mardi 15 novembre 2011

190 € ?! 190 €.


15 Comms'
10 & 11 octobre 2011 - Royal Festival Hall, Southbank Centre, Londres
Orchestre du Festival de Lucerne, Mitsuko Uchida (piano), Claudio Abbado (direction)


Concert du lundi soir : Concerto pour piano, Schumann ; Symphonie n°5, Bruckner
Concert du mardi soir : Symphonie n°35 'Haffner', Mozart ; Symphonie n°5, Bruckner

190€. Pour écouter Abbado et son Orchestre du Festival de Lucerne en première catégorie salle Pleyel, il fallait débourser 190€ (je confirme la présence d'un zéro à la droite du neuf). Ajoutons un programme (10€) et voici un beau chiffre rond : 200€. Même dans une catégorie plus économique, il fallait débourser au moins 75€, à moins d'avoir fait la queue toute la nuit devant Pleyel la veille de l'ouverture des réservations. A quoi ça rime ?

Pour justifier des tarifs fantaisistes, osons les théories les plus farfelues :
Hypothèse absurde n°1 : les tarifs des concerts symphoniques seraient-ils inversement proportionnels à l’espérance de vie résiduelle du chef d’orchestre ? En somme, plus vos chances de revoir tel ou tel chef d’orchestre sont faibles, plus vous payez, hinhinhin. Ce serait extrêmement insultant vis-à-vis de Claudio Abbado, par ailleurs ça n'expliquerait pas les cas 'Dudamel' et 'Haitink'.

Figure 1 - Coût du billet / âge du chef


Echantillon de quelques concerts choisis au pifomètre sur la saison 2011/12 de la salle Pleyel (en essayant toutefois d'avoir quelques jeunes, quelques chefs plus âgés). Les bubulles vont par prix croissant, en ordonnée, l'âge du chef. La taille de la bubulle est proportionnelle au prix du billet. Evidemment, l'axe des abscisses, la taille et la couleur des bulles sont redondantes - il aurait mieux valu faire une vraie régression sur un échantillon plus large, mais j'ai préféré un graphique simpliste de propagande à un gros boulot plus précis et plus chronophage. Il faudrait trouver un moyen de retraiter l'effet soliste : par exemple, je ne suis pas sûre qu'Alan Gilbert ferait partie des chefs ultra-chers si un certain Lang Lang ne figurait pas en tant que soliste dans son concert parisien.

D'après le graphique ci-dessus, les concerts les plus chers ne seraient pas nécessairement dirigés par les chefs à l’âge le plus vénérables - sinon, les concerts de Pierre Boulez devraient être hors de prix. A fortiori, les 82 printemps de Bernard Haitink ne suffisent pas à gonfler le prix des (probablement excellentissimes) concerts avec le Chamber Orchestra of Europe de mars 2012. Quid de Dudamel, 30 ans, mais 160 euros, déjà ?
(à moins que le prix ne soit proportionnel à la qualité de l'orchestre ? Lucerne serait 1,2 fois meilleur que Berlin dirigé par Dudamel, 3,15 fois meilleur que l'Orchestre de Paris avec Järvi, 16 fois meilleur que les Concerts Gais (non mais ho), et infiniment meilleur (division par zéro égale l'infini) que les concerts gratuits des phalanges parisiennes donnés à l'occasion de fêtes de la musique, par exemple. Quelle mentalité) 

Hypothèse incongrue n°2 : Monsieur Abbado ne dirigerait que pour un public fortuné. Ceci expliquerait le tarif ainsi que l'appelation concert de gala. Heureusement, les chiffres contredisent cette hypothèse. Le Maestro accepte de diriger pour les moins nantis. Surtout à Londres, où les indigents et les gueux peuvent l'applaudir à partir de 24£.

Figure 2 - Tarif des billets (cat.1) pour Abbado avec divers orchestres


Je n'ai pas trouvé les tarifs de ses concerts à Lucerne, mais je crains qu'ils ne soient comparables aux tarifs parisien, le KKL pratique des tarifs qu'on peut raisonnablement appeler prohibitifs.

Hypothèse stupide n°3 : La Cité de la Musique / salle Pleyel songe à mettre petit à petit ses tarifs au niveau de ceux de l’Opéra de Paris ? Pitié, non.

