jeudi 19 janvier 2012

Vie de héros


24 Comms'
Salle Pleyel - mercredi 11 janvier (20h)
Orchestre de Paris, Till Fellner (piano), Herbert Blomstedt (direction)

Beethoven, concerto pour piano n°4
Strauss, Une Vie de héros
***
La veille de ce concert, j'ai reçu un texto :
"Concert d'anthologie en vue !! Et ce génie ayant 84 ans, on ne sait jamais, même s'il a encore deux séries programmées avec [l'Orchestre de Paris]."
J'aurais du répondre :
"Tu veux que je vienne ? Soit, tu me prends une place."
J'ai répondu :
"Chouette ! Je vais réserver"
Pourquoi n'ai-je pas regardé l'heure ? Il était 17 heures passées. Le standard de l'Orchestre de Paris était d'ores et déjà fermé. Aucune issue possible, hormis réserver par Internet. Par INTERNET.

Je vois à vos mines dubitatives que vous ne prenez pas la mesure de la situation. Revenons quelques mois en arrière. La plupart des maisons parisiennes utilisaient encore le logiciel de billetterie Rodrigue. Avec Rodrigue : deux-trois clic, un numéro de carte bleue, et quelques jours plus tard de beaux billets faisaient leur apparition dans la boîte aux lettres. Un jour, l'Opéra de Paris fit appel à un autre prestataire pour son système de billetterie. La mode était lancée. Pleyel, la Cité de la Musique et l'Orchestre de Paris lui emboîtent le pas. Dès septembre, Abominablix est partout.

Depuis, les agents de billetterie pleurent.
Les spectateurs se lamentent.
Les responsables informatiques pleurent.
Le tout Paris sanglote.

La mort dans l'âme, je m'embarque dans l'épopée herculéenne de la réservation en ligne. Vous aimez les petits schémas ? Suivez les flèches jaunes.


Il faut rendre à Abominablix ce qui appartient à Abominablix: 
Abominablix, la seule 'solution billetterie' qui garantit que 100% des spectateurs ayant commis un achat en ligne sont authentiquement motivés.

(Lisez aussi les aventures de Joël sur Abominablix)

Foin de jérémiades, j'étais là pour la musique ! Ca valait la peine d'insister, il y avait tant de bonnes raisons qui justifiaient assister à ce concert: R. Daugareil en soliste, un ex- du Gewandhausorchester Leipziiig à la direction, du Beethoven au programme..

Concerto pour piano :
Till Fellner m'intrigue. Chaque fois que je l'écoute en concert, je ne sais pas quoi en penser, et ce soir ne fait pas exception. Moins rentre-dedans que les poids-lourds du circuit, ce n'est certainement pas un pianiste à la Luganski, qui ferait se dresser les cheveux sur la tête. Son jeu est sobre et discrètement élégant, pas cabotin pour deux sous comme [insérer le nom d'une pianiste roumaine reconnue coupable de mozarticide] ou [insérer le nom du pianiste que vous adorez détester]. Il ne manque pas d'humour, s'amusant en juin dernier à donner en rappel un Liszt délistifié que la moitié des spectateurs a pris pour du Beethoven. Il a des choses fines et pertinentes à raconter en interview. On dirait ce genre de personnes discrètes, presque effacées, qu'on peut côtoyer pendant des mois, si ce n'est des années, avant de réaliser que, ciel, X parle très peu, mais jamais pour ne rien dire. On ne se lasse pas du charme discret de ces personnalités. Till Fellner est probablement un pianiste 'long-terme' que je pourrai écouter et réécouter sans risquer de me lasser. Et, qualité suprême, Till Fellner prend le temps de réfléchir à ce qu'il fait.
Un bis surprenant : du Schumann (beuuuurk), un extrait des Kinderszenen, Kind im Einschlummern, que je trouve d'une beauté très touchante, j'avoue l'avoir réécouté une fois ou deux à la maison. Pianiste très intriguant, assurément.

