mercredi 31 août 2011

Saison 2010/11 : remise des Kscop


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Jetons un dernier coup d'oeil sur la saison 2010/11, avant de l'abandonner définitivemen. Je me suis indécemment régalée l'année dernière : cette année a commencé sagement - deux concerts chroniqués en septembre 2010, avant de se terminer en orgie dionysiaque -14 concerts en juin. Une saison savoureuse, certes, même s'il m'a fallu deux bons mois pour finir de digérer.

Sur le modèle d'un blog que j'aime beaucoup-beaucoup, voici venu le moment de récompenser les meilleurs moments de l'année :

NOMINATIONS
Roland Petit au Palais Garnier, Cosi fan Tutte à Pleyel, Widmann-Beethoven-Dvorak par l'Orchestre de Paris, Quatre Percussionnistes à l'Athénée, Vaisseau Fantôme à Bastille, Jeunes chefs & Colonne, Bojan Z, Orchestre Révolutionnaire et Romantique, Chants soufis du Sénégal, Thomas Quasthoff, Mozart & Strauss par l'Orchestre de Paris, Orchestre du Capitole, Création (mondiale!) du Trio flûte alto et harpe de M. Rolland, Choeur et Orchestre Colonne à Pleyel, Caroline Faber & Hervé Celcal, Quatuors n°3 à l'Athénée, Julia Fischer & le London Phil', Angelika Kirschlager, Nikolaj Znajder & LSO, Sara Mingardo - Stabat Mater de Pergolèse, Maurizio Pollini, Répétition publique avec JEG, Valery Gergiev & le Mariinski, Ariadne a Naxos, Sacre du Printemps- Pina Bausch, Joshua Bell & le Chamber Orchestra of Europe, Huit saisons - Dissonances, Tchaïkovsky par l'Orchestre de Paris, Michel Portal, Chamber Orchestra of Europe - Intégrale Beethoven 1/5, Chamber Orchestra of Europe - Intégrale Beethoven 2/5, Néo-classique ou oppression - Athénée Jouvet, le Concerto Grosso pour débutants, Dudamel & Los Angeles Phil', Dudamel et Los Angeles Phil (2), Orchestre Colonne et J-P. Collard, Orchestre de Paris & Richard McNicoll, Fleur de Contrepoint, Cors et Ames, Fauré par l'Orchestre de Paris, Concertgebouw & L.O. Andsnes, La Création - Concert Spirituel, Ravel - Orchestre de Paris, Orchestre National de France - JEG, Grandes Voix d'Inde du Nord, Gewandhausorchester Leipzig, Southbank Sinfonia, Anacréon - Arts Flo, Wagner - Budapest Festival Orchestra, Delplace - ECHO, Berg & Beethoven par l'Orchestre de Paris, François Leleux et le Chamber Orchestra of Europe - Dijon, Mahler 9 - LSO & Gergiev, Siegfried, Berg & Wagner par l'Orchestre de Paris, Nelson Freire, Pélléas et Mélisande, Walton & Prokofiev par l'Orchestre de Paris, Chambre Philharmonique, Mats Ek, Duruflé Brahms Sibelius par l'Orchestre de Paris, Wagner - Colonne, Swing Lenny, Don Quichotte, Flammes de Paris, Dvorak et Saint-Saens par l'Orchestre de Paris, Ravel et Beethoven par l'Orchestre de Paris, Bach & Prokofiev par le COE, San Francisco Symph' et MTT, Dvorak par l'Orch. de Paris, Au Revoir Parapluie !, Katchaturian &  Tchaiko par l'Orchestre de Paris, Pierre Hamel à la Sainte-Chapelle, Alexandre Nevsky par l'Orchestre de Paris, Wasifudin Dagar à l'ICI, Ariel Sirat et J-M. Kerisit au Châtelet, LSO & Bernard Haitink à Pleyel, Wasifudin Dagar à l'ICI (bis), Schumann par l'Orchestre de Paris, Leonidas Kavakos & le Philhar' de Radio-France, Gurre-Lieder, Crépuscule des Dieux, Sayeedudin Dagar à la Maison de l'Inde, Wayne McGregor, Orchestre Accenture, Roméo & Juliet - Ivan Vasiliev & Natalia Osipova, Khatia Buniatishvili.
(blurp)