Hypothèse n°4 : Un ou plusieurs membres de l’équipe Cité de la Musique-Pleyel / Piano 4****/ Orchestre du Festival de Lucerne considère(nt) le public parisien un ramassis de porte-feuilles décérébrés. Je ne vois pas d'autre explication.
Résultat des courses, les abrutis décérébrés n'ont pas délié le cordon de leur bourse : une semaine avant le concert, il restait encore de nombreuses places en 1ère, 2nd et 3ème catégories, qui ont selon toute vraisemblance été soldées à des étudiants et retraités le jour du concert parisien. (peut-être était-ce le réel but de l’opération – rendre le concert si cher afin qu’il ne soit accessible qu’au public le plus modeste).

Je voulais absolument écouter Abbado et son orchestre cette année (apparemment, l'Orchestre du Festival de Lucerne est le fantasme ultime de l'amateur de musique symphonique) mais je me refusais à cautionner cette politique tarifaire farfelue – comme d'autres dissidents : nous avons été quelques uns à choisir le concert londonien. En sélectionnant astucieusement un hébergement économique, en réservant très très en l’avance les billets de train, le concert revenait moins cher que le concert parisien. Enfin, disons plutôt que le coût unitaire du concert londonien était inférieur au coût du concert parisien.

Tab. 1 - Coût unitaire des concerts Abbado.

il suffit de rentabiliser les coûts de déplacement par plusieurs spectacles : coûts fixes identiques répartis sur plus de spectacles => baisse du coût unitaire. pour l'hypothèse parisienne, j'opte pour une place en 3è catégorie, à 110€, puisque les places en 4è et 5è catégorie ont été prises d'assaut avant que je n'aie le temps de dire ouf. 

Et tout ceci donnait une excellente excuse pour poser une journée et demie et aller prendre l'air frais avec les Ecureuils de sa Majesté.

Je ne m’imaginais pas l'effet bienfaisant du changement d’environnement pour assister à un concert. Au lieu de maugréer station Ternes contre la pluie, les tourniquets de métro, je gambade en souriant bêtement aux mouettes du pont de Waterloo, quelques minutes avant de découvrir la fabuleuse ambiance, bordélique et chaleureuse du Southbank Center, immense paquebot-bâtiment-vaisseau spatial dédié à la musique, où on peut lire, boire des cafés (j'apprends avec stupeur que café au lait se dit caffe latte en anglais), des cappucinos et des thés au lait, on pourrait y manger en terrasse si une brise taquine ne s’amusait pas à nous envoyer des feuilles de salade à la tête, admirer une vue imprenable sur Londres du 5è ou 6è balcon, redescendre au sous-sol, où se niche la très agréable librairie Foyles, remonter en catastrophe d'autres escaliers à la recherche d'un programme, hésiter au passage entre une bière et un ginger ale, se tromper d'escalier puis de porte, oups, encore des marches, et enfin découvrir l’immense salle de concerts – une version conviviale du Sénat Galactique, avec ces tiroirs à chaussettes chatoyants qui dépassent à demi-ouverts des parois, avant de s'écrouler, trépignant d'impatience, dans un de ces fauteuils en velours moins augustes que ceux de la salle Pleyel, mais incroyablement douillets.

Je n'avais pas réalisé que simplement savoir que ce concert pouvait être vendu 190€ avait contribué à enfler mes attentes au delà du possible. Le soir du premier concert, je m’attendais à m’évanouir au moindre solo de hautbois, j'imaginais que la simple audition d’un prout de cor allait m’élever à un niveau de conscience supérieur, que Schumann serait transcendé (quoique), la symphonie de Bruckner aussi, portée par une vision, une ampleur, un souffle dramatique qui nous laisserait tous en larmes, stupéfiés, incrédules ! Que le son du triangle serait cristallin et paradisiaque ! Découvrir mon nouveau Chef d’Orchestre Préféré ! Des larmes, de l’émotion !
(pour 190€, c'est la moindre des choses).

