mercredi 17 septembre 2008

Lalo Schifrin et l'ONIDF, la chroniquette


2 Comms'
Je me faisais une joie d'aller voir Lalo Schifrin, en formation orchestre classique plus sextuor(piano, trompette, sax, batterie, contrebasse et tourne-partoches (un homme assis au beau milieu de la scène, uniquement chargé de changer les partitions de L. Schifrin). Cela pouvait être génial, ou atroce.
Devinez?

On commence par du jazz, pas bien compliqué, propret, la batterie égrène ses sympathiques et douillets pscch-psch-pscchhhh aux balais, main dans la main avec les doug-doug-doug-doug du contrebassiste, l'un ou l'autre des solistes s'énervant sur son instrument. Le jazz qu'on aimerait écouter d'une demi-oreille en robe longue, sirotant un martini-olive, au bar d'un paquebot de luxe.
Parfois, mais pas trop, l'orchestre - présent au grand complet, est sollicité : les cordes font une tenue, ou les cuivres lâchent un tonitruant "Paaaaaawap!". Dans la lignée du générique de la Croisière s'amuse, sans la voix chantée, toutefois. Insupportable à haute dose.

Je comprends assez vite que je vais m'ennuyer ferme, mais ce n'est pas le cas de nombreux membres de l'orchestre. Le contrebassonniste, qui, comme tout contrebassonniste qui se respecte, n'a qu'un contingent modéré de notes à jouer, se dandinera, tapotera son majestueux instrument en rythme, dodelinera de la tête. Bref, il est au taquet. Ainsi qu'une altiste, juste devant lui.

Quelqu'un a eu l'idée saugrenue de demander à l'éclairagiste de créer un halo lumineux autour des cuivres, lorsqu'ils jouent leur Paaawap. L'effet rappelle les prises de potion magique dans Astérix, ce n'est pas très heureux. Rigolo, soit.

Les reprises ouatées et proprettes de Gillespie, Evans, Parker, s'enchâinent. J'ai un sursaut d'espoir alors que Schifrin, qui parle un excellentissime français, annonce un morceau inspiré de Parker et de Stravinsky. Ah, les grandes espérances sont sources de désillusions plus dures encore! Ce morceau sera un copié-collé de jazz de paquebot, et de pincées de Stravinsky.

Je combats vaillamment mon mal de mer, je tiendrai bon, et resterai coûte que coûte jusqu'au bis, Mission Impossible. Evidemment. On m'avait prévenue. La comparaison Orchestre d'Ile-de-France/Orchestre du Chantier? Hum, leur sens du rythme est un brin plus développé que le nôtre, c'est le moins qu'on puisse dire. La mesure à 5/4, c'est fort peu digeste.

D'ailleurs, on recrute !

2 Comms':

{ Djac Baweur } at: 17 septembre 2008 à 20:15 a dit…

un excellentissime français ?

Tu lirais pas "Elle", toi, par hasard ?
:op

{ klari } at: 18 septembre 2008 à 09:53 a dit…

Je ne vois pas en quoi excellentissime serait un adjectif ellien..
Si tu le dis.

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