lundi 21 avril 2008

Quatuor Ysaÿe au Musée d'Orsay, la chroniquette


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Auditorium du Musée d'Orsay - 20h
Quatuor Ysaÿe
Beethoven : sixième quatuor op.18 #6, seixième quatuor op.135, neuvième quatuor op.59 #3

Ce concert prend place dans le cadre du cycle Beethoven à Paris, conjointement organisé par Radio-France et le Musée d'Orsay, qui comporte notamment une intégrale des quatuors, rien moins que par le quatuor Ysaÿe. Ne connaissant absolument pas les quatuors de Beethoven, ni le quatuor Ysaÿe, c'est une bonne occasion de tremper l'orteil dans l'eau...

La file d'attente (le concert était gratuit, rappelons-le), est gigantesque. Si le but de cette série de concert est de faire découvrir à de nouveaux publics la musique de Beethoven en général, les quatuors en particulier, c'est raté : une énorme partie de la file d'attente est munie d'une boîte à instrument, on voit passer (me dit-on) quelques violoncellistes, certains encore étudiants, d'autres déjà bien au chaud dans des orchestres parisiens. L'alto du quatuor en profite pour passer dire bonjour à quelques jolies jeunes filles, peut-être étudiantes dans sa classe au CNR de Paris.

Bref, le public, collègues, amis, étudiants, leur est tout acquis. Ce qui expliquera la vigoureuse ovation qu'il reçoivent après un concert ébouriffant de maîtrise technique, mais qui me laisse indifférente. Le quatuor #16 en particulier, qui semble passionnant, me parait joué sans conviction, un peu comme s'ils ne savait pas trop quoi en faire. Peut-être sont-ils fatigués à la fin de ce long cycle de concerts? Concert égayé par un faux départ, et une tourne maladroite de l'altiste, qui ne loupera pourtant pas une note. Ah, ces altistes..

Si je reste ainsi peu loquace à propos de ce concert, il y a heureusement le généreux programme, fourni par le Musée, où on peut lire une édifiante analyse du quatuor #16 :
"En plaçant l'opus 135 sous le signe de la question - une question qui restera sans vraie réponse (...) Beethoven s'affranchit de son obsession de la maîtrise absolue. Ici, la réponse, fût-elle illusoire, à la question posée ou la transformation du matériau initial et l'état final ne sont plus (..) les moyens nécéssaires à sa conception de l'achèvement artistique. (...) Il s'intéresse au fragmentaire, à l'allusif, à la litote.."
Bernard Fournier (Auteur de l'Esthétique du Quatuor à cordes et de l'Histoire du quatuor à cordes)


Euh?

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