mardi 9 novembre 2010

Le trio pour flûte alto & harpe de Rolland, création bondiale


2 Comms'
Vendredi 5 novembre, Eglise réformée de l'Annonciation
Ensemble Eclats - Karine Roynard (flûte), Delphine Anne (alto), Sophie Bonneau (harpe)
Ravel : Sonatine en trio, Modéré - Mouvement de menuet - Animé
Andres, Nartex pour flûte et harpe
Debussy, Suite Bergamasque, Prélude & Clair de lune (arrangement pour trio de 2009 !)
Rolland, Trio, Vif et fluide – Rythmique - Contemplatif
Andres, Rivages


Ces dernières semaines, j'ai mis au point le kit anti-tussif du concertivore éclairé : bonbons la Vosgienne, mouchoirs, inhalations d'eucalyptus et de thym au préalable. A ceci devrait idéalement s'ajouter une thermos de thé au lait (avec du miel !), mais mon sac à main n'est pas TARDIS-iforme.

L'ensemble Eclats nous a concocté un programme de musique française des XXè et XXIè siècles, autour de l'oeuvre dont c'est la création : le trio pour flûte, alto & harpe op. 4 de Mathieu Rolland - ou Djac, si vous préférez. Un petit fan-club adhoc de musiciens des Concerts Gais s'est constitué au premier rang.

Si le niveau des musiciens est tout ce qu'il y a de plus professionnel, l'organisation est amateure : l'accueil est personnalisé et chaleureux, la présentation des musiciens enthousiaste, décontractée ; quelques membres du public identifiés comme élèves des musiciens, ou compositeur vivant, sont pris à partie et gentiment taquinés. Par contre, le Comic Sans MS s'est infiltré dans certaines parties du programme, où des petites coquilles, dûment localisées et entourées au bic, n'ont pas été corrigées avant photocopie.

Les premières oeuvres permettent de se familiariser avec la sonorité si particulière de cette formation, avant d'attaquer le plat de résistance de la soirée, le Trio. Qu'on se rassure, M. Rolland n'est pas le fils spirituel de Lachenmann, mais se revendique plutôt de la lignée Debussy, Bartok, StRavinsky. Des compositeurs éminemment Ecoutables.

Un petit discours intéressant (mais pas assez sonore) du compositeur donne quelques clés pour écouter la pièce. Le premier mouvement voit un petit motif simple s'accumuler, se distordre jusqu'à saturation. Quant au troisième mouvement, il s'inspire un tantinet de musique indienne, youpi, et les oreilles profitent de la douce et généreuse sonorité de la flûte en sol, qui égrène des motifs calmes, légèrement ornementés, sur un discret accompagnement d'alto et de harpe.

Après le concert, un after derrière l'autel, qui permet de faire connaissance avec les musiciens, un peu de propagande pour les Concerts Gais... La flûtiste, très prévenante, m'offre un Ricola pour me récompenser de mes peines - car j'ai été exemplaire. Pas une quinte de toux, juste quelques gazouillis discrets pendant les applaudissements.

2 Comms':

rolland Charles at: 9 novembre 2010 à 18:57 a dit…

Chère Klari, c'est pas beau de se moquer des gentils amateurs qui concoctent et fabriquent les programmes.
Des coquilles oui mais des...
Le mot œuvre, comme quelques autres, prennent un "e" dans l"o" très chère et le compositeur tant apprécié par M. Rolland, ne s'appelerait-il point StRavinsky ?
Il faut relire !
Bien amicalement Charly avec plein de bisous, de loin j'aime pas les rhumes...

{ Klari } at: 9 novembre 2010 à 20:31 a dit…

Je me moquais, certes, mais gentiment (et uniquement après leur avoir envoyé quelques pelletées de compliments).

Je corrige pour StRavinsky et pour oeuvre, mais c'est bien parce que c'est vous ! (Très sincèrement, les écrivant tard, tard, entre un concert et une journée de boulot (youpi), je n'ai pas toujours le courage de relire les chroniquettes.. Les coquilles, c'est uniquement pour prouver qu'elles ne sont pas écrites par des nègres payés pour)

De près non plus, ce n'est pas très aimable, les rhumes. ;-)

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