jeudi 6 janvier 2011

Du Tchaïkovski (beaucoup) à Pleyel


0 Comms'
Mercredi 05/01 2011, Salle Pleyel
Orchestre de Paris, Rafael Frühbeck de Burgos : direction, Arcadi Volodos : piano
Tchaïkovski, Concerto pour piano n° 1, Symphonie n° 5

Tout premier concert de l'année, avec un programme 100% russe (pour fêter la fin récente de l'année France-Russie ?), un peu long à se mettre en jambes.

Des ingrédients de premier choix sont rassemblés sur scène : un orchestre que mon confrère Palpatine, pourtant avare de compliments, appelle une 'Rolls', un pianiste russe aux moyens époustouflants, excusez le pléonasme, et un chef dont je n'ai entendu que du bien. Pourtant, pendant la première partie, j'ai vaguement l'impression d'avoir un aperçu du spectacle auquel assiste mon chat le matin. Péniblement, son verse-croquette se tire du lit en grommelant, trébuche dans l'escalier, enfourne au micro-ondes un pot de yaourt tout en attendant que le muesli finisse d'infuser dans la bouilloire.

Alors que je m'attendais à pleurer à chaudes larmes (il s'agit du concerto pour piano de Tchaïkovski, quand même* !), je trouve le temps longuet. L'ensemble est un tantinet endormi, hasardeux. Soliste imprévisible ? Abus de confiseries chocolatées ? Répétitions écourtées ? Qui sait..

Cependant, après l'entracte, quelques cafés corsés plus tard, chaussettes fraîches enfilées, dents soigneusement brossées, tout ce petit monde montre bien plus d'ardeur à l'ouvrage qu'en première partie, y compris le chef, qui assume avec élégance un âge certain. Il rejoint les musiciens d'un pas plus qu'alerte et affronte sans faillir le caractère éminemment sportif de son métier de chef d'orchestre.

Je pensais ne pas connaître cette oeuvre, qui fait pourtant partie de cette macédoine de tubes qu'il arrive de siffloter plus ou moins inconsciemment. Cette vigoureuse symphonie s'achève en un clin d'oeil, ponctuée de magnifiques solos de vents, d'un gigantesque et improbable solo de cor (disons plutôt que l'Andante Cantabile comprend un mini-concerto pour cor), de grands passages exaltés en über-tutti, avec des bouleaux, des steppes, des Volga et tout le saint-frusquin. Fin, subtil ? Certes non, mais captivant, ensorcelant (malgré quelques passages acrobatiques un peu rapides chez les seconds qui me laissent penser que ne va pas la jouer de sitôt aux Concerts Gais - soupir).

Ailleurs : le petit concertorialiste, Palpatine

0 Comms':

Enregistrer un commentaire

 

Mentions légales - Copyright © 2007-2012 Le klariscope. Tous droits sur les chroniquettes patati, patata.
RSS Feed. Ce blog est fièrement propulsé par Blogger. La template est signée dzignine d'après le modèle Minima-White