samedi 31 octobre 2009

Le tour de Gaule (musical) d'Astérix


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Jeudi 22/X/2009 - 20h, Théâtre des Champs-Elysées
Orchestre Colonne, dir: Frédéric Chaslin (Conception du projet, Livret, arrangements, musiques originales et direction - pfiou!)

Nous voici au coeur de la saison astérixienne : le musée de Cluny expose du Astérix, on croise des légionnaires romains à Odéon, et le théâtre de Champs-Elysées donnait la semaine dernière un tour de Gaule musical d'Astérix, en présence d'Albert Uderzo, rien que çà. Je nage ainsi dans un bonheur sans mélanges: j'ai en effet appris à lire avec les Astérix, devenus depuis, ma source privilégiée de références littéraires.

Comme le montrent les photos que vous pourrez voir ici, la scène se présente ainsi : le devant de la scène accueille les sketches/chants des personnages en (magnifique) costume qui suivent de près ou de loin l'intrigue du Tour de Gaule d'Astérix. Au détail près, que cette fois-ci (au grand désarroi d'Obélix), Astérix et son ami sont en quête non pas de victuailles, mais de CD (Chansons Druidiques) gauloises. Sur l'écran sont parfois projetées des images en fonction du contexte, la plupart tirées des BD. Et derrière l'écran se trouve l'orchestre, tout à fait visible dès qu'aucune image n'est projetée sur l'écran.

De ce spectacle, on retiendra :
- Panoramix (l'inénarrable Jean-Pierre Coffe) et son attachant dogmatisme quant à l'utilisation de "produits frais", "authentiques", pour la confection de la potion magique, et son intuition prophétique du micro-ondes,
- Assurancetourix et son "Ah, je ris de me voir si beau en ce miroir",
- Sansdomicilfix, le barde intermittent,
- l'Auberge du Cheval fou, à Lutèce, où l'on fait la connaissance de Laserdix, le graveur sur marbre de Chansons Druidiques en cheville avec Hadopix, chef des pirates,
- la rencontre d'Astérix avec un étrange personnage aristocratique en Pays Arverne qui leur propose de visiter son parc pour deux chechterches. Face au désintérêt des deux Gaulois, il se lève de sa chaise et lance un "Au Revoir" grave et désabusé1,
- une minute de musique dédiée au grand absent de la soirée, René Goscinny,
- la joie des petits enfants, qui sautent triomphalement sur leur fauteuil quand Astérix et Obélix rentrent au village pile à temps pour le banquet, ayant déjoué toutes les ruses de César.

Mention spéciale pour l'Orchestre Colonne, qui, comme le souligne le chef d'orchestre, a digéré un programme plus que copieux en une pincée de répétitions, et joue les morceaux avec présence et énergie. Un tout petit bémol pour le passage à deux piccolos (deux piccoli?) du Boléro de Ravel, quelque peu inconfortable pour les oreilles.
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1 dans la plus grande tradition des blagues astérixiennes qu'on ne comprend qu'à partir d'un certain âge !

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