Ballet pour techniciens:
Demeurant à ma place d'arrière-scène pendant l'entracte, je peux admirer à loisir le ballet des techniciens chargés de transformer un petit salon intimiste beethovenien en palais des congrès straussien. Les pupitres et les chaises arrivent par brouettées entières via des portes secrètes. Le silence est parfait, pas un pupitre n'émet de petit "clonk!", pas une chaise ne s'entrechoque avec une autre. Les partitions trouvent leur port d'attache, comme par magie. Quand tout le matériel installé, de gros vérins sous la scène surélèvent doucement des tronçons de plancher, donnant à la scène son relief d'amphithéâtre grec. Ce n'est qu'alors que je me retrouve nez à nez avec la grosse caisse. Mais aussi deux tubas, ladite grosse caisse, le tam-tam (ne vous fiez pas au nom inoffensif du bestiau), les timbales et deux caisses claires, entassées côté cour . Non loin de là, les trombones montent la garde. Je me console comme je peux:  les "jardin"-iers de l'arrière-scène contemplent les pavillons rutilants de neuf cors, leur tympans y survivront-ils ?

Une vie de héros. Poème symphonique, poème symphonique. Moui. Poème concerto-tique, oui !
=> d'abord et avant tout, un concerto pour violon. Roland Daugareil en soliste. Année faste pour le premier violon solo de l'orchestre, qui après de superbes concerts en tant que soliste (Schéhérazade en septembre) ou en tant que luthier (Concerto de Mendelssohn en novembre dernier) a à nouveau l'occasion de briller. J'avais été un peu déçue par un concerto de Prokofiev - un brin lisse - qu'il avait joué il y a quelques années avec l'Orchestre de Paris. Qu'il me soit permis de retirer tout ce que j'ai pu écrire de rien moins qu'élogieux à son égard. A chaque occasion de l'écouter, je suis à chaque fois un peu plus admirative de ce musicien, que je trouve plus fin, plus solide et plus émouvant que beaucoup d'autres, plus réputés (la notoriété est une chose toute relative, n'est-ce pas?)
=> concerto pour deux tubas, dont les pom-pom-pom, via un savant effet de cryptographie harmonico-solfégique signifieraient quelque chose comme "Jean-foutre, Turlupin de critique" (oups)
=> Concerto pour pupitre massif de percussions : par prudence, je tiens le cymbalier à l'oeil. Dès que je le vois se lever et empoigner un objet contondant, je rentre les oreilles dans les épaules et me prépare psychologiquement à l'impact. Le plus souvent, il joue qu'un délicat "pssshwouah". Je me détends, et suis prise par surprise par le Grand Ramdam : le passage où tous les percussionnistes (tous ? tous.) tapent comme des sourds sur leur(s) instrument(s) respectif(s). L'arrière-scène tremble. Une à une, je sens mes vertèbres se remettre en place. J'aimerais quand même que le grossecaissier arrête de me taper sur l'estomac, s'il-vous-plaît. Même avec une mailloche en peluche toute mignonne.

En somme, Strauss depuis l'intérieur du réacteur, c'est une expérience assez ébouriffante. A ne pas réiterer trop souvent, toutefois.

Aussi : Héroïquement vôtre (Andante con Anima),

24 Comms':

{ Joël } at: 20 janvier 2012 à 00:15 a dit…

> À ne pas réiterer trop souvent, toutefois.
Tu auras quand même laissé une semaine s'écouler avant d'aller écouter la symphonie alpestre...
> du Schumann (beuuuurk), un extrait des Kinderszenen, Kind im Einschlummern, que je trouve d'une beauté très touchante, j'avoue l'avoir réécouté une fois ou deux à la maison. Pianiste très intriguant, assurément.
C'est l'exception qui confirme la règle de l'anti-schumannie... Je vais d'ailleurs aller faire un petit tour à Dijon pour écouter ça (mais pas que, faut pas exagérer !)...

