jeudi 10 mars 2011

Anacréon, Pygmalion - Arts Florissants


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Dimanche 6 mars, 16h ¤ Salle Pleyel
Les Arts Florissants, William Christie (direction)

Hanna Bayodi-Hirt, Emmanuelle de Negri (dessus), Ed Lyon (haute-contre), Alain Buet (basse)

Rameau : Anacréon, Pygmalion.

Les Arts Florissants et le Budapest Festival s'amusent à un petit chassé-croisé géographique : le Bfz a occupé les lieux la veille, les Arts Flo s'apprêtent à faire leurs valises pour Budapest.

A part leur feuille de route, aucun point commun. On passe de Wagner à Rameau, de l'orchestre wagnérien hypertrophié à un mini-ensemble équitable : toutes les cordes sont par 5 - pas de jaloux, et tout l'orchestre joue debout, du moins ceux et celles qui le peuvent.
Je passe complètement à côté de l'intrigue de deux opéras joués (je suis chroniquement incapable de prêter attention à des sur-titres) - mais me régale des chatoyantes couleurs de l'orchestre, qui évoquent tour à tour des tempêtes ou des petites choses plus friponnes.

Mise en scène astucieuse - réduite à un fauteuil Louis XV, qui fait office de piédestal pour la statue de Pygmalion, de fauteuil anacréontique et enfin de reposoir pour William Christie : il s'y affale feignant l'épuisement, à la fin du concert. L'élément mobilier est complété par les va-et-vients du chœur, qui arpentent/trottinent/dansent/gambadent sur le plateau.

Ma-gni-fi-que Ed Lyon (Pygmalion) - déjà croisé - qui a construit son site Internet sur un Mac perso, c'est mal ! (Venez, petits trolls tout poilus, vous serez bien nourris) Une voix puissante - je n'ai pas à tendre l'oreille du haut de mon balcon, mais avec la légèreté qui caractérise les voix baroques. Miam.
Une des deux soprano me laisse perplexe : pour chaque phrase, la pénultième me semble horrrrrriblement fausse. Un baroquisme mélismeux ? Ma cochlée serait embourbée ?  Un tempérament fantaisiste ? Il faut que je me renseigne. Ce n'est pas la première fois que je trouve une voix insoutenablement fausse sans trouver qui que ce soit pour partager mon opinion - ça me fait douter, il doit y avoir une explication rationnelle.

A la fin du concert, William Christie met fin aux applaudissement généreux du public en faisant mine de vérifier l'heure à sa montre et file en nous adressant des grands coucoux d'adieux.


(oh, dans les chœurs, un ancien soliste de l'Orchestre du Chantier !)
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Aussi : Concertonet.

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