samedi 8 décembre 2007

Les Posies à la Flèche d'Or


2 Comms'
Posies à la FLèche d'Or, 30/11/2007
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J'ai l'impression d'avoir passé mon temps à rater des concerts à la Flèche d'Or. Entre Bishop Allen (aïeaïeaïe) et Caribou récemment, Beirut et le Kocani Orkestar en juillet dernier.. Mais je suppose que ce n'est qu'une manifestation du fameux syndrôme de la bouteille à moitié vide. En tout cas, je m'étais promis de ne pas louper le concert des Posies - enfin, de la moitié des Posies, à la Flèche d'Or. Après tout, officiellement, ce groupe n'existe plus vraiment, je me devais donc de sauter sur l'occasion de voir un groupe-fantôme. En plus à la Flèche d'Or, une de mes quinze mille salles préférées à Paris.

La première partie est assurée par Axe Riverboy, voisin, et vieil ami de K. Stringfellow. C'est bien. Pas inoubliable, mais très bien. On sort enfin de l'éternelle combinaison guitare+guitare/basse+ batterie, avec entre autres, une jolie chanson accompagnée à la flûte. Dont je n'ai pas noté le titre, désolée. Au lieu d'assommer l'audience de plaisanteries lamentables ou d'opinions politiques à l'emporte-pièce, ils s'inquiètent de notre état de santé, et notamment de savoir si le publi a déjà dîné, et si c'était bon. Très bon esprit, donc. Le groupe est en tout cas venu avec une solide bande de fans et amis, qui connaissent les paroles et remplissent ainsi un rôle de choristes ad hoc.

Pendant le quart d'heure de flottement qu'on peut appeler un entracte, je me glisse vers la scène pour trouver un poste d'observation idoine, remplissant des critères bien précis : 1/ présence d'un bidule contre lequel on peut s'appuyer/s'accouder/se vautrer, 2/ en dehors des couloirs de circulation destinés à l'approvisionnement du public en bière et autres liquidités 3/ à gauche de la scène, sans pilier boucheur de vue 4/ présence d'un petit recoin où déposer un sac à main. Toutes ces conditions étant remplies, je me retrouve au premier rang, disposant d'une vue imprenable sur le rideau.

Quelques tzouings provenant de l'autre côté du dit rideau nous font savoir que les Posies sont en train d'achever leurs derniers préparatifs. Quelques minutes plus tard, le concert commence. Deux (Auer et Stringfellow) au lieu des quatre règlementaires, mais deux guitares et deux voix sont amplement suffisantes pour faire ce qu'ils ont à faire. Ne sachant pas faire la moindre gamme en sol majeur sur une guitare, je serais incapable d'évaluer leur niveau, mais ils ont l'air de savoir ce qu'ils font. Impression confirmée par un voisin de concert, guitariste. En ce qui concerne le chant, ils savent ce qu'ils font aussi. Evidemment, ils nous régalent, entre autres, de Dream All Day, ce qui me rajeunit de, flûte, presque 15 ans. Ken Stringfellow est nettement plus extraverti que Jon Auer, qui reste très posé, très concentré pendant toute la durée du concert, c'est en effet lui qui se chargera d'amuser la galerie. Il allie un réel talent de conteur et d'humoriste à ses dons de musicien. Il tient par ailleurs une sorte de blog sur son site, passionnant et très bien écrit. Il a notamment publié un compte-rendu de ce même concert sur son propre blog, où il écrit avoir sauté "up and down like an idiot". Je ne permettrai pas d'utiliser ces vocables, mais dire qu'il a la pêche relève certainement de l'euphémisme.


I was really curious to see The Posies live, especially after realizing that I knew the band without knowing it : "Dream all day" ? Oh, yeah, cool song! "The Posies"? Who?

There's the usual peaceful atmosphere at la Flèche d'Or when I arrive, somewhat early. Jon Auer is laptopping something in a corner.

After the supporting act (Axe Riverboy), while a few tzouings can be heard through the curtain (I think i recognized the James Bond theme at one point), I explore the venue to choose a suitable place : I might be fairly tall, but the only 6'3 guy present at the gig will inevitably stand right in front of me. There: front row, behind a big black box of sorts, on which I can put my bag, a glass, and my elbow. To stand in front of me, you'd have to be on stage. I have a first class view on Stringfellow and Auer, whose unlikely duo reminds me a wee bit of Laurel & Hardy : while Stringfellow has that starving teenager look (which he'll probably still sport at 60), Auer is somewhat chubbier; Stringfellow is quite outspoken and energetic, Auer is more laid back. And not unlike the famous duo, they make their audience laugh as much as clap.

Having probably been violinists in a previous life, they spend a few minutes before each song painstakingly re-tuning their instruments, and, while the audience waits patiently, they tell a few hilarious stories, featuring, among others, Garfield DVD-s, machine-gun-carrying singing french soldiers, vomiting artists in police stations, etc. The stories are told half in French, half in English : Stringfellow is fluent in French (where do his talents end?) and seems to jump effortlessly from one language to another. He also has a talent for writing, as you can check on his blog. The guy has many qualities, but he's obviously not a geek: no RSS feed, and the posts are in a somewhat creative disorder. Ah, well, nobody's perfect.

I'm realising as I write that Stringfellow has the perfect musician's surname (it's not even a stage name), but Auer as well, eh! Anyway, they end this rather short (1 hour) set with two covers : Oooh Child - which I heartily dislike, but their rendition is superb, and Song of a Baker. And it's the end. Already.

Photos : la première est chipée sur Wikipédia, l'autre provient de ce weblog. Bien qu'ayant aucun rapport avec le concert du 30/11, çà donne toutefois une petite idée.

2 Comms':

Anonyme at: 15 décembre 2007 à 16:56 a dit…

attention, si vous décidez d'y aller...les vigiles de l'entrée s'en donnent à coeur joie sur les "délits de sale gueule"...si vous n'êtes pas bien "gaulé" et "seule" vous avez une chance sur 3 millions d'y entrer....bonne chance et attention...les vigiles sont du genre nerveux et aussi intelligent qu'un pois chiche...

{ Klari } at: 18 décembre 2007 à 13:58 a dit…

Oups! Bon, je suppose que j'ai eu de la chance jusqu'ici, les vigiles m'ont toujours laissé entrer !?
Bonne chance!

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