LES LAUREATS

Les solistes (instruments & voix)
  • le Méga-Kscop d'Or, toutes catégories confondues :  Leonidas Kavakos, pour l'ensemble de son œuvre - le concerto de Dvorak avec le Gewandhausorchester Leipzig et le concerto de Brahms avec le Philharmonique de Radio-France, ainsi que tous ses concerts passés, à venir, depuis le commencement du commencement jusqu'à la fin des temps, amen.

  • Catégorie 'Un certain archet' : Pierre Hamel pour le Lamineur, mention spéciale à Jean-Marc Kerisit (catégorie amateurs) pour une Rhapsodie de Bartok magistrale.

  • le Kscop d'Or de l'Anche Double est décerné à l'unanimité du jury à François Leleux pour le concerto pour hautbois de Strauss, l'air pour hautbois et orchestre de Bach, et la Symphonie de Schumann qu'il a joués d'affilée sans sourciller. Le Kscop d'Argent est décerné à Aurélie L. pour un superbissime solo de cor anglais dans le "Ich bin der Welt abhanden kommen" avec les Concerts Gais, et pour avoir répondu "oui" quand je lui ai demandé si elle souhaitait une élève supplémentaire.

  • le Kscop d'Or du Bô Gosse : médaille d'or à Johannes Weisser (baryton), médaille d'argent au cymbalier-cymbaliste-percussioniste(?) du London Symphony, qui en plus d'une physionomie très agréable, écrit divinement bien.

  • Kscop d'Or du clavier : Maurizio Pollini, sans le moindre doute.

  • Révélation féminine : Sabine Devieilhe pour un Glitter and be Gay mé-mo-rable

  • Mezzo d'or : Impossible de départager. Se partagent donc le Kscop d'Or : Sara Mingardo pour un Nisi Dominus somptueux, mais aussi Elena Zhidkova pour un Champ des Morts sublime. Je décerne également un Kscop d'Or à Anna Larsson pour la colombe dans les Gurre-Lieder. Il serait de très mauvais goût de ne pas saluer la prestation d'Alice Guéritaud dans la Rhapsodie pour alto et orchestre de Brahms par une mention à la fois spéciale et amicale.

  • le Cacaboudin d'or : Mihaela Ursuleasa pour un concerto pour piano de Mozart schumannisé, fanfreluché, du plus mauvais goût possible. Brreeeuuuh, j'en frémis encore.

Les chefs
  • le Kscop d'Or Toutes Catégories confondues : Bernard Haitink pour son Bruckner, son Beethoven, son Mozart, parce qu'il est adorable, parce qu'il organise des pique-nique de compétition pour le Chamber Orchestra of Europe, et parce qu'il n'y a qu'un seul et unique Bernard Haitink.Parce que Haitink it's Love, tout simplement.

  • le Kscop d'Or du chef-génial-qu'on-ne-connait-pas-encore-mais-dans -10-ans-je-pourrai-dire-moi-j'ai-joué-avec-lui-nananère : Marc Korovitch, évidemment.

  • le Kscop d'or de l'humour de chef : en tant que spectateur, on n'a malheureusement pas accès aux blagues de chefs en répétition. En concert, le kscop revient à John Eliot Gardiner pour avoir houspillé son public, qui s'essayait à chanter du Bach "c'est encore dégoûtant ! mais c'est mille fois mieux, bravo !" en français dans le texte,

  • Révélation masculine : Kscop d'or pour Paavo Järvi pour sa de Sibelius (je trouve toutes les autres versions de la 5è inécoutables, maintenant, c'est malin), mais peut-être aussi sa 3è de Saint-Saens ou sa 4è de Beethoven.

