jeudi 15 avril 2010

la LSO-philie ne se guérit pas, elle se touitte


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Afin de vous épargner la lecture de toutes les chroniquettes du blog depuis septembre 2009, sachez simplement (c'est important afin de comprendre la chroniquette qui suit) que je suis tombée raide dingue du LSO, de son flûtiste, de ses gentils percussionnistes souriants, de ses seconds violons passionnés, de leur webmaster, de leur programme Take a Bow, etc*..

Janvier-février
Je passe ces deux mois à me morfondre : le premier tiers provisionnel pointant le bout de son museau à la sortie de l'hiver, la saison des abonnements 2010-2011 approchant à grands pas, il est exclus de flamber: à ce moment, il ne reste plus que des places à 60 à 80€ environ en vente sur le site de Pleyel. Hors budget.

J-6
Tentatrice comme toujours, la Cité de la Musique me touitte sournoisement que le LSO joue la semaine suivante Salle Pleyel. Gnnn. Bladsurb renchérit en me signalant que le soliste est Jeremy Denk, l'excellent et très drôle blogueur.

J-4
En deux heures, je craque pour un abonnement à l'Opéra (le superbe DA1, danse contemporaine uniquement), et euh, deux abonnements et demi à Pleyel l'année suivante. Ceci annonce une période de vaches maigres pour les mois à venir. Il est désormais hors de question d'acheter des billets, quelqu'en soit le prix, pour le concert à venir du LSO.

J-2 ou 3
Plusieurs fois, je décroche mon téléphone pour appeler Pleyel. Peut-être leur reste-t'il des places abordables ? Sachant que je ne peux pas me le permettre, je raccroche au bout de deux ou trois sonneries (je faisais déjà ce genre de cascades, toute ado)..

D-Day, H-18h
Je me lamente avec désespoir de manquer leur concert. Heureusement, dans son immense sollicitude, le LSO me touitte un message de consolation. En français ! Ils sont si attentionnés !
Là-dessus, Richard, grand lecteur du Génie des Alpages, me fait remarquer je suis une vraie groupie. En effet, je me considère tout à fait capable de sauter au cou d'un des musiciens de l'orchestre et de poursuivre leur bus de location en hurlant et agitant les bras dans tout les sens. Groupie.

D-Day H-8
Je craque. J'appelle Pleyel. Deux minutes plus tard, j'ai ma place. A tarif réduit et re-réduit grâce à une petite carte magique Pleyel 2009. J'esquisse les premiers pas de ma danse du LSO, et commence une tournée des bureaux contiguës au mien, pour annoncer, que, alleluia, j'ai une place pour le concert du soir. Dix minutes plus tard, je les rappelle, le ticket n'est pas débité de mon compte en banque, je suis au bord de la panique.

D-DAy H-8 à H-6
Bon sang de bonsoir, toujours pas débité. Ai-je une place fantôme ? Vais-je me faire refouler à l'entrée ?

D-DAy H-4 ou 5
Un miracle n'arrivant jamais seul, Laurent m'envoie un petit message pour m'annoncer qu'il ne pourra malheureusement pas se rendre au concert et me lègue ses places. Je lui renvoie un message surexcité où, en substance, je n'arrive absolument pas à compatir à son malheur, et me réjouis égoïstement de récupérer ses places. Je me lance derechef dans une deuxième tournée des bureaux pour annoncer, à grands renforts de bonds et de moulinets de bras, que j'ai deux autres places pour le concert du soir (je commence à soupçonner mes collègues d'avoir envie de me bâillonner puis me ligoter à un arbre).

D-Day H-3.5
Une équipe de choc est montée : Djac, Zvezdo (qui a hérité de ma place fantômatiquement réglée) et moi irons écouter le LSO le soir-même. Si je fixe méchamment l'horloge de l'ordinateur, elle va peut-être avancer plus vite, non ?

Et enfin ....?
la suite au prochain numéro !

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