Mais Abbado n'est pas mon type de chef. Lui, c’est un amoureux du beau son. Chacun de ses gestes (à son âge, mesurés) provoque un changement de couleur, de nuance – très beau, certes, car l'orchestre est d’une beauté, d'un raffinement phénoménal. Mais ça ne (me) suffit pas, le temps parait longuet. Evidemment, une symphonie d'une heure. J'ai toutefois le temps de prendre conscience de deux-trois choses :
- Révélation n°1 : le « Pa-pim-pampa-dam-Paam » du premier mouvement a été emprunté (puis grammyfié) par les Whites Stripes. Par conséquent, j'ai alternativement l'impression d'écouter les Whites Stripes jouer du Bruckner ou l'Orchestre du Festival de Lucerne jouer du White Stripes. C'est perturbant. Quand je suis perturbée, je glousse.
- Révélation n°2 : je peux enfin, à la lumière de ce que fait Abbado de Bruckner, m'expliquer pourquoi j'avais tant aimé la 4è dirigée par Haitink en juin dernier. A l'époque, je n'avais pas su dire pourquoi. Haitink ne de contente pas de décrire la beauté du paysage, il raconte. Il s’amuse à tisser le suspense, laisse intuiter un gigantesquissime climax qui nous attend au coin d’un mouvement, bien plus tard, fait ente temps délicatement mariner ses auditeurs, et bâtit un récit d'une tension irrésistible.
Si j’osais, je dirais qu'Abbado m'ennuie un peu.

Je grossis le trait. Je me serais ennuyée s'il n'y avait pas :
- le meilleur flûtiste de l’univers connu, Jacques Zoon, qu’on voit apparaître ici et là sur youtube, avec le Philharmonique de Berlin, avec le Chamber Orchestra of Europe, avec Boston, peut-être même avec le Concertgebouw qu’on reconnaît à sa flûte en bois foncé. Ce son ! La huitième merveille du monde. Ce phrasé ! Cette présence ! (revers de la médaille, les autres vents paraissent un brin pâlichon à côté)
- des pupitres de cordes qu'on n'oserait imaginer dans nos rêves les plus fous (comme un gigantesque Chamber Orchestra of Europe, trois fois plus d'effectifs). Les apparences sont tout d'abord un brin fantaisistes : certains ont oublié la cravate, d'autres ont confondu chemise noire et chemise blanche, un jeune homme joue avec de fins gants blancs. Puis la liste des noms à la fin du programme, oblitère aussitôt l'impression de fantaisie. Noms peu connus du grand public, mais qui font trembler d'adoration Ceux-qui-Savent. L'escogriffe, à qui j'ai montré le programme plus tard, se pâme "Hiii, un violoniste du quatuor Hagen. Lui, je le connais du CNRTTPWZYD, c'est un tueur (comment peut-on tuer quelqu'un avec un violon, je n'en sais rien). Ohlala, Leipzig, Berlin, ohlalala. Hiiii, lui, je l'ai eu en master-class, c'est impressionnant".  Attardons-nous un instant sur le pupitre de contrebasses : une formidable Mannschaft avec l'ex-contrebasse solo des Wiener Philharmoniker, le contrebasse solo du Philharmonique de Munich, et ce n'est pas tout, le contrebasse solo de la Staatskappelle de Dresde, etc. Orchestre « all stars », donc, qui, contrairement aux équipes de foot composées sur le même principe, n'est pas qu'impressionnant en théorie, mais aussi en pratique. Voir ces cordes respirer ensemble, sourire, jouer comme si leur vie en dépendait donne le frisson. (Ceci dit, 190€ pour des musiciens contents de leur métier, c'est un peu chérot) 