{ Klari } at: 20 janvier 2012 à 00:19 a dit…

Yep. A ma décharge, je ne savais pas que j'étais à l'arrière-scène pour le concert suivant. je l'ai découvert en piochant dans ma pilette de places d'abo. Je n'avais pas conscience non plus de l'ampleur des forces en présence pour la Symphonie Alpestre (je ne l'ai entendue qu'une fois en concert, mais il y a quelques années, Dudamel avec ses gamins venezueliens. Maintenant que tu m'y fais penser, c'est vrai que ça grésillait pendant les fffff, même du second balcon).
Maintenant, je sais !

Tu vas à Dijon écouter du Schumann ? Quoi ?! J'ai envie de dire qu'Amora, la déesse de la moutarde me monterait au nez à cette idée !

{ Klari } at: 20 janvier 2012 à 10:34 a dit…

PS: je suis de mauvaise foi. J'ai été à Dijon écouter du Schumann. Mais il y avait aussi le Chamber Orchestra of Europe (hiii), François Leleux (hiii) et le concerto pour hautbois de Strauss :-)

Andanteconanima at: 20 janvier 2012 à 17:52 a dit…

Stupéfantastincroyadmirable.

Je n'ai pas d'autre mot.

{ Klari } at: 20 janvier 2012 à 20:31 a dit…

Merci ! Tu parles bien du fait que j'ai été écouter du *Schumann* à Dijon, rassure-moi ?

{ Joël } at: 21 janvier 2012 à 12:33 a dit…

Sinon, pour revenir à Secutix, l'interface est en effet très très améliorable (par exemple : ce n'est pas très bien intégré au reste du site). J'ai aussi eu le gag comme quoi soi disant j'avais déjà un compte personnel (alors que je sais bien que c'était la première fois que j'utilisais ce truc) et le temps que le mail avec le mot de passe arrive, le temps imparti se serait écoulé (dans ce cas, pas de faute du site, mais d'un génial filtre anti-spam qui retarde un peu les messages de destinataires inconnus). J'ai donc créé un deuxième compte avec une autre adresse email...
Parmi les choses hyper-archi-mal-fichues sur le site, le fait que lorsqu'on a réussi à entrer dans son « espace personnel » (on se croirait à l'Opéra de Paris), on arrive à un menu et il faut procéder par élimination pour arriver à trouver le lien à partir duquel on pourra voir un calendrier de concerts parmi lesquels choisir une place : au bout d'une minute ou deux, on comprend qu'il faut cliquer sur « Boutique ».
Bref, j'approuve ta conclusion « Secutix, la seule 'solution billetterie' qui garantit que 100% des spectateurs ayant commis un achat en ligne sont authentiquement motivés. ». Au moins, les billets électroniques sont en noir sur fond blanc et pas le contraire comme à l'Opéra, ce qui fait faire des économies de toner...
Je constate aussi que Secutix est infichu d'afficher la fourchette de prix des billets restants (moins grave qu'à l'Opéra puisqu'il n'y a pas de séries de dix spectacles, mais deux au maximum).
(Sinon, je connais une astuce [qui est presque un trou de sécurité] pour ne pas être déconnecté si on n'a pas validé pendant 15 minutes : mettre dans le panier un autre billet et le retirer aussitôt pour réinitialiser le délai à 15 minutes.)

Hugo at: 22 janvier 2012 à 03:41 a dit…

Je viens d'acheter des billets sur le Secutix de l'orchestre de Paris.
3 billets pour 3 concerts différents. Impossible de les acheter en une commande, une bonne partie de la fin de la page du panier (le prix du 3e concert, le bouton pour aller à l'étape suivante...) ne s'affichait pas. J'ai dû acheter mes billets en deux commandes.
Je hais les informaticiens.

Hugo at: 22 janvier 2012 à 05:47 a dit…

Ah bon sang. J'étais tranquillement en train de m'endormir en repensant tendrement à mes achats de billets sur Secutix, quand soudain...

Une 9e de Beethoven à Pleyel en arrière-scène, c'est louche non ?

{ Klari } at: 22 janvier 2012 à 12:51 a dit…

"Une 9e de Beethoven à Pleyel en arrière-scène, c'est louche non ?" Non, c'est fabuleux. Ca signifie que l'orchestre sera de taille raisonnable (beethovenienne plus que brucknerienne) et le choeur aussi ! (transparence, agilité, finesse et subtilité, nous voilà!)

