vendredi 18 avril 2008

Un autre programme très slave à Pleyel


6 Comms'
Merci à Ju qui me fait l'immense plaisir d'enrichir le blog d'une chroniquette d'un concert à Pleyel. Chroniquette que je publie un peu tard, certes, mais qui prend sa place dans cette semaine apparemment dédiée à la salle Pleyel.

Paris, Salle Pleyel. 14-III-2008.

Dimitri Chostakovitch (1906-1975) : Ouverture de fête op. 96.
Piotr Ilyitch Tchaïkovski (1840-1893) : Concerto pour piano n° 1 en si bémol mineur op. 23. Igor Stravinsky (1882-1971) : Petrouchka, version de 1947.
Stephen Brotzman, piano. Orchestre National d’Île de France, direction. : Yœl Levi.

Je ne traîne jamais à l'étoile. Il n'y a que ces soirs de concerts à Pleyel que je m'y retrouve, passant devant les brasseries chic, et finissant toujours par claquer 9 euros dans un sandwich et une tartelette aux fraises. La prochaine fois, j'éviterai d'éviter le Mac Do.

Je choisis toujours mes concerts classiques de la même manière : je dois connaitre au moins une œuvre au programme, histoire de ne pas être à la rue pendant deux heures. Le plus souvent ce sera un concerto pour piano, forme que j'apprécie par-dessus toutes les autres. Et on peut dire que ce soir, je n'ai pas choisi le pire : le n°1 de Tchaïkovski. Je dois préciser tout de suite : j'ai un semblant de culture classique, mais concrètement, je n'y connais rien.

On commence par une petite mise en bouche de Chostakovitch. 6 minutes bien rentre-dedans pour entrer dans l'ambiance. Ca pulse, ça bourrine, ça envoie des violons, des percus, bref, un morceau dynamique bien rendu par un orchestre qui n'a pas peur d'aller au charbon.

Arrive ensuite le soliste du soir, Stephen Brotzman. Des collaborations avec le Kronos Quartet, Sigur Ros, une formation de jazzman... Ça augure d'une interprétation intéressante. Le début du premier mouvement, avec son thème lyrique, ses violons romantiques et ses envolées pianistiques, me fait immédiatement de l'effet. Ça a beau faire penser à une publicité pour une banque ou une assurance-vie, c'est diablement efficace. Ami Brotzman, tu as beau en faite un peu trop, sautiller sur ton tabouret, lever les bras au ciel après un passage particulièrement enlevé, j'aime comme tu joues. J'aime quand y'en a trop, j'aime qu'on m'en mette plein la vue, je t'entends presque grogner depuis ma place pour pauvres du fin fond du dernier balcon.

Bref, tu as bien mérité ton rappel, une petite compo à toi nommée "What Will I do". Petite ballade, moment intime, et te voilà reparti dans les coulisses, nous laissant seuls avec Petrouchka. Je dois le dire, je me suis emmerdé ferme. Le style poème symphonique genre "Pierre et le loup" version déstructurée, très peu pour moi. Pour me tenir éveillé, il n'y eut que les couacs de la trompettiste - une femme à la trompette, j'ai beau ne pas voir beaucoup de concerts classiques, je me dis que c'est pas si souvent.

Résultat des courses, une bonne claque à l'ouverture (Skrela, prends-en de la graine), un concerto monstrueux et une conclusion à laquelle je suis resté étranger. Je reviendrai.

6 Comms':

{ Djac Baweur } at: 20 avril 2008 à 14:34 a dit…

S'emmerder à Pétrouchka ???????
Ça existe ??????
My god !!!!
(une tasse de thé pour m'en remettre)

{ Ju } at: 20 avril 2008 à 18:21 a dit…

Eh oui, comme quoi les goûts et les couleurs...

{ klari } at: 21 avril 2008 à 15:51 a dit…

Ju: assume ta différence!

Djac: au fond, je me pose la même question.. Je vais boire un café.

{ Ju } at: 24 avril 2008 à 20:07 a dit…

Ah mais j'assume, j'assume: dans la prochaine chroniquette, les mérites comparés de Rachmaninov à Pleyel et d'Iron Maiden au Parc des Princes.

{ [ Ben ] } at: 28 avril 2008 à 14:47 a dit…

Eh beh... je vais boire un chocolat chaud.

{ klari } at: 29 avril 2008 à 16:00 a dit…

Ju : je l'attends avec impatience, cette chroniquette. (Tu as eu mon mail?).

Sinon, les buveurs de Perrier contre l'association des buveurs de boissons chaudes? Les paris sont ouverts !

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