jeudi 10 juin 2010

Quelques premières fois


0 Comms'
Cette année, pratiquement tous mes week-ends ont une thématique musicale. Certains sont remplis à craquer de mémorables moments musicaux, d'autres se sont avérés d'authentiques ratages : comme celui où je suis restée à la maison avec pour toute compagnie de violents maux de tête, ratant ainsi l'intégrale des morceaux de violon les plus injouables interprétés par Gentil-Prof, ainsi qu'un Menu Plaisir mémorable dans une maison avec jardinet et puits - très pratique pour y jeter des piccolos.

Le week-end dernier, le fil conducteur a été 'La Première Fois'. Une première fois laisse toujours un souvenir impérissable.

Jouer du crin-crin dans un château idyllique
La formation 'musique de chambre' des Concerts Gais avait été réquisitionnée pour accompagner un pique-nique bio en banlieue parisienne. Après avoir déjoué les embûches du Transilien (comment peut-on honnêtement prétendre se repérer à Gare du Nord?!), nous sommes arrivés dans un petit coin de verdure paradisiaque autour d'un petit château délicieusement bordélique et chaleureux : des pianos à porte-chandelles dans les couloirs ! Nous avons été nourris, rafraîchis, dorlotés, applaudis, re-nourris (oooooh, cette anchoïade), en contrepartie de quoi nous avons joué un extrait d'un Brandebourgeois, du Mozart aux chandelles, et du Vivaldi.

Mon premier concert-déchiffrage.
Ceci représente un véritable rite de passage dans la vie d'un musicien amateur, je pense : jouer une œuvre en concert sans jamais l'avoir regardée. Je me rappelle encore le premier contrôle d'histoire où je suis arrivée les mains fermement enfoncées dans les poches. Ce jour-là, j'ai ré-écrit la célèbre bataille Napoléon-Bismarck, et ses conséquences terribles sur les relations franco-allemandes au XXè siècle. Ce jour-là, pas de risques inutiles : il s'agit de concert-déchiffrer un petit Vivaldi, pas trop de dièses, de bémols, pas de galopades à la main gauche, pas de risques inutiles, et un co-pupitre solide (ouf). Mais quand même, l'irrésistible plaisir d'avoir bravé un interdit et pris quelques risques. Wouh !

Répétition de musique contemporaine
Djac et moi sommes réquisitionnés pour accompagner des petits apprentis-guitaristes sur Dust in the Wind de Kansas. Astucieusement, j'assigne à Djac la partie de violon (plus fournie), et me garde la partie d'alto, plus facile. La première répétition a lieu samedi matin, et bingo! Djac n'est pas disponible. Au bord de la panique (on va m'entendre ! je n'ai pas de co-pupitre! Y'a des doubles-croches! des trucs à contre-temps!), je songe sérieusement à faire faux bond, sans réussir à trouver d'excuses suffisamment convaincantes pour manquer cette répétition.
Quel choc culturel !
" On reprend à SUS4!" dit le guitareux.
" euh? " répond le violoneux.

" On reprend xxx mesures après le petit encadré "PONT"?" suggère le violoneux
" On reprend après deux tours de pont", traduit le guitareux.

En tout cas, je jouais un morceau postérieur à 1925 ET sans le support d'un co-pupitre au son suffisamment ample pour me couvrir pour la toute première fois. Brrr.

En contrepartie, le concert de l'orchestre Colonne de mardi dernier est complet (arg! c'est la première fois que je n'arrive pas à avoir de place. Tant mieux pour eux, certes, mais j'aurais bien aimé y assister, il paraît que c'était super). Et vendredi soir, j'aurais dû écouter un concert dirigé par Claudio Abbado : concert annulé. Tout se paie, tout se paie..

0 Comms':

Enregistrer un commentaire

 

Mentions légales - Copyright © 2007-2012 Le klariscope. Tous droits sur les chroniquettes patati, patata.
RSS Feed. Ce blog est fièrement propulsé par Blogger. La template est signée dzignine d'après le modèle Minima-White