Tu auras l'insigne honneur de voir Haitink (c'est le COE Haitink que tu vas voir depuis l'AR ?) diriger, ce qui est une expérience stupéfiante. Moins rigolote que voir A. Nelsons diriger, mais rigolote quand même.

J'ai vu, il y a un certain temps Gardiner diriger une superbissime 9è avec mini-choeur depuis l'arrière-scène, je ne m'en suis toujours pas remise.

"J'ai dû acheter mes billets en deux commandes" : eh oui, Secutix veille à ce que tu ne dépenses pas bêtement ton argent ;-)

{ Joël } at: 22 janvier 2012 à 12:53 a dit…

Oui, c'est légèrement louche, mais pas pour le grand ordinateur shadok Secutix qui était près à me vendre une place d'arrière-scène pour un ciné-concert !

{ Klari } at: 22 janvier 2012 à 12:58 a dit…

@Joël : à ce niveau, c'est de la poisse !

Je crois que nos comptes ont été automatiquement crées, du fait que nous soyons abonnés. C'est la seule raison que j'ai trouvée pour justifier l'existence d'un compte.

Les sites où il faut explorer comme un fou furieux avant de trouver ce dont on a besoin, ça me rend chèvre.. (ou ca me donne envie d'écrire des chroniquettes méchantes).

Le plus dingue à l'Opéra, c’est qu'il faille se loguer *avant* de voir la liste des spectacles ouverts à la réservation.. '

(le pire, c'est que si les décideurs en haut lieu à la CdM/Pleyel / OP avaient pris le temps de réserver chacun 2-3 billets via Secutix, je suis persuadée qu'ils auraient conservé Rodrigue). Enfin, on ne saura jamais..

{ Joël } at: 22 janvier 2012 à 13:01 a dit…

Sérieusement, il y a un risque pour qu'on dise à Hugo en entrant dans la salle que l'arrière-scène est fermée et qu'il peut se replacer au rang Z de l'orchestre. (J'avais demandé le plus possible d'arrière-scène dans mon abonnement, je l'ai eue pour les deux autres concerts COE+Haitink, mais pas pour la neuvième, ce qui est un indice comme quoi la scène ne sera peut-être pas organisée pareillement.)
M'enfin, je suis d'accord pour dire que voir une neuvième de l'arrière-scène, ça doit être fabuleux !

{ Klari } at: 22 janvier 2012 à 13:09 a dit…

Du coup, je viens de faire semblant de réserver une cat3 pour Haitink-9è : il me propose le premier rang de l'arrière-scène (hiii).

Secutix est un ordi shadok, certes. Dans un monde idéal où la logique prévaudrait, on peut imaginer qu'au printemps dernier, Pleyel n'ait pas ouvert l'A-S à la réservation dans le doute, et que maintenant, l'équipe-COE-Haitink ayant transmis leurs besoins à la salle Pleyel, celle-ci ait découvert avec joie qu'ils n'ont pas besoin de l'A-S pour installer les choristes, qui peut donc être ouverte à la résa !

(bon, d'accord, un gag secutix est plus plausible. mais sait-on jamais ?)

{ Joël } at: 22 janvier 2012 à 13:20 a dit…

J'ai vu après dans la « FAQ » http://www.sallepleyel.fr/francais/billetterie/faq.aspx qu'ils ont effectivement créé automatiquement un compte pour les abonnés.
Wait... wait... mais, c'est énormissime : pour voir apparaître le lien vers cette FAQ (et à part les geeks, qui sait ce que signifie "FAQ", on se le demande...), il faut être logué (lien en bas dans la colonne de gauche) ! Le lien n'apparaît pas dans l'onglet « Billetterie » de la racine du site.
Si cela avait été un minimum pensé, dans l'écran de login, il y aurait une rubrique « Vous êtes abonné Pleyel... ».
(Il y a « Groot » dans le nom du chœur, quand même... cf. http://en.grootomroepkoor.nl/mco_page/thechoir )

{ Klari } at: 22 janvier 2012 à 13:34 a dit…

ENORME !!!!

