jeudi 28 juin 2007

Salon du Bourget Musical


0 Comms'
Ceux qui ont été faire un tour au Salon du Bourget ont peut-être pu voir, le vendredi, je crois, un petit avion voltiger au son de la Rhapsody in Blue de Gershwin. J'aurais bien aimé pouvoir lever le nez et admirer ses évolutions, mais il se passait beaucoup de choses très prenantes sur le plancher des vaches.

Mais la graine était semée, il ne restait plus à cette petite idée qu'à germer. Associer à quelques uns des avions présentés un lien vers un petit extrait musical. Spécialement dédicacé à ceux qui auraient aimé visiter ce salon*. A la suite de ce billet, promis, j'abandonne les élucubrations aéronautico-musicales.

les indiens de HAL - Hindustan Aeronautics Limited ont présenté un hélicoptère Made in India, spécialement conçu pour résister aux chaleurs caniculaires indiennes ainsi qu'au températures glaciales du Ladakh : le HAL-ALH (Advanced Light Helicopter), plus connu sous le surnom de Dhruv - Etoile Polaire en sanscrit. C'était sympa de voir, au milieu de tous ces hommes d'affaires encravatés se bousculant sur le statique du Bourget, quelques hommes d'affaires enturbannés. Cet hélico rappelle par son agilité et son élégance les vocalises de grandes chanteuses indiennes, comme Lata Mangeshkar, dont je vous propose d'écouter quelques chansons sur Lastfm . Vous pouvez également visionner un savoureux reportage sur cet hélico, tourné par un chaîne de télévision indienne au cours du salon.

le Constellation, de Lockheed. Le commentateur disait que le Constellation était à l'aviation ce que Casablanca est au cinéma. Soit. Mais Lockheed n'est pas hongrois. Casablanca, si. Le réalisateur, Michael Curtiz, est un natif de Budapest. Peter Lorre : László Löwenstein, né à Rózsahegy. Carl le serveur, aka S.Z. Sakall est lui aussi Budapestois de naissance. Claude Rains fut un temps marié à une hongroise. Je suis parfois surprise qu'on entende la Marseillaise dans le film, et non pas l'hymne hongrois. Je répugne à associer un morceau de musique à un avion, qui a été (indirectement) la cause de la mort de Marcel Cerdan, du peintre Bernard Boutet de Monvel**, et surtout de celle qui aurait été la plus grande violoniste du XX-ième siècle: Ginette Neveu. Sinon, As Time Goes by aurait fait l'affaire.

Autant un orchestre symphonique de taille normale peut se contenter d'un A-320, voire d'un A-319 pour les affaires courantes (une formation telle que l'Orchestre du Chantier pourrait presque , en période de répétitions, se contenter d'un Cessna-150) , il faut par contre prévoir l'artillerie lourde pour des orchestres et choeurs souhaitant se déplacer pour donner des représentations de la Symphonie des Mille de Mahler. C'est là que l'A-380 entre en jeu. Bien qu'encore un peu étroit, il simplifiera énormément les contraintes logistiques des organisateurs de concerts. Merci EADS.

le MIG-29. Aah, ce Mig-29. Objet de toutes les plaisanteries du personnel au sol "Hohoho, on dirait qu'il ont utilisé de la tôle d'occasion pour le construire" ou encore "On dirait qu'ils l'ont repeint au rouleau avec de la peinture désséchée, il est tout rugueux, haha!". Mais donnez à une poignée d'ingénieurs russes quelques trombones et des agraphes, et regardez les merveilles qu'ils vous en font. C'était le seul appareil à pouvoir exécuter certaines figures que je ne me risquerai pas à décrire à l'écrit, mais qu' heureusement, vous pouvez admirer ici. Le morceau approprié? Un caprice de Paganini, pardi! La virtuosité, l'élégance, le panache!

Quant au F/A-18E/F Super Hornet, le F-18, tout simplement, exposé au Bourget? Le vol du Bourdon. Excusez le mauvais jeu de mot.
Je continue de consulter la liste des avions présentés en vol: je n'ai guère d'idées concernant l'aviation d'affaires. Ce n'est guère poétique.

Un sympathique avion indien, aux couleurs de la Kingfisher Airlines. Ce qui sonne aux oreilles d'un indien comme Kronenbourg Airways pour un français. La célèbre brasserie et la compagnie aérienne appartiennent en effet au même groupe. Les logos sont également sensiblement les mêmes. Comment voudriez-vous mener une campagne boire ou piloter, il faut choisir? Une chanson à boire s'impose, et je vous en aurai volontiers proposé une, si j'avais pu trouver Nini peau d'chien sur le Net.

D'Ukraine nous était venu un Antonov AN-148 flambant neuf, un bon gros coucou aux ailes tombantes un peu tristes, comme les paroles d'une chanson traditionnelle ukrainienne, à la dérive haut-perchée, comme les voix de femmes dans ces mêmes chants ukrainiens. En voici un exemple. Attention, Real Player nécessaire.

---------------------------------------------------------------------------------------
* et surtout à quelqu'un rencontré en Hongrie, qui, je le sais, aime la musique et les avions. De surcroît, lecteur du blog depuis peu!
** probablement un illustre inconnu, ceci dit.
---------------------------------------------------------------------------------------

Crédit photo:
la plupart des photos proviennent de Wikipedia, dans la mesure du possible, j'ai choisi des photos prise pendant le Salon 2007. Merci à ceux qui passent leurs nuits à mettre à jour les articles de Wikipedia, les agrémentant au passage de photos toutes fraîches. Certaines photos (les mauvaises) sont de moi.

0 Comms':

Enregistrer un commentaire

 

Mentions légales - Copyright © 2007-2012 Le klariscope. Tous droits sur les chroniquettes patati, patata.
RSS Feed. Ce blog est fièrement propulsé par Blogger. La template est signée dzignine d'après le modèle Minima-White