vendredi 14 décembre 2007

Thurston Moore au Trabendo, chroniquette.


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Thurston Moore & Samara Lubelski au Trabendo, Paris
11 décembre 2007.
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Et pourtant, j'avais un envoyé spécial au concert de Thurston Moore. Qui m'écrit un mail laconique "c'était bien, vraiment très bien, je te raconterai". Or, depuis que j'ai malencontreusement mentionné le nom de Thurston Moore sur un billet précédent, vous êtes déjà une grosse poignée à arriver ici via google, à la recherche d'une critique de ce concert: je vous propose, à défaut, une revue de presse du concert à Paris du grand (1m98) Thurston.

Il n'y a (ce n'est que temporaire, j'espère) que peu de textes sur Thurston Moore au Trabendo. Aucun quotidien n'a jugé bon de consacrer quelques lignes à ce concert, de manière évidente, le décès d'Ike Turner vend mieux. Les Inrocks également font le choix d'économiser de l'encre : quatre lignes lapidaires annonçant sa venue, dans lesquelles il est toutefois comparé à Montaigne.

Sugarflium , tout aussi laconique que mon espion, écrit "Thurston est toujours aussi jeune, çà joue bien". C'est un peu court, jeune homme. Je commence à soupçonner que les heureux détenteurs d'un billet pour ce concert ont fait vœu de silence.

Le scoop provient de Nournours, qui pourtant, un mois auparavant, ne connaissait pas Thurston Moore, mais se dit, avec raison, que çà ne doit pas être trop mal. Il écrit ainsi mercredi une critique du concert sur son blog, mentionnant lui aussi l'éternelle jeunesse de Thurston Moore, mais semble surpris que le grand homme soit accompagné du batteur de Sonic Youth. Et quelques lignes plus bas, Nournours rencontre Thurston Moore lui-même dans un p'tit jap' du quartier. Mon teint en vire subitement au verdâtre.

L'analyse la plus intéressante nous est fournie par Oliver Peel, qui avec beaucoup d'humour, mais dans la langue de Goethe, explique comment un artiste américain peut se faire apprécier en France. Vous trouverez dans son billet la set-list ainsi qu'un solide compte-rendu du concert. Pour les non-germanophones, il reste toujours Google Translate, cà a le mérite d'être drôle, sinon fidèle : ex: le peuple (ndk: américain) unkultiviert et stupide est... Sa page flickr est également abondamment fournie en photos du concert, j'ai pu en reproduire, avec son aimable autorisation, quelques unes ici.

De l'autre côté de la Manche, nous proviens la fine analyse d'un ukuléliste, ayant assisté à son concert à la Scala de Londres: "it was very good (..) then he rocked".
Là encore, silence de conjuré.

Mais les images, parlent certainement plus que les mots, et Aurélien S. poste sur son blog une demi-douzaine de photos du concert. Ouf! Et surtout, il m'accorde gracieusement l'autorisation de les utiliser sur ce blog.

Et? C'est tout. Il ne me reste plus qu'à écrire une critique de l'album, je suppose..


Some might say that Thurston Moore probably made a pact of sorts with the devil for eternal and sonic youth. But eating japanese food after one's gigs might just do the trick, reports Nournours.

Sonic Youth and/or Thurston Moore fans seem reluctant to talk about their experience, as proven with a one line critic by my special envoy, or by bloggers as Sugarflium, Ukesit , etc. Most say, in an incredibly concise manner (channeling thus Edmond Rostand's viscount btw) : "he's young, he's good". Of course, when words are scarce they are seldom spent in vain, but still..

Thankfully, Oliver Peel wrote a beautiful and funny report from Thurston Moore's gig in Paris.. in German. If you don't read German, you can still have a peek at the pics he took at the Trabendo, or read a quirky ghouglish translation here.

Crédit photo : Aurélien Saunière et Oliver Peel. Merci!

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