Non loguée, "faq" n'apparait pas dans le menu déroulant sous billetterie, et loguée... j'en saurais rien, car secutix me refuse l'accès à mon compte avec le mot de passe que l'ordi est censé avoir mémorisé :
"Les informations transmises n'ont pas permis de vous authentifier"
Et je n'ai pas le courage de redemander un 1876è mot de passe pour vérifier..

(comment veulent-ils que je m'y retrouve, avec 15000 mots de passe, entre le secutix cité, le secutix pleyel, le secutix opera, le secutix orch de Paris? Je" le vois venir gros comme une maison : je vais devoir demander un mot de passe à chaque fois que je réserve un billet. Ou arrêter de réserver des billets.

Groot comme dans génial, non ? Plutôt que Groot comme "je prends beaucoup de place". Après tout, tous les concerts du Choeur de Radio-France ne sont pas diffusés à la radio. Et tous les concerts de l'Orchestre de Paris n'ont pas lieu à Paris, etc, etc...

Hugo at: 22 janvier 2012 à 17:40 a dit…

J'espère que l'explication "ah tiens on a pas besoin de l'AS en fait, on va l'ouvrir aux résas" est la bonne. Ce qui est sûr c'est qu'effectivement l'AS a été ouverte récemment ; j'avais déjà regardé s'il y restait des places il y a un mois ou deux et il ne restait que de la 1re catégorie.

Après, moi, tant que je peux entrer dans la salle sans payer 85 euros, ça m'est égal si je dois me replacer... (ahem, c'est pas comme si je le faisais pas de toute façon, ahem.)

Une autre explication serait que justement le choeur est pas assez Groot à leur gout et ils cherchent le concours du public. Bon, répétons un peu. Freuilledeuh cheuneur gueuteurfounkeun, torteure hausse élizioum...

{ Klari } at: 22 janvier 2012 à 18:03 a dit…

Ahem, ahem, en effet !

Gardiner "JEG" s'était amusé à faire chanter le public lors d'une répétition publique à la Cité de la Musique (les ouvreurs avaient distribué des partoches et tout et tout), et il avait trouvé ça "dégoûtant", en français dans le texte.
Il nous a fait rechanter le choral en question et JEG a rendu son verdict final : "mille fois mieux, mais encore dégoûtant".

Qui sait ? Tu seras peut-être embauché direct dans le Grootomroepkor ? Quelle classe !

{ Joël } at: 22 janvier 2012 à 18:06 a dit…

> Bon, répétons un peu. Freuilledeuh cheuneur gueuteurfounkeun, torteure hausse élizioum...
Quand ils font ça au Japon, ils s'y mettent à 10000 : http://www.youtube.com/watch?v=dh-5iTSRvwA

{ klari } at: 22 janvier 2012 à 22:53 a dit…

Yutakaaaa !

Impressionnant. La mamie-choriste qui pousse la chansonnette du haut de ses 95 printemps, fichtre !

{ Richard } at: 25 janvier 2012 à 09:39 a dit…

Bravo pour le schéma 100% shadokien et bien marrant! Combien de fois ai-je vécu un truc pareil sur le web? :-)

{ Klari } at: 25 janvier 2012 à 10:27 a dit…

A ce degré de sophistication, jamais !

A bientôt !

(je vais aller le dire chez toi, mais que tes photos de Venise sont belles..)

{ Parvigoo } at: 16 mars 2012 à 13:21 a dit…

Oui de fait le choeur n'était pas dans l'arrière-scène mais bien derrière l'orchestre, il est vrai de taille modeste (moins pour la 9ème que pour la 1ère auparavant certes, idem les symphonies 4 et 7 2 jours avant).

Ca se défend par rapport à la proximité vers le public certes.
En revanche les solistes devant le choeur et non de part et d'autre du chef, je trouve ça moins judicieux.

