lundi 15 novembre 2010

Choeur & Orchestre Colonne à Pleyel


2 Comms'
Orchestre Colonne - Laurent Petitgirard
Salle Pleyel 08 novembre 2010 20h
Delphine Haidan : soprano, Choeurs d'enfants d'Île-de-France, Choeur de l'Orchestre Colonne, Francis Bardot : chef de choeur

Franz Liszt, Christus (extraits),
Laurent Petitgirard, Euphonia
Felix Mendelssohn, Le Songe d'une nuit d'été


Ce soir, concert Colonne. Au programme :
a) trouver Joël, que je ne connais pas, et faire un échange standard billets craquants-places de concert
b) refaire la connaissance de Gamacé, membre du Choeur Colonne, que j'ai rencontrée il y a deux-trois ans, mais que je ne saurais reconnaître aujourd'hui,
c) saluer/houspiller Gentil-Prof (juste pour détourner l'attention de l'aversion que je voue à Sevcik, son maître-à-penser, le cauchemar de tous les petits violonistes en herbe), et plus généralement, tous les transfuges qui sont venus grossir les rangs des Concerts Gais (merci !)
d) les défis habituels : ne pas tousser, ni éternuer, ni glisser dans les escaliers, etc.

J'attends paisiblement Joël au fond du hall, en sirotant ce qui est certainement le café le plus cher de Paris (8,10 fois le prix du café à la machine à café du bureau !), bercée par les Po-po-po-po-pôôôm des choristes, qui s'échauffent non loin de là. Sans se concerter, nous avons astucieusement réservé des places presque contiguës, ce sera pratique pour papoter.

Le concert commence avec des extraits du Christus de Liszt, à propos desquels je me contenterai de dire qu'il n'y a pas que la partition qui soit lourde et indigeste. Certes j'apprécie ce que Liszt a fait pour piano, mais un orchestre et un choeur ne sont pas des jouets à confier à n'importe qui. Le niveau est relevé avec Euphonia : on ne peut pas remettre en question les capacités de compositeur et d'orchestrateur de M. Petitgirard, ni la bonhommie avec laquelle il présente sa pièce, qui, je cite "n'est pas à hurler de rire". Tout le monde meurt à la fin dans d'atroces souffrances harmoniques.

Mon carnet à chroniquettes est abondonné au fond du sac à main. Par contre, j'ai l'occasion d'emprunter quelques instants les jumelles de Joël. Comme un photographe du National Geographic embusqué dans la savane, je pourrais voir le moindre soupir d'ennui d'un cuivre désoeuvré, les doigtés des violonistes (ah tiens, un deuxième doigt ? oooh ! vilain, ce démanché !). A la fois follement amusant et un peu perturbant : à examiner à la loupe les détails, j'en oublie la musique. Ce serait dommage, car le Songe d'une Nuit d'Ete est un tube magnifique, à peine marri par des râles d'agonie causés par quelques bronchites intempestives. Je trouve l'orchestre particulièrement en forme sur cette deuxième partie de concert.

Malgré des températures éhontément basses, nous filons acclamer en claquant des dents les artistes : Gentil-Prof déclare la musique hongroise inepte (Tiens, privé de Bartok! Bien fait) avant de filer dîner au chaud, Gamacé s'est éclipsée par la (vraie) entrée, une Altiste-à-Colonne-mais-violoniste-aux-Concerts Gais se moque de l'état de ma gorge "Impressionnant, Klari, tes quintes de toux, ça faisait trembler les pupitres !". Mais puisque je vous dis que ce n'était pas moi ?!

2 Comms':

Anonyme at: 25 novembre 2010 à 15:48 a dit…

Je ne suis pas du tout d'accord avec ton appréciation sur le Christus!
J'ai adoré et je rêve d'entendre l'intégral!
Quel est l'objet de tes reproches?
Le choeur était parfait (mieux qu'en seconde partie, avec les enfants...)?!

{ Klari } at: 25 novembre 2010 à 23:37 a dit…

Tant mieux,tant mieux, si tout le monde était d'accord en sortant de concert, on ne donnerait qu'une poignée d'oeuvres, toujours par les trois mêmes orchestres/ensembles, etc. Ce serait abominable.

Je pense avoir été déçue pour des raisons tt compte fait, assez personnelles : j'ai beaucoup, beaucoup, beacoup (trop) écouté des choses de Liszt pour piano pendant l'adolescence. Comme toutes les bêtises qu'on fait à cet âge, ça marque profondément. DU coup, j'associe profondément Liszt à la virtuosité, aux couleurs chatoyantes qui m'ont alors tant marquée (j'ai des frissons à me rappeler les heures passées à écouter St François d'Assise prêchant aux oiseaux)
Du Liszt pour orchestre et choeur (aussi bien interprétée fut-ce, et je ne remets pas en cause les choeur et orchestre Colonne, que je trouve très bonnes) ne pouvaient que me décevoir, je crains.

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