.

Après, comme j'ai fait cette saison 22 soirées réparties sur 15 lieux différents, statistiquement il est possible que j'ai eu plus de salles au bout du courriel, mais ça ne va pas plus loin que ça à mon avis. :)

--

"(tu me raconteras, hors ligne, la proposition indécente de P;?)"

J'ai répondu suffisamment courtoisement à leur message pour pouvoir le dire en ligne, ça n'a rien de secret.

C'était un courriel du chargé de comm' de Pleyel :
1) il prétendait en avoir parlé avec moi sur Twitter (je ne suis pas inscrit sur Twitter) ;
2) il mentionnait deux concerts "que nous croyons susceptibles d'intéresser vos lecteurs" (ben voyons, ma ligne éditoriale est à votre disposition !) ;
3) il n'avait même pas la subtilité d'essayer de m'acheter en me proposant une place ou une réduction si j'en parlais ;
4) il s'agissait de deux concerts purement glottophiles (Stemme / Wagner et Westbroek / Verdi), ce qui a achevé de me vexer.

Franchement, ça manquait de professionnalisme : se targuer d'un échange qu'on n'avait pas eu pour m'imposer de parler sans contrepartie de spectacles qui ne m'intéressaient pas, j'ai trouvé cela très fort.
Je n'ai bien sûr eu aucun retour après ma réponse, preuve que ça a manifestement été envoyé en masse au lieu de personnaliser un peu la chose - ce qui ne coûte pas beaucoup plus de temps et rend la communication beaucoup plus efficace.

Pour l'instant, c'est le TCE qui a été le plus adroit. (Mais bon, de toute façon, mon agenda étant déjà rempli et bloqué en fonction des oeuvres programmées dans la région, il est difficile d'infléchir ma ligne...)


"J'ai un beau cadeau offert avec sincérité et spontanéité, exactement comme ils jouent en concert !"

Oui, c'est ça qui est sympa, ce n'est pas un plan comm' planifié, mais une sorte de bonus (certes bon pour leur image, mais vraiment dû aux circonstances et à la personne).


"Comment ça rien à gagner ?? J'ai converti Joël, Monsieur H., Djac et peut-être même Philippe de l'Escalier au Cihohisme."

Mais tu l'avais déjà fait AVANT. :)


"Oui, c'était très bien"

Ma question était ironique, hein.


"ce n'est pas le type d'écoute lla plus critique, mais quel jubilation, quelle plaisir !"

L'écoute critique n'est pas la meilleure de toute façon, ni pour apprécier l'oeuvre, ni pour évaluer l'interprétation, ni pour le plaisir de l'auditeur.

{ Klari } at: 21 mars 2012 à 01:15 a dit…

Bout de réponse n°1 : l'influence
"Je suis très loin d'être influent (...) Etre influent, ce serait avoir un impact sur la programmation, alors que nous avons tout au plus, toi et moi, un impact sur la réception critique. "

Pas d'accord du tout. Mais pas du tout. Je trouve que tu sous-estimes, ainsi que tu te trompes sur l'impact que nous pouvons, nous autres blogueurs, avoir.

- nous avons aucun impact sur la programmation : certes.
- nous aurions un mini-impact sur la réception critique : mouais, bof, pas sûr. En tout cas, cretainement pas moi avec mes délais de rédaction aberrants :-)

Par contre, par contre, nous avons un impact-énormo-ultra-important, dans la mesure où nous avons, petit à petit, sans forcer, tissé des relations avec des amis/lecteurs.

Dans ton cas précis, à force de te lire, je fais confiance aux blablas de tes lutins, et le jouer où je verrai qu'on programme du Schreker, j'irai écouter, par curiosité. Parce que tu aurais pris le temps d'écrire un truc personnel sur la question. Tu as déjà plus d'influence sur mes choix de concert que la brochure Pleyel (la brochure Cité de la Musique, c'et une autre paire de manches).
Dans mon cas, Joël, par exemple, me fait suffisamment confiance pour prendre des billets pour le Chamber Orchestra of Europe (hiii). Evidemment, comparé à la jauge de Pleyel, c'est une goutte d'eau dans l'océan, mais le fait est là : qq part, j'ai pu influencer le développement de ses goûts musicaux (nefin, le COE surtout). Si ce n'est pas une marque d'influence. Par ailleurs, c'est durable. Faire venir grâce à une comm' massive des gens à un concert one-shot, c'est bien, les fidéliser vis-à-vis d'une salle, ou d'un ensemble (suis mon regard), c'est mieux.
Et là, la qualité de notre bouche-à-oreille a un rôle crucial à jouer. Lequel, sous quelle forme, j'en sais fichtre rien. Mais y'a un truc à creuser.

