lundi 5 mai 2008

La cinquième de Beethoven (note de programme RSO 1/3)


4 Comms'
Tout comme en février dernier, voici le premier volet de la série des notes de programme, en vue des concerts du RSO et du Chantier.

Commençons par le plus gros morceau: la 5e de Beethoven. Pas question ici de se lancer dans une analyse d'envergure de l'œuvre. Vous trouverez ça un peu partout sur Internet, ou sur Wikipedia, tout simplement. Vous trouverez ici uniquement quelques pistes d'exploration: un discours sur le pom-pom-pom-POM, une présentation des passages les plus chiatiques pour les seconds violons, et une petite surprise sonore en fin de billet.

1. Le pom-pom-pom-POM
Le pom-pom-pom-POM a fait couler beaucoup d'encre depuis sa première audition en concert. Oh, et quelle première, d'ailleurs! Il y a deux siècles (en 1808), se tenait un concert-fleuve de plus de quatre heures, auxquels quelques veinards ont pu assister: Beethoven dirigeait lui-même la création des cinquième et sixième symphonies, et infatigable, jouait lui-même la partie pour piano de son Concerto #4. Bref, un concert pour durs-à-cuire.
Le concert du RSO sera plus raisonnable, et nettement plus court. Mais revenons-en à ces pom-pom-pom-POM. Les écoles s'affrontent: les adeptes d'un Sturm & Drang très romantico-germanique prétendent qu'il s'agit d'un destin qui frappe à la porte (peuh!), pourquoi pas le destin qui chevauche si tard dans la nuit et le vent, tant qu'on y est?
Certains, plus sensés, diront que Beethoven s'est inspiré du bruit d'un bruant jaune au Prater. Quelle poésie, mes amis! On retrouve l'esprit allemand, si proche de la nature, des petites fleurs et des oiseaux! Je suggère d'ailleurs de renommer la 5e la Bucolique, nom qui lui siérait comme un gant. D'autant plus que la fugue injouable du troisième mouvement évoque indéniablement la folle chevauchée d'un troupeau de bisons dans la steppe polonaise.
Mais les plus futés de tous ne se sont pas laissés avoir par ces écrans de fumée et savent bien que Beethoven aurait énoncé n'importe quel pipeau pour se débarrasser des questions des importuns.

2. Les traits d'orchestre des malheureux seconds violons
Pourquoi se limiter à un trait d'orchestre ou deux alors que l'intégralité de la partition est consultable sur Internet, après tout? Pour être concise, c'est pratiquement toujours difficile, sauf deux-trois petits passages plus cléments.

3. Petite friandise musicale
j'entends déjà les mauvais esprits grogner: "mouais, le samedi soir, je préfère sortir, moi". Hum. Soit. Mais la 5e, c'est beaucoup plus funky qu'on ne le pense, et pour cause :
free music

Plus d'infos sur ce chef d'oeuvre ici.

4 Comms':

{ Lucie } at: 7 mai 2008 à 17:01 a dit…

Ah! la fameuse Cinquième! Le cauchemar de tout musicologue qui doit écrire des notes de programme semi-intelligentes qui évitent les redites! J'ai bien ri en lisant ton analyse du pom-pom-pom-POM!Je te la pique la prochaine fois que,misère!, je dois écrire là-dessus! ;-)

{ Klari } at: 7 mai 2008 à 23:12 a dit…

C'est très flatteur, Lucie ! Tu penses que si j'écrivais un bouquin sur Beethoven, celui-ci deviendrait le nouveau Rosen ?

Djac s'est aussi fait plaisir avec la 5ième sur son blogue, si ça te dit d'y faire un petit tour !

{ santanihil } at: 4 juin 2008 à 15:42 a dit…

wouai... ils ont dû réfléchir longtemps pour un programme aussi original, hum....

{ klari } at: 4 juin 2008 à 16:51 a dit…

Bah. Ca prouve au moins que le chef d'orchestre sait compter jusqu'à 5 : plutôt pratique pour battre la mesure...!

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