vendredi 7 mai 2010

Carte postale de Cologne (bis)


0 Comms'
Concert d'ouverture du festival Sommerblut,
Musikhochschule Köln, 2 mai - 16h
RSC, Concerts Gais, Wanderer, Kwaggawerk, et bien d'autres,
Peer Gynt (Grieg), Liste de Schindler (J. Williams), Belle of the Ball (L. Anderson), Entrée des Boyards (J. Halvorsen), Pomp et gnagnagna #2 (Elgar), etc...

Le Raccord (Concert - 120')

L'orchestre est un peu sonné, à la suite de ces deux jours et demi de répétition, mais content. A ma place, j'ai une vue imprenable sur mon chef de pupitre, et peux glisser des âneries à l'oreille de Zvezdo. A portée de main, mon gobelet écologique, que je remplis régulièrement de café, ma co-pupitre m'appelle d'ores et déjà la 'KaffeeJunkie'. Sur le pupitre, à côté de l'indispensable crayon, mon Langenscheidt-Lilliput, sans lequel il me serait impossible de mener un semblant de conversation avec qui que ce soit.

L'entrée des Kwaggawerk (Concert - 90')

Légèrement angoissée, nous attendons l'arrivée des Kwaggawerk. Depuis deux jours, le chef prend un malin plaisir à nous terroriser, mentionnant à l'envie ces cinquante cuivres et percussionnistes qui nous rejoindrons pour Aquarius. Je regrette de ne pas avoir dévalisé le rayon boule Quiès de la pharmacie la plus proche. Trop tard.

Je sursaute quand, sans crier gare, ils font leur entrée avec la discrétion coutumière des cuivres. Les Kvaggawerk sont manifestement ravis de jouer avec un orchestre symphonique : pour mieux exprimer leur joie, ils jouent le plus fort possible. L'oreille collée au biniou, je n'ai aucune idée du son qui en sort. Je jurerais qu'un Mirage est en manœuvres dans la salle de concert.

Le concert

Roi de la Montagne - Peer Gynt : une quinzaine de secondes a du suffire pour jouer tout le morceau, nous l'avons joué bride abattue, en moins de temps qu'il n'en faut pour dire 'Dans l'antre du roi de la montagne'. La sensation d'avoir frôlé la vitesse de la lumière est grisante. Peut-être ai-je même rajeuni un peu ?

Les Wanderer : Après la chanson de Solveig, changement drastique de tonalité. Les quatre Wanderer font leur apparition, en complet-veston et chapeaux, et se lancent, a cappella, je vous prie, dans un généreux remix de morceaux plus ou moins connus. Ils font preuve d'un enthousiasme irrésistible et la salle (y compris les quelques officiels des premiers rangs) se retrouve très vite à hurler/chanter/rire/pleurer de rire. On m'explique plus tard, dans le train du retour, qu'il s'agissait de l'Eurovision ('mais enfin, tu ne sais pas que Poupée de Son a gagné l'Eurovision 65 ?!'), et que le Te Deum n'est pas tant du Charpentier que le générique de l'émission.
Bon. Un peu froissée d'être passée à côté, je beugle néanmoins avec enthousiasme d'énergiques 'Huuaarrh' pendant la reprise d'une chanson qui aurait été la lauréate Eurovision 2006. Étonnée que l'orchestre soit aussi calme alors que le public est tout feu tout flamme, je me retourne : mais c'est la fête au fond ! Tous les cuivres sont debout, hurlent, chantent et dansent, alors que les violons sont assis, sages comme des images. Je déserte aussitôt le pupitre pour aller me dandiner chez les cornistes, qui me réservent un accueil des plus chaleureux : vive les cornistes !

Liste de Schindler L'orchestre plombe quelque peu l'ambiance avec la Liste de Schindler, une musique belle mais désespérante, où se passent des choses très étranges harmoniquement. Puis la faction française de l'orchestre file à la gare : un peu dépités de ne pas avoir joué la Sérénade de Bourgeois (un adorable morceau aux mesures délicieusement bancales en 11,12, ou 13 croches) ou Belle of the Ball, nous nous récompensons en fredonnant ces piécettes dans le wagon-café du Thalys, et en élaborant d'inventives suggestions de programme pour le prochain concert des Concerts Gais : la Valse Triste à toute vitesse en bis ? La Machine à écrire (qui aura le droit de troquer un violon contre une Remington) ? L'entrée des Boyards, mais à l'envers ?

0 Comms':

Enregistrer un commentaire

 

Mentions légales - Copyright © 2007-2012 Le klariscope. Tous droits sur les chroniquettes patati, patata.
RSS Feed. Ce blog est fièrement propulsé par Blogger. La template est signée dzignine d'après le modèle Minima-White