Bout de réponse n°2 : tenez, mon blog est le vôtre.
Ce que tu décris m'est arrivé aussi, mais par des musiciens amateurs "merci de relayer cette info sur votre blog", brut de pomme.

J'étais embêtée, et vexée, je les aurais volontiers envoyés bouler, mais j'avais aussi terriblement envie de relayer l'info sur mon blog.. Du coup, j'ai du faire l'imbécile "moi pas comprendre quoi vous attendre moi" qui les a forcés à m'écrire un petit laïus personnalisé sur leur projet, pourquoi les blogs c'est génial, etc, etc. Et je me suis fait un plaisir de m'exécuter !

Bout de réponse n°3 : L'écoute critique n'est pas la meilleure de toute façon, ni pour apprécier l'oeuvre, ni pour évaluer l'interprétation, ni pour le plaisir de l'auditeur.
Yep, et ce n'est pas rigolo à chroniquetter. En plus.

{ Klari } at: 21 mars 2012 à 01:17 a dit…

ps : désolée David, je te laisse corriger mentalement les fautes de frappe, de syntaxe, que j'ai laissées (heure trop tardive pour une relecture)

{ Joël } at: 21 mars 2012 à 12:57 a dit…

Et moi, je n'arrive même pas à te convaincre d'aller écouter Aruna Sairam... Je suis juste bon à trouver des bonnes petites places pour Onéguine ;-)

{ Klari } at: 21 mars 2012 à 14:35 a dit…

Mais tu serais vexé !?

Tu sembles oublier que tu m'as conseillé Suzuki, Anna Caterina Antonacci, le concert Janacek aux Bouffes du Nord, etc, etc !!

{ DavidLeMarrec } at: 21 mars 2012 à 14:44 a dit…

En fait, je suis tout à fait d'accord avec toi : je ne parlais que de l'influence sur les salles. Evidemment que le fait d'avoir tissé une relation régulière avec un lectorat a un impact. Le nombre de disques qu'on m'a dit avoir acheté après m'avoir lu sur CSS ou ailleurs... (donc sans compter ceux, qu'on peut supposer majoritaires, qui n'ont pas pris la plume pour le dire !)

Mais j'ai envie de dire qu'on a sans doute un impact plus notable sur le disque (même si évidemment infime et tellement éclaté et contradictoire qu'il n'est nul besoin de nous courtiser) que sur les concerts. Non, les salles sont plus dans cette démarche pour une question d'image globale.

Donc si j'en reviens à mon point de départ : le fait d'être contacté par des institutions n'implique pas du tout qu'on soit important, influent (ni même intéressant). C'est un peu différent lorsqu'une relation plus développée s'installe - mais c'est généralement avec un artiste en particulier... ou lorsqu'on est TRES influent, avec un orchestre entier, fût-il de chambre. :)

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Je ne suis pas du tout un adversaire farouche de la publicité, mais venant d'une aussi grosse maison, le manque de sérieux m'a un peu ébaubi (déjà, prétendre qu'on s'était parlé, comme si j'avais conclu un marché sans être présent !).

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Je trouve au contraire qu'il peut être très amusant d'être sérieux en chroniquettifiant, en fait le problème est plutôt que c'est ennuyeux à lire. :) [Ce qui en revient au bout du compte au même, cela dit : à éviter absolument si on n'est pas capable d'être passionnant.]

{ Klari } at: 22 mars 2012 à 01:52 a dit…

à éviter absolument si on n'est pas capable d'être passionnant
j'imagine qu'un pédagogue-huluberlu peut rendre n'importe quoi passionnant, même le solfège !
Ceux qui sont passés par la classe de Montalembert ont été marqués à vie, parait-il !

C'est un peu différent lorsqu'une relation plus développée s'installe - mais c'est généralement avec un artiste en particulier... ou lorsqu'on est TRES influent, avec un orchestre entier, fût-il de chambre. :)
je rosis !

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