  • Révélation féminine : je m'auto-attribue le Kscop d'Or, à défaut d'autres nominées.

Les Orchestres
  • Sans surprise, le Kscop d'Or toutes catégories revient au Chamber Orchestra of Europe, pour leur talent surnaturel, leur capital sympathie, leur Beethoven, leur Schubert, leurs adorables bassonistes, leurs altos rigolos, etc, etc. (et parce qu'ils lisent mes chroniquettes).

  • Révélation internationale : le Budapest Festival Orchestra. Je les avais déjà vu en 2005 ou 6 à Budapest (avec Leonidas Kavakos, en plus !!) mais j'étais passée à côté. Cette fois-ci, c'était la bonne. Mille fois mercis à Ivan Fischer et son orchestre pour une marche funèbre de Siegfried poignante.

  • Révélation française : les Concerts Gais ne peuvent concourir du fait de leur statut amateur, le Kscop d'Or revient donc à l'Orchestre de Paris, dont je n'avais absolument pas réalisé le potentiel auparavant. Honte sur moi.

  • Kscop d'Or du pupitre de cuivres : le Kscop d'Or revient au trombone basse du Chamber Orchestra of Europe, pour faire partie de cet orchestre d'une part, et m'avoir dit que Nikolaus Harnoncourt lui-même était d'accord avec ma théorie du crescendo d'autre part ;

  • Kscop d'Or du pupitre de cordes sympathique : attribué sans conteste possible à l'ensemble des contrebasses de l'Orchestre de Paris - ils sont souriants, heureux, engagés, ça se voit et ça s'entend.

  • Catégorie altisme : le Kscop d'Or revient à l'alto solo du COE/ex-Scala de Milan, pour les sourires réjouis, la technique irréprochable, les clins d'œil malicieux, et tout et tout. Le Kscop d'Argent revient à l'alto solo par intérim de l'Orchestre Colonne, pour le solo dans les Wesendoncklieder à Pleyel, et la Romance de Bruch avec les Concerts Gais quelques jours plus tard. Le Kscop de Bronze revient à l'alto solo de l'Orchestre de Paris, essentiellement parce que je n'ai pas encore eu l'occasion de dire à quel point j'admire cette personne.(mais quand jouera t'elle en concerto ?!)

  • Catégorie Vents : le carré magique du Chamber Orchestra of Europe (Walker-Leleux-Postinghel-Guyot), particulièrement fantabuleux dans la 3è de Schubert - surtout le bisou affectueux du bassoniste sur le crâne dégarni de François Leleux.


Les Concerts
  • Difficile d'opérer un choix -  le Kscop d'Or va donc se partager entre Wasifudin Dagar (dhrupad), le Chamber Orchestra of Europe pour sa demi-intégrale de Beethoven, et Don Quichotte par le ballet du Bolchoï et l'Orchestre Colonne (certes, il s'agit d'un ballet, mais je n'ai pas vu suffisamment de ballets pour que la création d'une catégorie ballet se justifie)

  • le Kscop d'Or de la convivialité : le concert du Chamber Orchestra of Europe que nous avons été écouter en meute pour fêter mon anniversaire (merci à tous ceux qui sont venus), le Kscop d'Argent va au Crépuscule des Dieux pour les pique-nique avec Joël et Palpatine pendant les entractes.

  • Le Kscop d'Or du gag : Kscop d'Or au contrebassiste solo de l'Orchestre de Paris, à quatre pattes entre son tabouret et sa contrebasse, affairé à ramasser ses partitions sous les regards amusés d'un chef, un orchestre au grand complet, et un bon millier et demi de spectateurs. Ce qui ne l'a pas plus troublé que ça.