Toutes ces cordes ? Presque toutes. Au beau milieu de ces cordes fantasmagoriques, une exception - un monsieur chenu aux cheveux blancs, qui triche. Il s'autorise à ne pas jouer quelques notes, et celles jouées le sont avec un archet parcimonieux et prudent. Mais c'est MA méthode ?! La ressemblance s'arrête là. Ce vieux monsieur aux airs de grand-papa débonnaire est un ex-chef d'attaque du Philharmonique de Berlin, au pas désormais précautionneux – il prend quelques minutes d'avance sur ses confrères pour rejoindre, lentement, pas à pas, sa chaise après les entractes. Mais il peut se permettre, du haut de ses quatre-vingt et quelques printemps, de survoler quelques notes. Songer à ce qu'à pu être sa carrière au sein du Philharmonique de Berlin donne le vertige. Petit jeune tout frais émoulu de l'école au moment de cet enregistrement peut-être. Quelques années plus tard, peut-être déjà chef d'attaque des seconds violons pendant que le Philharmonique enregistre le concerto n°27 de Mozart avec Wilhelm Kempf alors qu'en même temps, on construisait beaucoup, à Berlin. (on ne m'avait jamais dit, en cours d'histoire, que les travaux de la Philharmonie et du Mur, deux symboles de cette ville, ont commencé le même jour - que c'est approprié, pourtant, pour cette ville si chargée d'histoire, si musicale, aussi).   Témoin des débuts du CD peut-être, alors que le Philharmonique de Berlin enregistre avec Karajan le tout premier CD commercialisé de l'histoire. Témoin à nouveau d'un tournant de l'histoire lors du concert organisé quelques jours après la Chute du Mur par l'Orchestre et Barenboim pour les Berlinois de l'Est. Sur une video plus récente vous verrez sa chevelure blanche au deuxième rang des seconds violons, quelques instants avant le solo du meilleur flûtiste du monde. Petite silhouette discrète et concentrée mais aussi impressionnante, aussi symbolique - si ce n'est plus, que celle d'Abbado.

Mes éventuels lecteurs berlinois se réjouiront de l'occasion d'écouter le meilleur flûtiste du monde et d'autres cordes de compétition, (pour moins cher) en janvier prochain.

15 Comms':

Andanteconanima at: 16 novembre 2011 à 11:07 a dit…

J'ai du mal à choisir ce que j'ai préféré dans cette chroniquette format grand reportage : le graphique des politiques tarifaires de Pleyel, l'analogie entre Bruckner et les White Stripes, les violonistes tueurs (m'enfin, il y a sûrement eu une époque où on devait bien pouvoir cacher des mitraillettes à l'ancienne dans des étuis à violon)... Non, ça y est, je sais : les feuilles de salade volantes à tête chercheuse ; ça, c'est quelque chose qu'on ne trouve qu'à Londres ! En tous les cas, vivement la chroniquette sur Niko le diablotin et son Beethoven aus Berlin. Et bravo. ACA

{ Klari } at: 16 novembre 2011 à 11:42 a dit…

Et les écureuils, tu n'as pas aimé les écureuils ? (format grand-reportage ? oui, oups, je viens juste de réaliser que je viens d'écrire une méga-tartine sur un concert qui ne m'a que moyennement plu)

Il y a une blague d'altiste sur les violonistes-tueurs, qui, en gros (je sais très mal raconter les blagues) dit :
"Un violoniste entre, avec son étui, dans une banque. De quoi ont peut les employés ? Qu'il ouvre son étui, en sorte une kalach', et braque la banque. Un altiste entre dans la même banque. Que craignent les employés ? Qu'il ouvre son étui, sorte son alto, et se mette à en jouer."
(c'est méchant, pardon).

Pour Berlin et Niko, tu auras du Currywurst, des hippopotames dévergondés et du trafic de camembert. Sisi, promis. Mais quand, je ne sais pas. :-)

Andanteconanima at: 16 novembre 2011 à 12:52 a dit…

Pauvres altistes, tout de même, le nombre de blagues qu'on fait courir sur eux. Celle-là est plutôt mignonette ; la pire blague d'altiste, ça reste quand même "Harold en Italie" (deuxième couche, zoup)...

En fait si, j'aime bien les squirrels londoniens, ceux de Saint James Park surtout, toujours à mâchonner un truc, de vrais stars (je n'avais pas résisté à la tentation de photographier une mémé londonienne à moitié affalée par terre pour immortaliser une de ces pauvres petites bébêtes - le tout sous le regard hautain des poules d'eau et autres volatiles du parc, "Je dis, quelle ridicule posture, n'est-il pas ?" "Coin !").

