mardi 11 mai 2010

Un petit week-end de mai


0 Comms'
Vendredi 7 mai - 20h30
Orchestre Colonne, Église de la Trinité
Dachez, Paysages d'Ombre
Beethoven, 9è Symphonie

Flûte, me voici reléguée tout derrière un pilier. Dès que le premier violon s'occupe des la de ses collègues, je profite de la diversion pour me ruer droit vers les premiers rangs, comme un G.I. courbé en deux derrière une haie normande. Je fais mienne une chaise du troisième rang. L'église arrondit le son des cordes pour le Dachez, c'est superbe. Par contre, l'acoustique est plus fantaisiste pour le Beethoven: je profite pleinement des cordes, alors que le son des cuivres et des bois, qui peinent à se faire entendre, part se balader derrière l'autel, tournicote autour du confessionnal, s'attarde dans les hauteurs avant de se décider à parvenir à nos oreilles, un peu en retard, donnant lieu à une houle harmonique assez étrange.
A réécouter avec les mêmes, mais ailleurs.

Samedi 8 mai - 20h
Sainte Chapelle
P. Hamel (violon), D. Harlé (violoncelle), J.C. Rouger (clavecin)
Cinq sonates : Corelli (Folia), Albinoni, Vivaldi, Tartini (Trille du Diable)
En attendant le début des hostilités, je médite sur la légende selon laquelle il y aurait dans la sacristie un panneau "ne montez pas le volume du micro, cela fait s'effondrer les vitraux, les boules !" (sic)*. Un clocher voisin essaie d'empêcher le violoncelliste d'entamer son Vivaldi. Après quelques dings, il s'apprête à poser l'archet, mais, damned, ce carillon a encore quelques dongs en réserve. Plus tard, le public essaie d'empêcher Gentil-prof-excellent-soliste-des-Concerts-Gais de jouer la Trille du diable (peur de la damnation éternelle?), qui doit expliquer, écartant légèrement le pouce et l'index, qu'il reste 'encore un peu' à jouer. La trille du diable (i.e. l'invention du marketing musical) et ses cabrioles acrobatiques font leur effet, boostant ainsi les ventes des C.D. proposés à l'issue du concert.

Dimanche 9 mai - 13h-20h
Un jardinet dans le 20è, des oiseaux, un chat, des musiciens, des muffins au chocolat et vin rouge.
On s'empiffre tout en se trémoussant (ça swingue, ce truc en si de J-S). Un merle spécialisé en sonneries SFR nargue un chat, qui essaie de déconcentrer Djac, occupé à tenir à bout de bras un Brandebourgeois coquin joué par des musiciens qui font la grève de la compte. Il me faut, toutes affaires cessantes, venir à l'aide d'un dinosaure coincé au premier étage. J'avoue compter en croches : on se paie ma tête "mais tu comptes en croches ?!?". Et alors ?

Dimanche 9 mai -20h
Zvezdo joue sous la direction de Ton Koopman ! Hiii ! Malheureusement, l'appel de la pile de repassage a été plus fort que celui du la 415. Et pourtant, c'était tentant.

* on m'a sûrement raconté ce bobard pour tester ma crédulité. C'est réussi.

0 Comms':

Enregistrer un commentaire

 

Mentions légales - Copyright © 2007-2012 Le klariscope. Tous droits sur les chroniquettes patati, patata.
RSS Feed. Ce blog est fièrement propulsé par Blogger. La template est signée dzignine d'après le modèle Minima-White