  • le Kscop d'Or du sanglot : Elena Zhidkova dans Alexandre Nevski (Prokofiev). Attention, le troisième acte de Don Quichotte la talonne de près,

  • Catégorie solo de musicien d'orchestre : Kscop d'or pour le duo flûte hautbois de V. Lucas et A. Gattet (Orchestre de Paris) dans la Mer de Debussy (ce solo pourrait également remporter un Kscop de l'Instant Magique, d'ailleurs) Kscop d'argent (argent parce qu'il ne peut pas remporter l'or dans toutes les catégories, non plus) pour François Leleux (Chamber Orchestra of Europe) dans LE solo de hautbois de la 5è de Beethoven, ex aequo avec Emmanuel Gaugué (Orchestre de Paris) pour le solo de violoncelle dans le concerto pour piano de Brahms n°0. Et une mention spéciale à G. Prado (Orchestre de Paris) pour le solo de cor anglais dans le concerto pour piano de Ravel.


Œuvres et compositeurs
  • Kscop d'Or de la révélation renaissance & baroque : le Nisi Dominus de Vivaldi, le Stabat Mater de Pergolèse (certes, tout le monde connaissait, sauf moi, peu importe) et l'intégralité des oeuvres chantés par l'ensemble Non Papa lors du concert 'La Fleur de Contrepoint',

  •  Kscop d'Or de la révélation XIXè siècle : Wagner. Grâce au Budapest Festival Orchestra et à Palpatine, sans lequel je n'aurai eu des places ni pour Siegfried, ni pour le Crépuscule, j'ai enfin commencé à comprendre pourquoi tant de mélomanes font un tel foin à propos de Richard Wagner,

  • Kscop d'or du XXè siècle : les Danses de Duruflé (Orchestre de Paris, P. Järvi), et dans un genre un brin différent, les Gurre-Lieder de de Schoenberg (Orchestre Philharmonique de Strasbourg, M. Albrecht)

  • Kscop de papier-recyclé-grisâtre-tout-fripé : Schumann, pour l'ensemble de son œuvre, toutes époques et tous styles confondus. Ajoutons une mention spéciale pour l'horrible trait des seconds violons à la fin du Konzertstück pour 4 cors et orchestre, dont nous autres violonistes se serions bien passés.

  • Kscop d'or de l'oeuvre rarement entendue-oh-que-c'est-dommage : les Gurre-Lieder, évidemment, mais aussi l'intégralité des oeuvres jouées par les quatre percussionistes à l'Athénée-Jouvet en octobre dernier.

  • Catégorie Beethoven : Tout le Beethoven joué par le Chamber Orchestra of Europe & Haitink obtient un Kscop d'Or bien mérité, le Kscop de Papier Mâché revient à la 3è de Beethoven de l'Orchestre de Paris dirigée par Dohnanyi, anachronique, bourrine et ronflante. Dans la catégorie amateurs, les Concerts Gais sont les grands gagnants, pour leur sublimissime Pastorale en décembre dernier.


Et les autres Kscop :
  • le Kscop d'Or du scandale financier : la politique tarifaire de l'Opéra de Paris, ex aequo avec la vilaine habitude de la Salle Pleyel de sur-sur-sur-tarifer les concerts de l'Orchestre du Festival de Lucerne dirigés par Abbado (pour la peine, j'irai les écouter à Londres, zut)

  • le Kscop d'or de la politique tarifaire sympathique : la Cité de la Musique, pour l'ensemble de son œuvre,

  • le Kscop d'Or de l'annulation-je-suis-trop-dégoûtée : Nikolaus Harnoncourt et le Concentus Musicus au printemps dernier.

  • le Kscop d'Or de la pédagogie musicale : Gentil-Prof (violon), Aurélie L. (hautbois), Céline W. (dhrupad), Marc Korovitch (orchestre) pour gentiment supporter mes récriminations "non ! je ne veux pas jouer du Schumann ! non ! je ne veux pas travailler mon Kayser ! non ! je veux cette anche-là et pas une autre!" sans perdre le sourire. Mille bravos à vous.

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