Mais des hippopotames trafiquants de camembert armés de Currywurst ? Bigre, ça promet... ;-)

{ Klari } at: 16 novembre 2011 à 14:17 a dit…

Ma préférée, c'est l'altiste débutant, qui au bout de deux mois de cours (cordes à vide, do, puis sol), disparait de la circulation. Quand son prof lui demande pourquoi il a arrêté "ah, mais je n'ai plus le temps, je n'arrête pas de cachetonner".
Hinhinhinhin !

Bon.

Quelles aristocrates, ces poules d'eau. :-)

{ mimylasouris } at: 16 novembre 2011 à 17:26 a dit…

3e tranche de fou rire aujourd'hui après le tutoriel de "Comment devient-on ninja ?" et les astuces pour voyager en avion avec un violon. Merci !

{ Klari } at: 16 novembre 2011 à 17:40 a dit…

Ah tiens, les blagues d'altistes te font rigoler ? Quelle mentalité..

(je me demande si ce n'est pas un signe distinctif des seconds violons, d'être ceux à rigoler le plus des blagues d'altistes. les altos, ça ne les fait pas rire, les premiers violons sont trop stressés pour rigoler, bref, les 2nds rigolent.)

{ Amélie } at: 17 novembre 2011 à 09:49 a dit…

Très drôle cette Chroniquette, j'aime décidément beaucoup venue ici !
C'est horrible, les blagues sur les altistes m'ont fait rigoler. Peut-être parce que dans un chœur, ces stars les sopranes font les mêmes sur les ténors. ;)

{ Klari } at: 17 novembre 2011 à 12:14 a dit…

Merci ! :-)

Ça alors, je pensais que dans les chœurs les sopranos chambraient les altos, elles aussi. J'imaginais que les ténors avaient un rôle comparable aux violoncelles : beaux gosses aristocratiques de service. Il faut vraiment que je rafraîchisse mes connaissances en sociologie de chœur.

{ Amélie } at: 17 novembre 2011 à 17:08 a dit…

Les altos sont bien braves, serviables et gentilles, mais elles ne servent tellement à rien qu'on ne va quand même pas inventer des blagues sur elles !

Les ténors sont effectivement les beaux gosses... mais avec rien dans la tête, thème général des blagues sur les ténors. Il y a aussi les contre-altes, toujours un peu sur une autre planète, mais ça ne viendrait à l'idée de personne de faire des blagues sur deux.

Et puis de toute façon, les plus sympas, ce sont toujours les basses.

{ Klari } at: 17 novembre 2011 à 17:31 a dit…

Il y a peut-être un parallélisme seconds violons - altos (qui chantent)à creuser. Personne ne se fatigue à inventer des blagues sur nous.

"Et puis de toute façon, les plus sympas, ce sont toujours les basses". Ouf, chez nous aussi. J'attends encore de rencontrer un(e) contrebassiste antipathique. Les plus adorables de tous, parait-il, sont les trombonistes !

(étrange, quand on parle musique, on finit toujours sur les blagues d'altistes...)

{ mimylasouris } at: 23 novembre 2011 à 18:00 a dit…

Je pensais surtout aux bulles du diagramme, feuilles de salades revêches écureuils royaux et White Stripes-Bruckner, mais la blague sur les altistes me va aussi ^

{ mimylasouris } at: 23 novembre 2011 à 18:00 a dit…

Zut, il me manque un œil ^^

{ Klari } at: 23 novembre 2011 à 18:21 a dit…

(euh, prends rendez-vous chez l'ophtalmo).

Ca, c'est du non sequitur où je ne m'y connais pas ! ;-)

(oui, je les aime bien, moi aussi, mes bubulles)

{ DM } at: 5 février 2012 à 16:56 a dit…

Vous faites sans doute allusion à Seven nation army... mais je ne vois pas le morceau de Bruckner qui correspond?

{ Klari } at: 6 février 2012 à 00:41 a dit…

Tu me poses une colle ! Je ne sais pas ce que c'est que Seven Nation Army (je vais regarder).

Alors, il s'agit du fameux "paaaa-lim-pa-pa-paam" de la 5è de Bruckner (que tu peux entendre joué par les violoncelles à 0'59 dans cette vidéo, et qui revient, encore, encore, encore, encore, et encore tout le long du premier mouvement.

Côté White Stripes, c'est ça ! (c'est bien Seven Nation Arny, honte sur moi)

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