mardi 14 juin 2011

San Francisco Symphony - MTT


2 Comms'
Salle Pleyel Lundi 30 mai 2011, 20h
San Francisco Symphony, Michael Tilson Thomas (direction), Christian Teztlaff (violon)
***
Henry Cowell, Synchrony
Mendelssohn, Concerto pour violon
Beethoven, Symphonie n°5
***
Au boulot, on a un poisson rouge dans le service, répondant au nom de Sushi. Pour parfaire la panoplie, il ne manquerait plus qu'un chat et une mouette.
Le minet, on l'a trouvé en sortant de la cantine, une minuscule bestiole d'un mois à peine, petits yeux vitreux, museau purulent. Opération Commando-Kitten-Rescue lancée, le minet est monté en fraude au bureau, discrètement blotti en rond à côté de l'ordi, à l'abri des regards inquisiteurs de ma hiérarchie, le temps d'attendre son rendez-vous chez le véto. Après lequel je m'arrache avec réticence à la contemplation de cette petit boule de poils affamée et crasseuse (mais si mignonne) pour aller à Pleyel. J'ai assez manqué de concerts comme ça cette année, qui sait, ce sera peut-être LE concert à ne pas manquer ?

Comme tout orchestre américain qui se respecte, les musiciens du San Francisco Symphony sont déjà sur le pont un bon quart d'heure avant l'heure officielle de début du concert. Pas de papotages inopinés, ils travaillent d'arrache-pied. Je regrette le rituel du violon-puis-du-chef-qui-arrivent-on-se-lève-on-s'assoit, désuet peut-être, mais qui a le mérite de marquer le début du concert. Un trois-coup musical pour se plonger dans l'ambiance.

A l'exception d'un olympique solo de trompette (à froid ! avec sourdine ! tout seul !), Synchrony rentre par mon oreille droite pour ressortir par la gauche. De beaux passages, vivivi bien sûr, mais quelques tendances au gloubiboulga sonore. Pas grave, j'étais venue pour pleurer comme un saule sur le Mendelssohn. Ce ne sera pas le cas : le chef et les musiciens jouent impeccablement (quand ont-ils rencontré un canard pour la dernière fois ?)ce qui est écrit sur la partition. C'est propre, quasi-scolaire. Où est la tension ? Je ne ressens aucun élan collectif, aucune envie partagée de se lancer dans ces nuances pour le plaisir. Par ce que P*µ+@1¤ que c'est bon, un bon crescendo assumé.
Peut-être cela relève-t'il d'une autre conception de la pratique d'orchestre ? Peut-être leur inculque-t'on une certaine réserve pendant leur apprentissage ? Ils me semblent plus compétents et concentrés qu'impliqués, ces musiciens. Étrangement, ce n'est pas le premier orchestre américain à me donner cet impression (sûrement de l'anti-américanisme musical primaire de ma part).

Assez de tournage en rond,  revenons aux fondamentaux : le Chamber Orchestra of Europe : voici donc quelques extraits du même concerto à la Cité de la Musique. (J'avais vu ce concert sur leur site et avais passé mon chemin, "le Chamber quoi ? hein ?". Bécasse ignorante que j'étais). Admirez ces seconds violons souriants, ces cordes réjouies, ce chef si confiant dans ses équipes qu'il assure le minimum syndical de la direction (le sourcil !).

Pendant l'entracte, je m'interroge. J'ai un souvenir ému du solo de hautbois, de ces mémorables crescendo en pavillon de trompette de la version COE, que je n'ai pas du tout envie de remplacer par une version qui je crains, devrait s'avérer décevante.
Surtout quand il y a un chaton (mignon !) malade à la maison. Zou. Maison.

(et une photo de chat pour la route)

2 Comms':

{ la souris } at: 18 juin 2011 à 17:47 a dit…

Il aura droit à un frac et à un noeud pap' comme Garfield, le chat ?

(Même tes jurons sont toonesques, j'adore.)

{ Klari } at: 18 juin 2011 à 23:29 a dit…

Merci ! Ah, c'était un mini-juron-tout-mignon, celui-là..

Ni frac ni noeud pap, le minet. Par contre, repas de gala tous les jours : sardines, croquettes, thon à volonté.

(mais qu'est ce qu'il ne faut pas faire..)

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