Je suis monté dans l'arrière scène à l'entracte voir comment était la vue, c'est pas mal grâce à la hauteur, on voit bien les instruments et les solistes il est vrai mais ça inverse le sens habituel.
Par ailleurs, les instruments à vent (sauf le tuba, et les cors) ont le son qui va vers le devant, non vers l'arrière. Donc pas logique et je ne sais pas ce que ça donne, mais faudrait comparer le même orchestre dans ces 2 configurations et sa composition du moment.

J'ai eu une seule expérience en étant derrière l'orchestre, à Lucerne dans la salle avant rénovation, dans les années 80.
La 7ème de Bruckner donc bien près des cuivres, ma réserve du dessus n'a pas été constatée à contrario, j'en ai pris plein les esgourdes !
Giuseppe Sinnopoli dirigeait, excellent chef disparu il y a qq temps déjà, mort d'une crise cardiaque sur scène dit l'histoire ?

Enfin la disposition des orchestres maintenant varie au point de devenir parfois n'importe quoi, comme même le vétéran Haitink qui cède à la mode stupide des cordes graves à gauche.

Sinon c'était bien, ça faisait longtemps que je n'avais pas entendu du Beethoven en concert, il est vrai que je vais moins au concert...apothéose une 9ème à Berlin et Karajan en 1986 je pense.

{ Parvigoo } at: 16 mars 2012 à 13:28 a dit…

Bonjour
Sur le nouveau système de réservation, je ne suis jamais allé au bout.
Il ne donne plus la place proposée visualisée avant validation, moi j'aime bien voir comme on pouvait le faire auparavant.

Donc je retourne à Pleyel faire les résas su place....sacré progrès !
J'habite pas trop loin il est vrai, mais quand même acheter un bifton le soir en pianotant, j'aimais bien.

Sinon pour les n+1 mots de passes, je mets toujours plus ou moins les mêmes, mais parfois il y a des règles à respecter genre au moins un chiffre ou/et une majuscule.
Donc j'ai créé un fichier excel que j'essaie de tenir à jour, pour tous mes mots de passe, identifiants et autres questions secrètes

Cordialement

{ Klari } at: 18 mars 2012 à 02:27 a dit…

Bonjour et bienvenue, Parvigoo !

Merci pour le commentaire généreux :-)

Alors pour l'arrière-scène : en effet, ça inverse le positionnement des instruments, mais j'ai toujours été très contente pour le répertoire sans avion-qui-décolle - jusque Brahms, disons. Bruckner et ses 15 345 cors, çe ne passe plus pour moi, sauf quand Haitink dirige, où je suis de toute façon dans un état de transe trop avancé pour me rendre compte de quoi que ce soit !

Sur le sujet concert apothéotique : j'ai (déjà!) un concert apothéotique - je l'appelle mon concert-Graal, c'était à Berlin, aussi, le Philharmonique de Berlin sur un programme Beethoven, Messe en ut et Symphonie n°5, dirigés par Harnoncourt. Il est difficile de réécouter la même oeuvre ensuite, non ? Une chose est sûre, je vais laisser passer beaucoup beaucoup de temps passer avant d'écouter une autre 5è en concert, pour préserver le plus longtemps possible le souvenir de celle-là.

"la mode stupide des cordes graves à gauche" Ce n'est pas une mode stupide !! Je proteste énergiquement ! Surtout pour du Beethoven. Enfin, pour le répertoire classique - je préfère (et je ne pense pas qu'il y ait un dogme à respecter sur la quetsion, hein) mes violons 2 à droite, les basses, je m'en fiche ! A gauche, en ligne derrière, à droite, tout me va, je crois.
(pour du Mahler, bon d'accord, les violons 2 à gauche).

L'exercice de comparaison : l'Orchestre de Paris s'y prête bien, avec les deux soirées d'affilée. J'ai été les écouter 2 fois de suite cet automne, quand Kavakos était venu jouer le concerto de Tchaikovsky, mais la Symphonie de Rott, de dos comme de face, ça ressemble à un gros concerto dégoulinant pour triangle, rien n'y fait !

Secutix : (soupir) et moi je me suis remise à faire mes réservations par téléphone - rien n'arrête le progrès !

A bientôt !

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