mercredi 29 juillet 2009

En bref

Raté : les concerts de R. Galliano et E. Truffaz au Parc Floral. Punition : mille coups de fouet.

Visité : l'expo Madeleine Vionnet au Musée des Arts Décoratifs. On peut trouver de meilleures critiques que je n'en ferais sur Internet. Mais, mes aïeux, ces coupes, ces finitions !

Vu :
- State of Play (la série), réalisée par David Yates. Verdict : les anglais en général, la BBC en particulier, sont les maîtres du téléfilm oscarisable. Surtout quand Bill Nighy et David Morrissey jouent dans ledit téléfilm.
- The Girl in the Café, David Yates : poétique et délicat sur fond de G8. Une magnifique prestation de mon Bill Nighy adoré, accompagné de Kelly MacDonald (Trainspotting, Gosford park), la jolie écossaise au délicieux accent.
- Harry Potter, David Yates (oui, bon) : hormis une belle scène de montagne russe dans les rues de Londres et les excellentes prestations d'Alan Rickman et de Maggie Smith, très oubliable. Le film est divinement bien réalisé et photographié, mais l'absence de scénario rend le tout fadasse.

jeudi 16 juillet 2009

40, 40, 40

Ceux qui suivent encore ce fantôme de blog se rappeleront que mon Sympathique Orchestre Amateur Parisien a joué la 40è se Mozart en juin dernier. Fort honorablement, d'ailleurs, surtout le premier mouvement. C'est important, pour la suite de l'histoire.

Le Week-end dernier, expédition vers le Parc Floral de Vincennes : au programme, Biréli Lagrène suivi du Kocani Orkestar. On arrive un brin au retard, au moment précis où le Kocani Orkestar (2 trompettes, 1 clarinette, 1 accordéon, 1 percussionniste, et certainement une demi-douzaine de tubas ou approchant) entame une reprise du premier mouvement de la 40è.

Arg ! la basse mozartienne est remplacée par le guilleret Oum-poum-poum/Oum-poum-poum/Oum-poum (1-2-3, 1-2-3,1-2, parait-il) des fanfares des balkans. Horreur et damnation, le public se trémousse joyeusement, comme s'il s'agissait de la bande-son d'Underground ! Certains frappent même dans leurs mains !

Quelques instants après, l'ensemble retrouve son répertoire habituel. Le concert s'achève ensuite par une descente triomphale des musiciens dans le public, nous accordant un bis constitué de tubes-kusturico-undergroundo-bregoviciens pratiquement aussi long que le concert lui-même.

Plus tard dans la soirée, j'entends mon voisin, qui toutes fenêtres ouvertes, écoute une version de la 40è ( par un "vrai" orchestre).
Mais qu'est-ce-qu'ils ont tous ??

à lire aussi : un rigolo et instructif billet à la gloire de l'alto chez Mozart.

jeudi 2 juillet 2009

Mozart # 40 par Bernstein, le Chantier et par Lata Mangeshkar

Certains me réclament à cor et à cri une chroniquette du dernier concert du Chantier. Tâche d'autant plus difficile que nous progressons à une vitesse inouïe : mieux nous jouons, moins il y a d'anecdotes croustillantes à rapporter ici.

Une fois n'est pas coutume, nous avons joué une oeuvre d'un compositeur vivant - que vous pouvez écouter ici. Vous remarquerez que les compositeurs décédés ont la sympathique caractéristique de se taire pendant les répétitions, pour le plus grand bonheur des musiciens et des chefs d'orchestre. Pourquoi pensez-vous que Mozart est tant joué, Boulez si peu ?

En parlant de Mozart, notre interprétation de la 40ème, si elle n'atteignit pas ce niveau (Orchestre de la Scala, Bernstein), elle est toutefois bien différente de celle-ci, que je vous laisse savourer tranquillement :



Pour les petits curieux qui veulent tous savoir sur cette symphonie, un article très détaillé ici.