mercredi 2 janvier 2008

56 en musique


3 Comms'
Certains le savent déjà: j'ai récemment eu l'occasion de me plonger dans un bouquin sur l'insurrection de 56 en Hongrie.

Alors que de vilains révolutionnaires torturent de gentils contre-révolutionnaires et que les gentils insurgés contre-torturent des méchants (comment peut-on arracher à mains nues le cœur d'un homme - encore en vie, fût-il de l'AVH?), la question qui se pose, est: qu'écoute-t'on ailleurs dans le monde, alors que les Hongrois s'entretuent allègrement.

De l'utre côté de l'Atlantique, c'est assez joyeux, tout compte fait : Elvis Presley monopolise avec trois chansons la pôle-position du classement du Billboard Magazine, en compagnie des Platters (tiens, je les pensais plus récents) qui s'égosillent sur le Great Pretender. Pour plus de détails, vous pouvez vous référer à l'article de Wikipedia, ou même vous procurer le fabuleux Billboard Top Rock'n Roll Hits de 1956, sur Amazon. Vous serez désormais incollable.

Plus discrète sera la sortie de Ella & Louis un superbe duo Louis Armstrong/Ella Fitzgerald ou du For Musicians Only de Stan Getz. Ou encore du Pithecanthropus Erectus de Charles Mingus.

Côté hongrois, on compose beaucoup pour le violon: Miklós Rózsa (Ben Hur, Quo Vadis), avec l'aide de Jascha Heifetz, met les dernières barres de mesure à son concerto pour violon op 24. Qu'Heifetz crée en janvier 1956. Szokolay également compose un concerto pour violon, qui, je crains, ne doit pas casser trois pattes à un canard, car on n'en trouve pas d'enregistrements.

Pour ceux qui veulent à tout prix en savoir plus, un livre: Ligeti, Kurtág, and Hungarian Music during the Cold War de Rachel Beckles Willson, qui peut faire un beau cadeau de Post-Noël.

Crédit photo: The American Hungarian Federation.

3 Comms':

{ violainvilnius } at: 2 janvier 2008 à 22:29 a dit…

Peut-etre c'est un livre interessant, mais il est un petit peu cher, non? 76 Euros chez amazon :-(.

{ Lou } at: 2 janvier 2008 à 23:37 a dit…

Dans la biographie de Ligeti racontée au travers des entretiens de Pierre Michel, Ligeti raconte comment il a quitté la Hongrie, comment cela était possible (même si difficile)... et quelle était réellement la situation dans le pays...
C'est un peu au travers de sa bio que j'ai découvert pk tant de Hongroie fuyait la dictature de leur pays alors

Il fait référence à un moment à un roman dont j'ai perdu le nom là, d'Agota Kristof il me semble... et c'est une des "scènes" qui m'a le plus marqué...
Elle raconte le passage pour passer la frontière par le no mans land qui sépare la Hongrie de l'Autriche...
on y déposer des mines antipersonnelles en triangle...
les gens passés l'un derrière l'autre... celui en tête prenait alors le risque de soit passé entre deux mines, ou soit de mourrir pour que les autres derrières puissent rejoindre eux l'Autriche...
Elle le raconte beaucoup mieux, et c'est d'ailleurs un récit particulièrement émouvant...

D'ailleurs (dsl pour la longueur du commentaire), Ligeti raconte aussi la censure du pays sur ses oeuvres (il faut avouer que ce n'est pas le compositeur le plus "classique" de son époque, alors que Kurtag l'est resté bcp plus, continuant dans la lignée de Bartok et l'appropriation du folklore populaire)
Il y a notamment un exemple flagrand avec les 5 bagatelles pour quintette à vent, dont la dernière était interdite à l'exécution... étant considérée comme trop chromatique !

Merci pour ce blog, je le lis toujours avec un énorme plaisir !

{ Klari } at: 3 janvier 2008 à 16:16 a dit…

@ viola: euh oui. je vais peut-être attendre mon anniversaire..
@ lou: pas de souci pour la longueur du commentaire, c'est un plaisir d'avoir des réactions à chaud! Merci pour le compliment..
J'étais déjà passée chez toi, mais j'avais du omettre d'ajouter ton blog à mon aggrégateur rss.. je vais régler çà de ce pas!

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